Christian Samek, qui avait suivi la construction du collège Van-Gogh, doit gérer l'épineux dossier de l'extension du lycée, mise à mal par la pollution de l'ancienne Sute.
«Je ne travaille pas dans le BTP», plaisante Christian Samek. Succédant à Philippe Dufays à la tête du lycée Marquette, l'ancien principal du collège Van Gogh a souvent eu un casque de chantier sur la tête. Et pour cause: durant sept ans, il a eu le temps de faire sortir de terre le projet de nouvel établissement à Blénod. Un projet marquant dans la carrière de cet ex-conseiller principal d'éducation, originaire de Briey. Une expérience, qui lui sera, à n'en pas douter, utile pour gérer le dossier épineux de l'extension de la cité Marquette. Le collège et le lycée sont désespérément à l'étroit en attendant la construction de la cuisine centrale.
Rappel des épisodes récents: en juillet, le rapport de la société Atos Environnement sur l'état de la pollution du site de l'ancienne SUTE a fait l'effet d'un «coup de massue», selon l'expression de Jean-Yves Le Déaut. D'un coût de 1,5 à 2 millions d'euros, la dépollution pourrait durer 36 mois. Des données qui mettent à mal le projet de construction d'une cuisine centrale sur le terrain, cédé gracieusement par la ville, par le biais de l'EPFL (Établissement public foncier de Lorraine).
Opération tiroir
Député et vice-président de la Région, Jean-Yves Le Déaut a proposé une nouvelle opération tiroir: regrouper toutes les sections professionnelles à Hanzelet, pour installer les collégiens à Bardot. Ce qui permettrait au lycée de s'étendre dans les bâtiments actuels du collège. La cuisine centrale pourrait, quant à elle, être implantée à Hanzelet. Une hypothèse qui ne suscite pas l'enthousiasme d'Henry Lemoine.
Pour le nouveau proviseur, «cette proposition est déjà un premier pas pour faire bouger les choses». Christian Samek compte, dans un premier temps, rencontrer tous les acteurs concernés: le maire, le vice-président du conseil régional, les parents d'élèves et les autres chefs d'établissement. «Nous devons avoir une vision d'ensemble. Marquette n'est pas le seul établissement à avoir des soucis. Il faut recenser les besoins de tout le monde et faire confiance aux techniciens».
L'atout de Marquette est de bénéficier de regards extérieurs, sans a priori, avec une nouvelle équipe. Christian Samek est, en effet, secondé par un proviseur adjoint, qui vient également d'arriver : Fabienne Beltzung est issue du collège de Woippy en Moselle. «Nous devons réfléchir à 6 ans, le temps théorique pour mener ce projet. Quels seront les besoins pédagogiques d'ici là? En attendant, on est, il est vrai, à l'étroit. Mais il n'y a rien de dramatique. Quelque chose m'avait interpellé lorsque Philippe Dufays avouait ses craintes de devoir fermer la restauration scolaire. J'espère ne pas en arriver là. Je garde bon espoir qu'une solution soit trouvée». Et de conclure: «Ce sera une année décisive pour Marquette et sans doute pour tous les établissements mussipontains».
Jean-Christophe ERBSTEIN
Vendredi 31 Août 2007, © L'Est Républicain / PONT-A-MOUSSON /















