Mercredi, 30. Mai 2012

Dernière mise à jour 20 Apr 19:45

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Sciences-Po 2007-2008

Cours n˚14 : Quelle énergie pour demain ?

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Présentation de la séance

Transformation et consommation d’énergie vont de paire avec le développement de l’humanité. Bois pour le chauffage, traction animale pour les transports, vent et eau pour l’énergie mécanique, « huile de pierre » (petroleum) pour s’éclairer et pour assurer l’étanchéité des voiliers, l’usage de l’énergie est immémorial. Ce qui change, c’est le type d’énergie employée. A partir du 19ème siècle et l’invention de la machine à vapeur, le charbon se généralise. Pétrole, gaz et nucléaire sont des énergies du 20ème siècle. La consommation mondiale d’énergie primaire est, actuellement, de 11,434 milliards de tonnes équivalent pétrole. Elle requiert les combustibles fossiles (pétrole, charbon, gaz) à hauteur de 81%, l’uranium (combustible minéral) pour 6,3% et les énergies renouvelables (solaire, éolien, géothermie et surtout l’hydraulique (2%) et la biomasse (10%) dont le bois) pour 12.7%*. Si la consommation des pays développés se stabilise, celle des pays en voie de développement continue de croître. Vu le doublement prévu de la population mondiale d’ici 2050, la demande en énergie devrait être multipliée de 1,5 à 3 à cette date et de 2 à 5 en 2100. Dès lors, le monde sera confronté à deux problèmes principaux au cours du 21ème siècle : la limitation des réserves en énergies fossiles et l’effet de serre.
Au rythme actuel, les réserves sont de 40 ans maximum pour le pétrole, 60 ans pour le gaz et 250 ans pour le charbon. Le problème est d’autant plus préoccupant que les combustibles fossiles sont encore difficilement remplaçables dans de nombreuses activités (transports routier et aérien, chauffage des bâtiments). La raréfaction des ressources fossiles pèse, en conséquence, sur l’avenir de nos économies. Parallèlement, se pose aussi la question du partage de ces ressources énergétiques. Rappelons qu’un habitant des États-Unis consomme chaque année huit tonnes de pétrole, un Européen quatre, un Indien une demie, un Africain une quantité minime. Rappelons aussi que les ressources sont inégalement réparties sur la planète. Les réserves de pétrole sont situées dans les pays de l’OPEP, celles de gaz en ex-URSS et en Iran, celles de charbon sont moins concentrées (ex-URSS, USA, Chine, Australie, Allemagne, Inde, Afrique du sud, Pologne). La géographie des ressources révèle ici un lien fort entre le souci de garantir la pérennité des approvisionnements et la géostratégie mondiale et ses conflits armés. La question énergétique est, plus que jamais, lourde de conséquences sur la stabilité politique et la paix dans le monde. Pour finir, l’énergie est aussi devenue primordiale pour l’avenir de l’humanité. En effet, les gaz à effet de serre représentent l’une des menaces globales les plus graves à court terme. Or, leur émission est liée pour 80% à la consommation d’énergie, en particulier celle des combustibles fossiles. La question énergétique révèle ici que notre modèle de développement est dangereux pour notre survie en plus d’être irréaliste à l’échelle de la planète, compte tenu de la limitation des ressources disponibles.
Une première solution consiste à agir sur les besoins en utilisant l'énergie plus rationnellement. Ainsi, la loi d'orientation sur l'énergie du 13 juillet 2005 se donne pour objectif de réduire de 2 % par an d'ici 2015 et de 2,5 % d'ici 2030 l'intensité énergétique française, c'est-à-dire le rapport entre consommation d'énergie et croissance économique. Une seconde solution consiste à modifier les sources d’énergie employées. Le renouvellement des équipements mondiaux est l’occasion de repenser le choix entre les énergies fossiles, minérale et renouvelables. Reste à savoir qui décide et sur quels critères. Quels modes de gestion établir ? Quelles règles de partage ? Faut-il considérer les ressources énergétiques comme des marchandises comme les autres ou comme un bien commun de l’humanité ? Force est de constater que la question énergétique a, jusqu’à présent, largement échappé au débat démocratique. L’énergie est pourtant une réalité qui dicte nos modes de développement et donc nos modes de vie. Dans quel monde voulons-nous vivre et quel monde voulons-nous léguer aux générations futures ?
*chiffres 2005 source IEA


Avec la particpation de Bertrand BARRÉ :
diplômé de l’ENSMIN (Mines de Nancy), titulaire d’un DEA de physique du solide et auditeur de l’Institut des hautes études de défense nationale (IHEDN), conseiller auprès de la Présidente du Directoire d’AREVA, Chairman de l’International Nuclear Energy Academy (INEA), professeur émérite à l’Institut national des sciences et techniques nucléaires (INSTN), ancien attaché nucléaire près de l’Ambassade de France aux États-Unis, ancien directeur des Réacteurs nucléaires au CEA, ancien président de la Société française de l’énergie nucléaire (SFEN) de l’European Nuclear Sociéty (ENS) et de l’International Nuclear Societies Council (INSC), Fellow et ancien membre du Board de l’American Nuclear Society (ANS) et Vice-Chairman du Conseil scientifique et technique EURATOM. Site : http://www.bertrandbarre.com/

 
Plan de la séance

11h-12.15 : Bertrand Barré

  • I.    L’énergie entre les besoins du développement et les contraintes de l’environnement

                        A.            Énergie et développement
                        B.            La menace climatique : que sait-on en 2008 ?
                        C.            Sortir du dilemme


  • II.    Le tour du monde des énergies

                        A.            Le pétrole (ressources, peak oil, prix)
                        B.            Le gaz. Géopolitique des hydrocarbures
                        C.            Le retour en force du charbon
                        D.            Les énergies renouvelables
                        E.            « Renaissance » du nucléaire ?

  • III.    Débat entre Bertrand BARRÉ et Jean-Yves LE DEAUT

Bibliographie

Elisabeth Combres, Florence Thinard, « Le pétrole », Paris : La Documentation française, 2007.
Collectif, « La bataille de l'énergie », Questions internationales n°24, Paris : La Documentation française : 2007.
Loi n° 2005-781 du 13 juillet 2005 de programme fixant les orientations de la politique énergétique (NOR: ECOX0400059L), Journal Officiel n° 163 du 14 juillet 2005, page 11570
http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnTexteDeJorf?numjo=ECOX0400059L
Christian Bataille, Claude Birraux, « Les nouvelles technologies de l'énergie et la séquestration du CO2 », Office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et technologiques, Rapport n° 2965 (AS) & n° 254(S), mars 2006. http://www.assemblee-nationale.fr/12/rap-off/i2965.asp
Pierre Castillon, Mac Lesggy, Edgar Morin, Rapport du Comité des Sages, remis à Nicole Fontaine, ministre déléguée à l’Industrie, 12 septembre 2003 : www.debat-energie.gouv.fr
Jean-Marc Jancovici, Alain Grandjean, « Le Plein s’il vous plaît », Paris : Le Seuil, 2006.
Commission européenne, Livre vert « Une stratégie européenne pour une énergie sûre, compétitive et durable » COM(2006) 105, Bruxelles, mars 2006. http://europa.eu.int/comm/off/green/indexˍfr.htm
Commission européenne, Livre vert « sur l’efficacité énergétique ou Comment consommer mieux avec moins » COM(2005) 265 final, Bruxelles, juin 2005. http://europa.eu.int/comm/off/green/indexˍfr.htm
Commission européenne, Livre blanc, « La Politique européenne des transports à l’horizon 2010 : l’heure des choix », Bruxelles, 2001. http://europa.eu.int/comm/transport/whiteˍpaper/documents/indexˍfr.htm
« Europe : le défi énergétique. Une dépendance croissante. L’Europe au pied du mur », Alternatives économiques, n°245, mars 2006
« Petit mémento énergétique. Eléments pour un débat sur l’énergie en France », Les cahiers de Global Chance, n° hors série, janvier 2003. http://www.agora21.org/bibliotheque.html
www.iea.org : le site de l’Agence internationale de l’énergie ; www.debat-energie.gouv.fr : le site officiel sur le débat initié par le gouvernement ; www.manicore.com : le site de Jean-Marc Jancovici, président du comité consultatif du débat national sur l’énergie ; www.vrai-debat.org : le site du collectif d’ONG « Energies : le vrai débat », en réaction au débat officiel ; www.negawatt.org : le site de l’association Négawatt « pour un avenir énergétique sobre, efficace et renouvelable » ; www.energiesosfutur.org : association sur le droit universel à l’énergie.

Cours à Sciences Politiques Paris - Introduction 2008

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Jean-Yves LE DEAUT intervient chaque mardi matin à Sciences Po Paris pendant le deuxième semestre 2008, dans le cadre d'un séminaire sur

"Les grands enjeux scientifiques du début du XXIème siècle".

 

 

 
Présentation du séminaire

Les grands succès industriels dans les domaines de l’aéronautique, de l’espace ou du nucléaire ont été préparés dans les années 60 et 70 grâce à une politique volontariste de l’Etat. Au début du XXIème siècle, la France et l’Europe sont-elles armées pour relever les défis du futur ?

La science doit occuper une place prioritaire dans un pays moderne. Mais la recherche de haut niveau, moteur de l’innovation, s’inscrit dans le long terme, alors que les responsables politiques aiment récolter rapidement les dividendes de leur action. C’est sans doute ce qui explique que la recherche, en dehors de la période Gaullienne et du début de la période Mitterrandienne, n’ait pas été considérée comme prioritaire en France. Les élites nationales sont davantage formées à l’administration publique et à l’analyse des tableaux de bord macroéconomiques qu’à une réflexion sur l’intérêt du développement de la société de la connaissance.

Le principe de précaution, qu’il était indispensable d’inscrire dans la Constitution, est développé dans le séminaire animé par Laurence TUBIANA. Son application sans discernement a malheureusement conduit trop fréquemment à porter sur la science un regard aà priori suspicieux au lieu de la considérer comme un facteur de progrès économique et social.

Le soutien à une société de la connaissance et du savoir doit être l’élément fondateur du principe de progrès, progrès pour l’émancipation des peuples et des cultures, progrès pour la sauvegarde de l’environnement et le développement durable, progrès pour l’emploi et la santé de nos concitoyens. Mais le progrès doit être maîtrisé.

En effet, le progrès n’est plus perçu comme une donnée obligée, héritée de la philosophie des lumières, ni comme outil indiscutable de lutte contre le conservatisme, la pauvreté et les inégalités. ll faut d’ailleurs admettre que le progrès n’a pas bénéficié équitablement à toute l’humanité, puisque deux milliards d’individus n’ont accès ni à l’autosuffisance alimentaire, ni à des besoins minimaux en énergie, ni aux bienfaits de la médecine ou des médicaments.

Le progrès est de ce fait perçu comme ambivalent, source de mieux-être, mais également, générateur de déchirures sociales, environnementales ou économiques.

Nos compatriotes demandent instamment aux responsables politiques de préparer l’avenir. “ Le cahier des charges ” exigé par nos concitoyens est ambitieux. La science doit leur permettre de faire avancer les connaissances, de mieux comprendre les faits sociaux et culturels, de mieux appréhender le monde dans lequel ils vivent, de créer des emplois tout en les protégeant des crises sanitaires, financières ou économiques, tout en préservant la planète sur laquelle nous vivons. Sans que les responsables politiques en aient forcément pris conscience, la science a pris une place majeure dans la vie démocratique. Elle doit donc trouver une place plus importante dans la vie politique. Pour cela, il faut réconcilier science, éthique et société.

A travers ces interrogations, ce séminaire « Grands enjeux scientifiques » pose la question du principe de « progrès maîtrisé ». Seront abordés plusieurs problèmes majeurs auxquelles nos sociétés développées sont confrontées. Nos modèles de développement sont-ils compatibles avec l’environnement de la planète ? Pouvons-nous continuer à gaspiller des énergies fossiles qui seront totalement épuisées dans trois siècles ? Pourra-t-on continuer à prôner la croissance pour quelques pays nantis sans nous soucier des pays du Sud ? Quels seront demain, les vrais moteurs d’une croissance acceptée ? Le séminaire s’appuiera également sur l’actualité scientifique et politique récente. Les tests ADN pour les étrangers candidats au regroupement familial sont-ils utiles et acceptables ? Quel bilan peut-on tirer du processus mis en place par le Grenelle de l’environnement et quelle analyse peut-on tirer de ses résultats ? L’essor des bio/agro carburants va-t-il dans le sens du développement durable ?

Le séminaire se propose de dresser l’état des lieux dans quatre grandes technologies clés : les biotechnologies, les nanotechnologies, les technologies de l’information et de la communication, les écotechnologies. L’objectif de ce séminaire est donc de sensibiliser les étudiants aux grands enjeux scientifiques, de détailler les principales avancées, de les rendre plus compréhensibles, de faire le point sur les controverses que suscitent les avancées de la science, et sur les réponses politiques apportées par les directives européennes et les lois nationales.

L’animateur du séminaire : Jean-Yves LE DÉAUT

L’office Parlementaire d’Evaluation des Choix Scientifiques et Technologiques a fait un travail important sur les recensements des enjeux du développement de la science. Cette série de conférences sera donnée à deux voix : par un parlementaire spécialisé dans les questions scientifiques et techniques, comme Claude BIRRAUX (questions énergétiques), Valérie PECRESSE ou Alain CLAEYS (Bioéthique), Christian PAUL (Société de l’Information), Jean DIONYS DU SEJOUR (propriété Intellectuelle), Nathalie KOSIUSKO-MORIZET (changement climatique), ou Jean-Yves LE DÉAUT (biotechnologie, questions énergétiques), ou d’autres, en fonction du sujet, associé, pendant la conférence, à  un scientifique internationalement reconnu. Ce duo doit permettre aux étudiants de mieux appréhender l’intérêt de la technologie, mais aussi les questions économiques et sociales et donc politiques et juridiques qu’elles soulèvent.

Plan du Séminaire

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Cours n˚13 : Etude de cas: la commission d'information parlementaire sur l'effet de serre

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Présentation de la séance

L’effet de serre est un phénomène naturel. Sans lui, la température moyenne la terre serait de -18°C et non de +15°C. En revanche, son augmentation depuis le début de l’ère préindustrielle est préoccupante (+1%, entrainant une augmentation de la température moyenne de 0,3 à 0,5° C entre 1850 et 1995). Le CO2 est le principal gaz responsable de l’augmentation de l’effet de serre. Il est à 80% produit par la consommation énergétique actuelle (81% d’énergies fossiles). Dans tous les pays développés, le chauffage et surtout les transports routiers et aériens sont les principaux émetteurs de gaz à effet de serre. Les scientifiques prévoient un réchauffement moyen compris entre 2 et 6 C° au cours de ce siècle. Les valeurs hautes auraient des conséquences dramatiques sur l’environnement (montée du niveau des mers, désertification, disparition des coraux…) La gravité et la globalité de la menace mais aussi les conséquences des décisions à prendre pour y parer sont considérables. Rien d’étonnant donc à ce que la question de l’effet de serre ne se pose pas qu’aux scientifiques mais aussi aux politiques et aux diplomates.
En 1987, l'Organisation Météorologique Mondiale et le Programme des Nations Unies pour l'Environnement mettent en place le Groupe Intergouvernemental sur l'Evolution du Climat (GIEC) dont le rôle est de produire une synthèse régulière des travaux scientifiques concernant l'impact de l'homme sur le climat. Il faut attendre 2001 et le troisième rapport d'évaluation du GIEC pour que le réchauffement global soit une certitude reconnue par toute la communauté scientifique. Sans que celle-ci puisse prédire avec précision le « où » et le « quand » des futurs dérèglements climatiques, il est dorénavant certain que nos émissions massives de gaz à effet de serre vont modifier le climat. L'élévation des températures moyennes enregistrées depuis un siècle est très probablement le début de ce processus.
Parallèlement, la « Convention Climat », ratifiée en 1992 (Sommet de la Terre à Rio) par la quasi-totalité des pays du globe, propose de « stabiliser les concentrations de gaz à effet de serre dans l'atmosphère à un niveau qui empêche toute perturbation anthropique dangereuse du système climatique ». Elle prévoit que les signataires se réuniront à intervalles réguliers (actuellement une fois par an) pour mettre en œuvre de cet objectif. A Kyoto en 1997, 39 pays industrialisés se sont engagés à réduire, entre 2008 et 2012, leurs émissions de gaz à effet de serre de 5,2% par rapport à 1990. En 2008, la Commission européenne va au-delà en proposant un nouveau paquet « climat-énergie » avec l’objectif des « trois fois 20 » d’ici à 2020 (réduction des émissions de GES de 20 % par rapport à 1990, amélioration de 20 % de l’efficience énergétique et part des énergies renouvelables dans la consommation totale d’énergie de 20 %). La communauté internationale s'est également mobilisée sur l’objectif d’une division par deux des émissions à l'échelle mondiale avant 2050. C'est dans ce contexte qu'en 2003, le gouvernement français a annoncé qu'il retenait, à la même échéance, un objectif de division par 4 (le facteur 4).
Si la Russie a ratifié le Protocole de Kyoto en 2004, permettant son entrée en vigueur en 2005, les Etats-Unis (24% des émissions mondiales, pour 4,7% de la population) ne l’ont toujours pas fait. A leur demande, certaines mesures dérogatoires ont été prévues : la possibilité pour les pays industrialisés d’obtenir des crédits d’émissions s’ils financent des projets de réduction d’émissions dans les pays en développement et la possibilité d’échanger des droits d’émissions : les « permis négociables ». Les Etats-Unis considèrent, cependant, que le protocole n’est pas à la hauteur du problème du réchauffement climatique et que la solution à ce dernier réside dans les innovations technologiques capables de découpler croissance économique et émission de gaz à effet de serre.
Les conséquences du réchauffement climatique ont déjà été et seront particulièrement lourdes pour les pays du Sud (désertification notamment). On peut également remarquer que, dans les pays du Nord, les désastres climatiques touchent plus particulièrement les populations les plus pauvres (Katrina à la Nouvelle Orléans en est un exemple). Il n’en reste pas moins que l’effet de serre fait peser, à terme, une menace globale sur l’avenir de l’humanité toute entière. C’est peut-être dans le caractère égalitaire des dangers encourus que se situent les raisons d’espérer la mise en œuvre rapide des mesures susceptibles d’éviter que des scenarios catastrophes globaux ne se réalisent dans un futur proche.

Avec la participation d'Hervé Le TREUT : ancien élève de l’École normale supérieure, docteur ès sciences (1985), directeur de recherches au CNRS, Professeur de mécanique à l’École polytechnique, directeur du Laboratoire de météorologie dynamique (Unité mixte CNRS/École polytechnique/École normale supérieure/université Pierre et Marie Curie), co-fondateur du Pôle de modélisation de l’Institut Pierre Simon Laplace, membre du Groupe intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), membre du Comité scientifique joint du Programme climatique mondial, membre de l’Académie des sciences (2005).


Plan de la séance

10h15-11h15 : Hervé Le Treut

  • I.    Une "science de l'alerte" sur les changements climatiques désormais clairement consensuelle

     A.    Les objectifs sur la limitation des émissions de gaz à effet jusqu'en 2012 (protocole de Kyoto)
     B.    Les processus post-Kyoto initiés à Bali
     C.    Une évolution du climat plus rapide que prévue + de 2°C et la redéfinition partielle de ces objectifs.

  • II.    Des évolutions climatiques à venir inéluctables.

      A.    La  responsabilité des pays occidentaux
      B.    Les stratégies d'adaptation au changement climatique (prévisions et vulnérabilité locales)

11h15-11h45 : Jean-Yves Le Déaut

  • III.    Un consensus scientifique : l’activité humaine est à l’origine du changement climatique
  • IV.    Les risques de l’inertie

      A.    Une insuffisante prise en compte au niveau mondial
      B.    La directive « quotas »
      C.    Des mesures normatives et fiscales sont-elles nécessaires ?
      D.    La nécessité de « booster » le plan Climat

  • V.    Deux priorités sectorielles

      A.    Les transports
      B.    L’habitat

  • VI.    Les priorités en matière de recherche et développement

Voir le diaporama.


11h45-12h15 :

 

  • VII.    Débat entre Hervé Le Treut et Jean-Yves Le Déaut

 


Bibliographie

Jean-Yves Le Déaut, Nathalie Kosciusko-Morizet, « Rapport fait au nom de la mission d'information sur l'effet de serre », Rapport n° 3021 (AS), avril 2006.http://www.assemblee-nationale.fr/12/rap-info/i3021-tI.asp & http://www.assemblee-nationale.fr/12/rap-info/i3021-tII.asp
Robert Kandel, « Le réchauffement climatique », Paris : PUF, coll. Que sais-je ?2002.
Jean Jouzel, Anne Debroise, « Le climat : jeu dangereux ; quelques prévisions pour les siècles à venir », Paris : Dunod, 2004.
Michel Petit, « Qu’est-ce que l’effet de serre ? Ses conséquences sur l’avenir du climat » Paris : Vuibert, coll. Planète Vivante, 2003.
Hervé Le Treut, Jean-Pascal van Ypersele, Stéphane Hallegatte, Jean-Charles Hourcade (dirs.), « Science du changement climatique - Acquis et controverses », Paris : Iddri, 2004.
Hervé Le Treut, Jean Marc Jancovici, « L’Effet de serre : allons nous changer le climat ? », coll. Dominos, Flammarion, Paris, 2001.
MA Hermitte, « La nature juridique des quotas d’émission de gaz à effet de serre », Les Annales de la régulation, Paris : Université de Paris I, 2005
Frédéric Denhez, « Atlas du réchauffement climatique », Paris : Autrement, 2007.
Collectif, « Le changement climatique, un défi mondial », Problèmes économiques n°2930, Paris : La Documentation française : 2007
Catherine Aubertin, Franck-Dominique Vivien, « Le développement durable : Enjeux politiques, économiques et sociaux », Etudes de la Documentation française n°5226, Paris : La Documentation française, 2006.
Pierre Laffitte, Claude Saunier, « Les apports de la science et de la technologie au développement durable, Tome I : Changement climatique et transition énergétique : dépasser la crise » Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques, Rapport n° 3197 (AN) et 426 (S), 2006. Voir : http://www.senat.fr/rap/r05-426/r05-426.html
Pierre Laffitte, Claude Saunier, « Les apports de la science et de la technologie au développement durable, Les apports de la science et de la technologie au développement durable, Tome II : La biodiversité : l'autre choc ? l'autre chance ? » Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques, Rapport n° 501 (AN) et 131 (S), 2007. Voir : http://www.senat.fr/rap/r07-131/r07-131.html
Christian de Boissieu, « Division par quatre des émissions de gaz à effet de serre de la France à l'horizon 2050 », Ministère de l'Écologie du Développement et de l'Aménagement durables, Ministère de l'Economie, des Finances et de l'Industrie, Paris : La Documentation française : 2006.
Christian Gerondeau, « Ecologie, la grande arnaque », Paris : Albain Michel, 2007. 
Grenelle de l’environnement, « Document récapitulatif des tables rondes », Novembre 2007 : http://www.legrenelle-environnement.fr/grenelle-environnement/
Jacques Attali, « Rapport de la Commission pour la libération de la croissance : 300 décisions pour changer la France», Présidence de la République, XO Editions : La Documentation française, Paris, 2008 : http://www.ladocumentationfrancaise.fr/rapports-publics/084000041/index.shtml

 

Cours n˚12 : Les énergies renouvelables

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Présentation de la séance

Depuis le début des années 90, les énergies renouvelables font l’objet d’un fort regain d’intérêt. Sont-elles la solution à la dépendance énergétique et à l’effet de serre ? Peuvent-elles permettre de sortir à la fois du pétrole et du nucléaire ? Sont-elles bénéfiques à l’emploi, à l’offre industrielle et à la compétitivité de nos économies ?
Les énergies renouvelables proprement dites dérivent toutes plus ou moins directement de l’énergie que le Soleil fournit à la Terre grâce à son rayonnement. Elles sont donc inépuisables à l’échelle des 5 milliards d’années qu’il reste à vivre à notre soleil. Outre l’énergie solaire directe, soit thermique (production de chaleur par concentration), soit photovoltaïque (production d’électricité à partir de la lumière), on distingue l’éolien (vent) l’hydraulique (cours d’eau), l’énergie de la mer (marées, vagues et gradient thermique) ainsi que le vaste domaine de la biomasse (bois, bio-combustibles, bio-carburants et biogaz). La géothermie, issue du sous-sol, n’est pas une énergie renouvelable à proprement parler. Toutefois, sous certaines conditions de gisement et de mise en œuvre, elle peut être considérée comme pratiquement inépuisable à l’échelle de notre société humaine. Contrairement aux sources d’énergies aujourd’hui dominantes (charbon, pétrole, gaz naturel et nucléaire) qui sont extrêmement centralisées à la fois en termes de gisement et de mode d’exploitation, les énergies renouvelables sont, par nature, diffuses et réparties en de nombreux points du globe. Pour être efficace, leur mise en valeur doit se faire, elle aussi, de manière largement décentralisée, au plus près des besoins, parfois sur le lieu même de leur consommation. 
A l’heure actuelle, les freins au développement des énergies renouvelables sont parfois techniques et économiques mais ils résident surtout dans l’organisation sociale, les jeux d’acteurs et les représentations collectives. Par exemple, les biocarburants peuvent entrer en concurrence directe pour l’usage des sols avec les cultures alimentaires. En revanche, le solaire thermique et le photovoltaïque économisent de l’espace en valorisant les immenses surfaces disponibles sur les toits de nos villes. Autre exemple, l’intrusion d’éoliennes dans le paysage peut également poser des problèmes d’acceptation mais elles constituent, dans le même temps, une source de revenu pour les zones rurales en difficulté. Plus globalement, le prix de revient des énergies renouvelables reste élevé. Force est de constater qu’à l’aube de leur histoire moderne, les énergies renouvelables ne sont ni compétitives ni produites en quantité suffisante. Plusieurs facteurs sont néanmoins susceptibles de remettre en question les équations actuelles, indépendamment de la réduction de la demande due aux économies d’énergies. Sur le plan économique, la flambée du prix des hydrocarbures joue en faveur des énergies renouvelables et, notamment pour la chaleur (solaire thermique, bois-énergie) et les bio/agro- carburants. Par ailleurs, un développement massif des énergies renouvelables est, comme pour toute innovation, source d’économies d’échelles. Plus encore, leur compétitivité dépend directement du coût attribué aux externalités négatives dues aux autres énergies (pollutions, effet de serre, restauration des sites, etc.) Enfin, lorsque les difficultés sont d’ordre technologique, il faut rappeler que, pendant longtemps, les énergies renouvelables n’ont pas bénéficié du même niveau d’investissement que les autres filières énergétiques. Des recherches plus conséquentes pourraient, elles aussi, modifier considérablement la donne.
L’action des pouvoirs publics est indispensable sur les volets technique (soutien à la R&D) réglementaire (performances, obligations,…) et économique (soutien du marché par la fiscalité, les crédits d’impôt, les tarifs d’achat ou les subventions). Le développement ou non des énergies renouvelables dépend donc, avant tout, d’une volonté politique. Au niveau européen, le pourcentage d’électricité produite à partir des énergies renouvelables devrait passer de 15 à 21 % de la consommation totale d’ici 2010. A la même échéance, au moins 5,75 % de la consommation d’essence et de gasoil devrait être substituée par des biocarburants (1% en France aujourd’hui). Certains pays vont au-delà de ces deux objectifs fixés par l’Union Européenne en 2001 et en 2003. Par exemple, l’Allemagne, qui a également choisi de sortir du nucléaire, développe les énergies renouvelables dans tous les secteurs (production d’électricité, production de chaleur, fabrication de biocarburants). Elle s’est donnée pour objectif d’utiliser les énergies renouvelables à hauteur de 50 % d’ici 2050. Ce faisant, elle démontre que les énergies renouvelables ne concernent pas uniquement les pays en voie de développement mais qu’elles peuvent aussi prendre toute leur place dans les économies développées.

Avec la participation Philippe CHARTIER : Ingénieur Agronome de l’Institut National Agronomique de Paris, Docteur es-Sciences, Conseiller stratégie et recherche du Syndicat des Energies Renouvelables (SER) depuis 1999, Président du Conseil Scientifique de la Fondation Bâtiment Energie depuis 2005, ancien Chef du Département de Bioclimatologie de l’INRA (1979-1982), ancien Président du Comité de Gestion du Programme « Energies Non Nucléaires » de la Commission européenne (1985-1988), ancien Directeur Scientifique de l’AFME puis de l’ADEME (1982-1999), ancien Président du Conseil Scientifique du CEMAGREF (1992-2000).                     

 

Plan de la séance

10h 15 h- 11h15 : Philippe Chartier

  • I.    Problématique de l’énergie
  • II.    Position et diversité des énergies renouvelables
  • III.    Part des renouvelables dans la consommation mondiale et ressources disponibles
  • IV.    Le cadre politique de la promotion des renouvelables
  • V.    Les renouvelables dans l’habitat : le cas du solaire
  • VI.    Les renouvelables et le réseau électrique : le cas de l’éolien
  • VII.    Conclusions

Voir le diaporama de Philippe Chartier

11h15-11h45 : Jean-Yves Le Déaut

  • VIII.    La part des Enr dans le mix énergétique
  • IX.    Les incitations récentes pour le développement des Enr

Voir la loi POPE et le communiqué sur le plan solaire. Voir le diaporama .

 

11h45-12h15 : Philippe Chartier et Jean-Yves Le Déaut

  • X.    Débat


Bibliographie

Jacques Vernier, « Les énergies renouvelables », Paris : PUF, Que sais-je ? n° 3240, 2005.
Jean-Christian Lhomme, « Les énergies renouvelables Histoire, état des lieux et perspectives », Paris : Delachaux et Niestlé, 2004.
Hermann Scheer, « Le solaire et l’économie mondiale », Arles : Solin-Actes Sud, 2001.
Claude Birraux, Jean-Yves Le Déaut, « L'état actuel et les perspectives techniques des énergies renouvelables » Office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et technologiques, rapport n° 3415 (AS) & n° 94 (S), novembre 2001. http://www.assemblee-nationale.fr/rap-oecst/energies/r3415.asp
Yves Cochet, « Stratégie et moyens de développement de l'efficacité énergétique et des sources d'énergie renouvelables en France », Ministère de l'Economie, des Finances et de l'Industrie, La documentation française, septembre 2000.
Commission européenne, Livre blanc, « Energie pour l’avenir : les sources d’énergie renouvelables », COM(97)599final, Bruxelles, 1997. http://europa.eu.int/comm/energy/en/com599.htm
« Les énergies renouvelables face au défi du développement durable », Les cahiers de Global Chance n°15, février 2002. http:///www.agora21.org/global-chance/GC-N-15.pdf
www.energies-renouvelables.org : le site de l’observatoire des énergies renouvelables (Observ’ER) ; http://www.cler.org : le site du Comité de Liaison des Energies Renouvelables (réseau national regroupant des associations, des collectivités territoriales et des entreprises), http://www.enr.fr/ : le site du Syndicat des Energies Renouvelables

 

Cours n˚11 : Le nucléaire a-t-il un avenir ?

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Présentation de la séance

Le nucléaire fournit 16%* de l’électricité mondiale, ce pourrait être plus demain. En effet, l'énergie nucléaire présente de nombreux atouts pour les pays dépourvus de ressources énergétiques fossiles, comme la France et le Japon, ou les pays comme la Chine dont les besoins sont en très forte croissance. En outre, le nucléaire émet peu de gaz à effet de serre. Il concilie ainsi production énergétique de masse et respect des engagements internationaux sur l’effet de serre (Kyoto, 1997).
Les 450 réacteurs nucléaires en service dans le monde sont, pour la plupart, un héritage des développements militaires des années 1950 et des choix stratégiques de cette époque autour du plutonium. En France, le projet actuel EPR prolonge cette technologie historique. Or, les réserves du combustible primaire correspondant, l’uranium, sont estimées à 85 ans* avec le niveau de consommation actuel. Sans avancée technique importante sur cette question du combustible, le nucléaire n’aura que peu d’avenir. De nouvelles filières nucléaires sont, cependant, possibles. Les réacteurs hybrides, par exemple, ne présentent pas de risque majeur en cas de panne et permettent d’améliorer considérablement le rendement uranium-plutonium. Ces filières sont envisageables à l’horizon 2020 mais supposent un effort de recherche important qui ne peut être que public et qui tarde à venir en France. L’avenir plus lointain pourrait aussi être la fusion thermonucléaire contrôlée : le projet international ITER (International Thermonuclear Reactor). Toutefois, la fusion est encore loin d’une réalité industrielle : elle est annoncée pour dans cinquante ans.
Restent les risques du nucléaire, qu’il s’agisse de l’exploitation des centrales, des déchets radioactifs ou de la prolifération des armes nucléaires. En effet, le nucléaire est une technologie dont l’exploitation exige une forte stabilité économique, politique et sociale. Tchernobyl et l’aide accordée aux pays de l’Est pour la sûreté nucléaire en témoignent. Par ailleurs, nous ne laisserons peut-être pas d’uranium aux générations futures mais des déchets radioactifs pendant, parfois, des millions et des millions d’années. Peut-on parier sur le fait que la technologie future résoudra les problèmes en temps et en heure ? En France, la Loi « Bataille » du 30 décembre 1991 a indiqué trois axes de recherches pour qu’à l’échéance 2006, soit quinze ans plus tard, le législateur puisse décider du traitement des déchets radioactifs les plus pénalisants (le traitement des déchets, le stockage réversible ou irréversible dans les formations géologiques profondes, le conditionnement et l'entreposage de longue durée en surface). C’est la première fois qu’une telle loi est mise en œuvre pour un problème technologique. Le projet de loi de programme relatif à la gestion durable des matières et des déchets radioactifs, adopté par l'Assemblée nationale le 12 avril 2006 a posé les bases d’une gestion plus durable et plus transparente des déchets radioactifs. Pour finir, le nucléaire civil n’est pas sans liens avec le nucléaire militaire. Cette intrication complique le développement de cette technologie au niveau mondial. Faut-il restreindre l’usage du nucléaire en fonction des pays et sur quels critères ? D’autres risques entrent alors en compte. Comment sécuriser le stockage et le transport de plutonium à l’échelle de la planète ? Quelle est la force de dissuasion des armes nucléaires conventionnelles des Etats face au développement, à des fins terroristes, d’armes nucléaires non conventionnelles ?
*en 2006 source IEA 2007



Avec la participation d'Yves COCHET : Informaticien, Docteur es-Sciences, ancien chercheur à l’Institut National des Sciences Appliquées (INSA) de Rennes (1969-1997), député de Paris, ancien Vice-Président du groupe d’étude « Santé et environnement » à l’Assemblée Nationale, ), membre des Amis de la Terre dès 1973, ancien porte parole des Verts (1984-1986 et 1992-1997), ancien député européen (1989-1991), ancien Vice-Président de l'Assemblée nationale (1997-2001), ancien Ministre de l'aménagement du territoire et de l'environnement (2001-2002). Site : http://www.yvescochet.net/

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Plan de la séance

  • I.    Pics de Hubbert

Les combustibles fossiles, l'uranium, et toutes les énergies primaires sont soumis à trois contraintes principales, d'ordre géologique, conomique et géopolitique. La théorie des pics, introduite par le géophysicien américain King Hubbert en 1956, bouleverse les analyses conventionnelles en économie politique de l'énergie. Notamment dans l'examen des rapports entre énergie disponible et démographie.

  • II.    Nucléaire

Les avantages attribués au nucléaire (sureté, sécurité d'approvisionnement, compétitivité, basses émissions de gaz à effet de serre...) sont contrebalancés par les inconvénients (danger intrinsèque, déchets, démantèlement, prolifération...). Au-delà de ces aspects techniques, les problèmes moraux et politiques engendrés par le nucléaire en font une filière inacceptable pour produire de l'électricité.

  • III.    Décroissance

Depuis deux siècles, l'accès à des énergies primaires, surtout fossiles, abondantes et bon marché fut le facteur principal du développement de la civilisation thermo-industrielle. Aujourd'hui, la raréfaction et les prix en hausse de toutes les énergies ont des conséquences dramatiques dans tous les domaines, sur tous les continents. La décroissance de l'empreinte écologique, notamment énergétique, de l'humanité est une question de survie. Il ne s'agit pas de savoir si l'on est pour ou contre la croissance ou la décroissance. Nous n'avons pas le choix, la décroissance est notre destin.

Voir le diaporama de Yves COHET. 

 

  • IV.    Synthèse


  • V.    Débat entre Yves COCHET et Jean-Yves LE DEAUT


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Bibliographie

Paul Bonche (dir.), « Le nucléaire expliqué par des physiciens », Les Ulis : EDP-Sciences, 2002.
Christian Ngô, « L’énergie. Ressources, technologies, Environnement », Paris : Dunod, Coll. UniverSciences, 2004.
Christian Bataille, Claude Birraux, « L'état d'avancement et les perspectives des recherches sur la gestion des déchets radioactifs », Office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et technologiques, rapport n° 2159 (AS) & n° 250 (S), mars 2005. http://www.assemblee-nationale.fr/12/rap-off/i2159.asp
Christian Bataille, Claude Birraux, « La durée de vie des centrales nucléaires et les nouveaux types de réacteurs », Office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et technologiques, Rapport n° 832 (AS) & n° 290 (S), mai 2003. http://www.assemblee-nationale.fr/12/rap-off/i0832.asp
Claude Birraux, Jean-Yves Le Déaut, « Le contrôle de la sureté et de la sécurité des installations nucléaires », Office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et technologiques, rapport n° 971 (AS) & n° 484 (S), juin 1998. http://www.assemblee-nationale.fr/11/rap-oecst/r0971-2.asp
Jean-Michel Charpin, Benjamin Dessus, René Pellat, « Étude économique prospective de la filière électrique nucléaire », Commissariat général du Plan, Paris : La Documentation française, 2000.
« Petit mémento des déchets nucléaires », Global Chance, numéro hors série, Septembre 2005. www.agora21.org/global-chance/mementoˍdechetsˍnucleaires.pdf
« Nucléaire ou pas ? », Alternatives économiques, n°245, mars 2006
www.world-nuclear.org : l’industrie nucléaire mondiale, http://www-drfc.cea.fr : site Euratom/CEA sur la fusion nucléaire, http://www.debatpublic-dechets-radioactifs.org : site du débat public sur les déchets radioactifs, www.sortirdunucleaire.org : Fédération de 719 associations anti-nucléaires ; http://www.wise-paris.org/ : Agence indépendante Wise.

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