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Publié par Jean Yves Le Déaut
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02-04-2008 |
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Jean-Yves LE DEAUT et toute son équipe soutiennent Ingrid BETANCOURT, otage des Farc en Colombie depuis février 2002.
Mobilisez-vous, participez aux actions, signez la pétition sur www.agirpouringrid.com
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Examen de la loi sur les OGM - Dernière lecture |
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Publié par Jean Yves Le Déaut
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20-05-2008 |
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EXAMEN DE LA LOI SUR LES ORGANISMES GENETIQUEMENT MODIFIES
DERNIERE LECTURE – 20 MAI 2008
JEAN-YVES LE DÉAUT, DEPUTE DE MEURTHE-ET-MOSELLE
"Monsieur le Président, Madame la Ministre, Monsieur le Ministre,
Nous réclamions une loi fondatrice sur les biotechnologies et nous nous retrouvons pour faire passer en force et c’est un fait exceptionnel, puisqu’il a été rejeté lors de l’examen de la question préalable, un texte adopté par 8 députés et sénateurs lors d’une commission mixte paritaire. Il s’agit là d’un véritable déni de démocratie.
En refusant un véritable débat au Parlement - et je rappellerai à Monsieur BORLOO qu’il y a 6 ans que l’actuelle majorité est au pouvoir - vous ferez perdurer les affrontements, les controverses et les procédures. Non, Monsieur le Ministre, nous n’avons pas débattu suffisamment de ce texte.
Il est surprenant que nous n’ayons pas pris le temps de mieux définir le terme OGM, de traiter de la question de la grande diversité des OGM bactériens, végétaux ou animaux, de la question de la responsabilité du préjudice en cas de dissémination fortuite. Mais le point qui m’apparaît le plus sujet à controverse est qu’avec l’amendement CHASSAIGNE, confondant la définition du seuil d’étiquetage avec celle qualifiant l’absence d’OGM, vous n’avez pas voulu discuter de la question de la coexistence entre cultures de plantes transgéniques et cultures traditionnelles ou biologiques. Pour régler cette coexistence, il aurait fallu définir au préalable la notion de seuil de dissémination fortuite autorisé. Le seuil d'étiquetage a été fixé au niveau européen à 0,9 %, stipulant qu’au-dessous de celui-ci, il n’était pas obligatoire d’étiqueter la présence d’OGM. Or, la version du texte voté au Sénat indique que « la définition du sans organismes génétiquement modifiés se comprend nécessairement par référence à la définition communautaire. Dans l’attente d’une définition au niveau européen, le seuil correspondant sera fixé par voie réglementaire sur avis du Conseil des Biotechnologies, espèce par espèce. » Il aurait été important de bien définir, au préalable, quel niveau de contamination fortuite sera exigé dans des périmètres sur lesquels des appellations d’origine ou des labels existent. Vous auriez dû également définir les taux de présence fortuite d’OGM dans les semences, car l’Union Européenne a demandé à chaque pays de légiférer à ce sujet. Il est incroyable que cette question majeure n’ait pas encore été abordée alors que nous ne pouvons plus amender ce projet de loi. La réglementation européenne est à ce sujet claire, puisqu’elle considère que l’agriculture biologique a interdiction d’utiliser des OGM dans son cahier des charges, mais qu’elle ne peut être tenue pour responsable de disséminations fortuites inférieures au seuil d’étiquetage de 0,9 %. Nous avons abordé cette question lors de l’audition de la fédération française des sociétés d’assurance. Son représentant déclarait « il est exact qu’à partir du moment où des seuils de tolérance sont définis et opposables, certains risques deviennent assurables puisqu’ils sont quantifiables…. Le problème est que les agriculteurs biologiques contestent ce seuil de tolérance de 0,9 % puisqu’ils réclament un seuil plus bas… » Il concluait donc « Tout cela doit être défini en amont plutôt que réglé devant les tribunaux. » Les conclusions des assurances sont claires, limpides, logiques, alors que le texte de loi reste flou et en trompe l’œil. Nous avons également été frappés par le fait que les conditions techniques préconisées pour qu’il y ait coexistence entre des cultures de plantes génétiquement modifiées et les cultures conventionnelles se limitent à des distances, ne parlent ni de zones tampons, ni de décalage dans le temps des cultures.
Il est également nécessaire de définir dans quelle condition un opérateur peut indiquer qu’un produit destiné au consommateur final, que celui-ci est « sans OGM » ou « non OGM ». La Direction Générale de la Concurrence et de la Répression de Fraudes, a, le 16 août 2004, publié une note d’information sur les allégations relatives à l’absence d’OGM qui sera notamment en décalage avec l’actuelle loi. L’administration ne pourra plus prétendre que la présence de toutes traces d’OGM doit être exclue puisque vous vous référez à la définition communautaire qui fixe ce seuil à 0,9 % pour les produits destinés à être directement transformés, à condition que ces traces soient fortuites ou techniquement inévitables.
Nous voulons aussi que le citoyen ait le droit de savoir et de choisir. Pour cela, il faut fixer des règles claires d’information pour le consommateur. Ce n’est pas en occultant les questions que vous améliorerez les capacités de discernement du citoyen sur un sujet aussi complexe que celui-ci. Nous sommes favorables aux biotechnologies, à condition qu’un cadre juridique précis encadre le développement de ces technologies.
Nous réclamions une véritable loi fondatrice sur les OGM, au lieu de cela, vous nous présentez une cote mal taillée où personne ne se retrouve, car elle ne rassure ni les écologistes, ni les consommateurs d’un côté, pas plus que les chercheurs ou les agriculteurs de l’autre. Là où il aurait fallu faire preuve d’audace, vous avez choisi le trompe l’œil, le compromis et la duplicité.
C’est pourquoi le groupe socialiste, qui a rappelé sa volonté de soutenir la recherche sur les biotechnologies, y compris dans des conditions rigoureuses en plein champ vous demande comme en Suisse il y a dix ans, d’organiser un référendum sur les biotechnologies et la transgénèse. Il ne votera pas en faveur ce texte qui a été une occasion manquée d’engager un véritable débat avec les Français".
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OGM: Jean-Yves Le Déaut : « Une crise de régime » |
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Publié par Jean Yves Le Déaut
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14-05-2008 |
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Le député meurthe-et-mosellan (PS) évoque « un camouflet », « une claque » et même « une crise de régime ».
Sur le fond, ce coup de théâtre remet-il la loi en question ?Jean-Yves LE DEAUT :
« C'est tout d'abord un camouflet total pour la majorité et le
gouvernement. Je croyais que Nicolas Sarkozy avait réuni il y a
quelques jours ses troupes pour mettre tout le monde d'accord. La
différence entre l'UMP et nous, c'est que nous, nous sommes parvenus à
une position lisible et cohérente. Tandis qu'entre Patrick Ollier
(député des Hauts-de-Seine) et François Grosdidier, l'UMP n'a pas su
définir une position lisible. Pour contrer cette improvisation, nous
avons été organisés jusqu'au bout. Nous avons tous été prévenus par SMS
au moment du vote de la question préalable. Bilan : une motion de
procédure adoptée par 136 voix contre 135. Une vraie claque ! »
François
Fillon veut convoquer une commission mixte paritaire pour établir une
nouvelle version du texte. Une procédure conforme ?
« Sitôt le
vote, j'ai vérifié le règlement de l'Assemblée nationale. Il est très
clair sur ce point. Un texte rejeté ne peut pas aller en commission
mixte paritaire. C'est un rejet du texte purement et simplement.
Politiquement, le gouvernement doit en tenir compte. Nous avions, nous
mêmes, fait les frais d'un tel cas de figure lors du passage de la loi
sur le Pacs. Il nous avait fallu reprendre à zéro l'intégralité des
débats. Ce qui avait généré de grosses difficultés pour Jospin. »
Une loi sur les OGM semble décidément impossible.
«
Nous, nous souhaitions une loi fondatrice offrant toutes garanties. Aux
chercheurs comme aux écologistes. Au lieu de cela, le gouvernement nous
a servi un texte a minima, en catimini. Ils ont pris le problème par le
petit bout de la raison. C'est une cote mal taillée qui ne rassure
personne, ni les chercheurs, ni les écologistes, ni les agriculteurs,
et augure mal de l'examen du texte sur le Grenelle de l'environnement.
S'ils veulent passer en force via une commission mixte paritaire, ce
sera un déni de démocratie. Ils n'écoutent ni les Français, ni le
Parlement. Pire qu'une claque, c'est une véritable crise de régime. »
Propos recueillis par Xavier BROUET.
© Le Républicain Lorrain, Mercredi le 14 Mai 2008.
/ Infos / France
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Des projets plein la tête à la cité scolaire |
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Publié par Jean Yves Le Déaut
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10-05-2008 |
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Les projets fleurissent à la cité scolaire Louis-Bertrand. Lundi
dernier, l'assemblée générale a été l'occasion de mettre en avant ceux
qui pourraient bénéficier d'une aide du conseil régional.
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Livret A: JYLD écrit à la MInistre de l'Economie |
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Publié par Jean Yves Le Déaut
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24-04-2008 |
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Pont-à-Mousson, le 17 avril 2008
Christine LAGARDE
Ministre de l’Economie, de l’Industrie et de l’emploi
139 rue de Bercy
75572 PARIS
Madame La Ministre,
De nombreux maires de ma circonscription m’ont transmis la délibération prise par leur conseil municipal au sujet de la défense du livret A.
Ces délibérations ont retenu toute mon attention et je souhaite vivement vous en faire part.
En effet, la Commission européenne a demandé à l’Etat Français de modifier la législation sur les modalités de distribution du Livret A afin de supprimer les entraves aux règles du marché intérieur qui en résulteraient.
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Motion de renvoi sur les OGM |
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Publié par Jean Yves Le Déaut
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03-04-2008 |
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Voir l'amendement déposé par Jean-Yves et adopté par les députés.
Jean-Yves LE DÉAUT a défendu pendant 30 minutes, le 1er avril, à l'Assemblée Nationale, une motion de renvoi sur les Organismes Génétiquement Modifiées, qui a été rejetée par la majorité UMP de l'Assemblée Nationale, estimant que le Gouvernement n'élaborait pas une véritable loi fondatrice sur les biotechnologies et que ce texte, qui se caractérisait par un flou législatif important, serait source de controverses, de polémiques et de procès.
EXAMEN DE LA LOI SUR LES
ORGANISMES GENETIQUEMENT MODIFIES
MOTION DE RENVOI EN COMMISSION – Mardi 2 avril 2008
Si je demande au nom du Parti Socialiste le renvoi de l’examen du texte en commission, ce n’est pas parce que celui-ci n’a pas été examiné, car il l’a été pendant près de 7 heures, mais parce que manifestement, le texte gouvernemental n’a pas clarifié la législation et la réglementation sur plusieurs points fondamentaux. Les conditions dans lesquelles on peut étiqueter un produit « sans OGM » ou « non OGM », le fonctionnement du Haut Conseil des biotechnologies, et notamment les rôles spécifiques du comité scientifique et du comité de la société civile, les moyens de parvenir à une coexistence entre les cultures et la clarification de la responsabilité des agriculteurs sont manifestement restées dans le flou législatif. Je ne cite que quelques exemples pour montrer que ce texte est improvisé, et qu’il serait donc important de le réexaminer.
Nous demandons également le renvoi en commission, parce que lors de l’examen de ce texte, nous avons eu la désagréable impression que le rapporteur avait pour mission de n’accepter aucun amendement majeur, qu’il était bridé, pour préserver l’impossible équilibre des arbitrages interministériels qui, d’un côté affiche la volonté de développer les cultures commerciales et veut faire croire de l’autre que le principe de précaution triomphe. Nous aurions donc espéré que nos amendements soient pris en compte dans le cadre de l’examen de cette loi. Je voudrais à ce sujet, vous poser une question, Monsieur le Ministre, Madame la Secrétaire d’Etat. Le président Debré avait demandé en 2005, au Parlement, de réfléchir à la question des OGM et j’ai eu l’honneur de présider cette mission, dont le rapporteur était Christian Ménard. Nous avons rendu un rapport voté à la quasi-unanimité, 28 sur 31, à l’exception d’Yves Cochet dont on connaît les positions constantes, de François Grosdidier, le trublion de l’UMP et de vous-même, Madame Kociusko-Morizet qui anticipiez sans doute sur vos responsabilités futures. Trouvez-vous normal que je n’ai jamais été auditionné, pas plus que mon collègue Ménard, ou le président de l’Office Parlementaire d’Evaluation des Choix Scientifique et Technologiques, par l’intergroupe du Grenelle sur les OGM et qu’aujourd’hui, au nom de l’équilibre instable trouvé lors du Grenelle, vous refusiez tout amendement. Cela démontre le peu de cas que vous faites du Parlement, car nous avons la fâcheuse impression que le Gouvernement joue un double jeu, flattant avec Jean-Louis et embrassant même avec Nathalie, les écologistes radicaux et fermant les yeux, avec Michelle ou Valérie, sur les dérives de certains agrochimistes internationaux.
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Interview de JY LE DEAUT et A FILIPPETTI sur les OGM |
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Publié par Jean Yves Le Déaut
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01-04-2008 |
OGM: le double discours du Gouvernement
Les
députés s’apprêtent à examiner un projet de loi sur les OGM, au début
du mois d’avril. Ce texte, déjà adopté en première lecture par les
sénateurs le 8 février, suscite l’inquiétude des socialistes. Aurélie Filippetti, députée de Moselle, attachée à l’agriculture biologique et Jean-Yves Le Déaut,
responsable national auprès de François Hollande chargé des questions
scientifiques, reviennent sur les manques et les dangers de ce texte.
Que vous inspire la récente décision du Conseil d’Etat
confirmant l’interdiction, pour 2008, du maïs transgénique MON810 de
l’Américain Monsanto ?
Aurélie Filippetti : Je me félicite de
cette décision qui relève du bon sens et du principe de précaution.
C’est évidemment une bonne chose de reconnaître la dangerosité de ce
produit et de ne pas avoir donné raison aux céréaliers.
Jean-Yves Le Déaut : Le Parti socialiste
s’est toujours prononcé en faveur d’un moratoire tant qu’une loi sur
les biotechnologies ne serait pas votée. Mais, dans ce cas précis, il
me semble que la clause de sauvegarde a été activée dans la
précipitation. Il aurait fallu donner plus de temps à une expertise
publique et contradictoire. Pour de nombreux scientifiques, aucun doute
sérieux ni élément nouveau ne peut justifier cette décision.
Au-delà de cette interdiction, le gouvernement semble tenir
un double discours sur les OGM. D’un côté, le Grenelle de
l’environnement garantit la liberté de produire «sans OGM», de l’autre,
l’article 1 du projet de loi sur les OGM, adopté par les sénateurs en
février et examiné à l’Assemblée nationale au début dumois,stipule
«avec ou sans OGM». Comment s’y retrouver ?
Aurélie Filippetti : Le Grenelle de
l’environnement ne garantit rien et ne prend aucun engagement
ferme.Quant au projet de loi tel qu’il a été amendé par le Sénat, il
n’est pas satisfaisant. Les sénateurs proposent, par exemple,qu’au sein
de laHaute autorité sur les OGM, soient nommés un comité de suivi
composé exclusivement de scientifiques choisis par le gouvernement et
un comité piloté par des représentants de la société civile, avec un
rôle très amoindri. Cette idée présente un vrai danger démocratique.
L’autre recul concerne la remise en cause de l’agriculture biologique.
Ce texte estime qu’en dessous de 0,9%, un produit est considéré sans
OGM. Or, le seuil de détectabilité scientifique se situe à 0,1%. C’est
donc seulement en dessous de ce seuil qu’on peut parler d’un produit
sans OGM.
Enfin, ce projet de loi valide totalement l’idée de faire des
recherches sur les OGM en plein champ sans garantir la transparence ni
prendre en compte les risques de contamination. Il faut au contraire
que ces expérimentations soient très strictement encadrées. Elles
doivent relever de l’exception et non du droit commun.
Jean-Yves Le Déaut: Avec ce texte, on
reste dans le flou législatif. Or, dès que l’on aborde la question des
OGM, il faut être très précis. Déjà parce qu’il n’y a pas un mais des
OGM. On peut être contre l’OGM végétal dans lequel on insère un gène de
résistance aux herbicides tout en étant favorable aux OGM utiles en
matière de santé, comme ceux qui servent à l’élaboration de l’insuline
ou de l’EPO pour les personnes souffrant d’anémie.
Il faut donc poursuivre les recherches sur les OGM ?
Jean-Yves Le Déaut : Il ne faut pas
d’ostracisme sur la recherche. Si l’on veut être à même de distinguer
les bons des mauvais OGM, il faut continuer les expérimentations, y
compris un plein champ.
Mais cette pratique ne comporte- t-elle pas des dangers de contamination pour les autres cultures ?
Jean-Yves Le Déaut : Sur ce point, je
rejoins Aurélie. Pour les expérimentations en plein champ, il faut des
protocoles de sécurité rigoureux qui répondent à une triple exigence :
précaution, parcimonie et transparence. Des garanties et des garde-fous
sont nécessaires.
Pourtant, ils ne figurent pas dans le projet de loi.
Ce texte est donc largement incomplet. Que suggère le Parti socialiste ?
Aurélie Filippetti : Nous proposons, entre
autres, que le label AOC signifie « sans OGM». Pour cela, il faut
définir des règles très strictes. À titre personnel, je pense également
que le rôle des régions doit être inscrit dans cette loi. Les
collectivités locales sont les plus à même de déterminer les zones sans
OGM.
Enfin, la France est très enretard quant aux garanties données à
l’agriculture biologique. Elle représente pourtant l’avenir. Il faut
donc l’encourager, la protéger et lui donner les moyens de voir ses
prix baisser.
Jean-Yves Le Déaut: Il faut apporter de très nombreuses précisions à ce texte en trompel’oeil.
Il est ainsi impératif de définir clairement dans quelles conditions
une substance peut être considérée sans OGM. Il faut aussi mettre en
place des conditions de culture qui permettent que tout ne soit pas
OGM. Certaines plantes contaminent plus que d’autres. C’est donc à la
Haute autorité de déterminer, plante par plante, celles qui peuvent
faire l’objet d’expérimentation en plein champ. Il faut également
trouver les bonnes distances de séparation, préciser les conditions
techniques de culture : les zones tampon, les distances de séparation.
En somme, il nous faut sortir de ce flou législatif.
Propos recueillis par Élisabeth Philippe
Interview parue dans l'Hebdo des socialistes du 29 mars
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Ecole de Villers ss Prény: JYLD écrit à l'Inspecteur d'Académie |
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Publié par Jean Yves Le Déaut
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28-03-2008 |
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Pont-à-Mousson, le 28 mars 2008
Monsieur Claude BISSON-VAIVRE
Inspecteur d’Académie
4 rue d'Auxonne
54000 NANCY
Monsieur l’Inspecteur,
J’ai été contacté Par Monsieur Joël SERURIER, maire de Villers-sous-Prény au sujet du projet de carte scolaire pour la rentrée 2008.
Dans ce projet de carte scolaire, il est prévu la fermeture de l’école élémentaire de Villers sous Prény, puisque le nombre d’élèves prévus serait de 9.
Vous proposez que ces enfants soient accueillis à l’école élémentaire de Vandières.
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