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LEGISLATIVES 2007
LORRAINE BALLONS
LEGISLATIVES 2007
MARIANNE D'OR
AVEC AL GORE


JEAN-YVES LE DEAUT, député de Meurthe-et-Moselle          31-07-2010

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Evénements
Jean-Yves LE DEAUT à France Inter Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Publié par Jean Yves Le Déaut   
30-04-2008
Jean-Yves LE DEAUT participera à l'émission "Service Public" animée par Isabelle GIORDANO,
le mercredi 14 mai, de 10h00 à 11h00, sur France Inter.
Thème de l'émission: Pouvoir d'achat et ouverture des hypermarchés.

 
Ecoutez l'émission.

 
Amendement adopté de JYLD - Loi sur les OGM Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Publié par Jean Yves Le Déaut   
09-04-2008
ARTICLE ADDITIONNEL
APRÈS L'ARTICLE 11 BIS , insérer l'article suivant :


La recherche publique développe les recherches consacrées à la génomique végétale, à la toxicologie, à l’épidémiologie et à l’entomologie, soutient le développement des techniques permettant de détecter les organismes génétiquement modifiés et leur traçabilité dans les produits, d’étudier leur toxicité à long terme et d’intensifier les recherches sur la précision de l’insertion du transgène et l’interaction entre l’insertion du gène et l’expression du génome. Elle encourage les coopérations scientifiques avec les pays du Sud, soutient des réseaux épidémiologiques performants, participe au développement d’un réseau européen d’allergologie.
Les pouvoirs publics favorisent la mobilité des chercheurs qui s’engagent dans cette expertise scientifique.

 

EXPOSÉ SOMMAIRE
 
La recherche publique doit être en capacité de répondre aux questions non encore résolues concernant à la fois les mécanismes de la transgénèse et l’innocuité des OGM, et d’investir dans les champs de recherche délaissés par le secteur privé. C’est pourquoi il est nécessaire de lui fixer certaines priorités, qui devront faire l’objet d’un contrôle par le Parlement.
 
Motion de renvoi sur les OGM Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Publié par Jean Yves Le Déaut   
03-04-2008
Projet de loi sur les OGM, voir les entretiens de Jean-Yves à l'Est Républicain et au Républicain Lorrain
 
Voir l'amendement déposé par Jean-Yves et adopté par les députés. 
 
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Jean-Yves LE DÉAUT a défendu pendant 30 minutes, le 1er avril, à l'Assemblée Nationale, une motion de renvoi sur les Organismes Génétiquement Modifiées, qui a été rejetée par la majorité UMP de l'Assemblée Nationale, estimant que le Gouvernement n'élaborait pas une véritable loi fondatrice sur les biotechnologies et que ce texte, qui se caractérisait par un flou législatif important, serait source de controverses, de polémiques et de procès.
 
EXAMEN DE LA LOI SUR LES
 ORGANISMES GENETIQUEMENT MODIFIES

MOTION DE RENVOI EN COMMISSION –
Mardi 2 avril 2008

Si je demande au nom du Parti Socialiste le renvoi de l’examen du texte en commission, ce n’est pas parce que celui-ci n’a pas été examiné, car il l’a été pendant près de 7 heures, mais parce que manifestement, le texte gouvernemental n’a pas clarifié la législation et la réglementation sur plusieurs points fondamentaux. Les conditions dans lesquelles on peut étiqueter un produit « sans OGM » ou « non OGM », le fonctionnement du Haut Conseil des biotechnologies, et notamment les rôles spécifiques du comité scientifique et du comité de la société civile, les moyens de parvenir à une coexistence entre les cultures et la clarification de la responsabilité des agriculteurs sont manifestement restées dans le flou législatif. Je ne cite que quelques exemples pour montrer que ce texte est improvisé, et qu’il serait donc important de le réexaminer.

Nous demandons également le renvoi en commission, parce que lors de l’examen de ce texte, nous avons eu la désagréable impression que le rapporteur avait pour mission de n’accepter aucun amendement majeur, qu’il était bridé, pour préserver l’impossible équilibre des arbitrages interministériels qui, d’un côté affiche la volonté de développer les cultures commerciales et veut faire croire de l’autre que le principe de précaution triomphe. Nous aurions donc espéré que nos amendements soient pris en compte dans le cadre de l’examen de cette loi. Je voudrais à ce sujet, vous poser une question, Monsieur le Ministre, Madame la Secrétaire d’Etat. Le président Debré avait demandé en 2005, au Parlement, de réfléchir à la question des OGM et j’ai eu l’honneur de présider cette mission, dont le rapporteur était Christian Ménard. Nous avons rendu un rapport voté à la quasi-unanimité, 28 sur 31,  à l’exception d’Yves Cochet dont on connaît les positions constantes, de François Grosdidier, le trublion de l’UMP et de vous-même, Madame Kociusko-Morizet qui anticipiez sans doute sur vos responsabilités futures. Trouvez-vous normal que je n’ai jamais été auditionné, pas plus que mon collègue Ménard, ou le président de l’Office Parlementaire d’Evaluation des Choix Scientifique et Technologiques, par l’intergroupe du Grenelle sur les OGM et qu’aujourd’hui, au nom de l’équilibre instable trouvé lors du Grenelle, vous refusiez tout amendement. Cela démontre le peu de cas que vous faites du Parlement, car nous avons la fâcheuse impression que le Gouvernement joue un double jeu, flattant avec Jean-Louis et embrassant même avec Nathalie, les écologistes radicaux et fermant les yeux, avec Michelle ou Valérie, sur les dérives de certains agrochimistes internationaux.
 
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Agir pour Ingrid Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Publié par Jean Yves Le Déaut   
02-04-2008
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Jean-Yves LE DEAUT et toute son équipe soutiennent Ingrid BETANCOURT, otage des Farc en Colombie depuis février 2002.

Mobilisez-vous, participez aux actions, signez la pétition sur www.agirpouringrid.com

 
Interview de JY LE DEAUT et A FILIPPETTI sur les OGM Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Publié par Jean Yves Le Déaut   
01-04-2008

OGM: le double discours du Gouvernement

Les députés s’apprêtent à examiner un projet de loi sur les OGM, au début du mois d’avril. Ce texte, déjà adopté en première lecture par les sénateurs le 8 février, suscite l’inquiétude des socialistes. Aurélie Filippetti, députée de Moselle, attachée à l’agriculture biologique et Jean-Yves Le Déaut, responsable national auprès de François Hollande chargé des questions scientifiques, reviennent sur les manques et les dangers de ce texte.

Que vous inspire la récente décision du Conseil d’Etat confirmant l’interdiction, pour 2008, du maïs transgénique MON810 de l’Américain Monsanto ?

333611.jpgAurélie Filippetti : Je me félicite de cette décision qui relève du bon sens et du principe de précaution. C’est évidemment une bonne chose de reconnaître la dangerosité de ce produit et de ne pas avoir donné raison aux céréaliers.

 

 

1871.jpgJean-Yves Le Déaut : Le Parti socialiste s’est toujours prononcé en faveur d’un moratoire tant qu’une loi sur les biotechnologies ne serait pas votée. Mais, dans ce cas précis, il me semble que la clause de sauvegarde a été activée dans la précipitation. Il aurait fallu donner plus de temps à une expertise publique et contradictoire. Pour de nombreux scientifiques, aucun doute sérieux ni élément nouveau ne peut justifier cette décision.

 

Au-delà de cette interdiction, le gouvernement semble tenir un double discours sur les OGM. D’un côté, le Grenelle de l’environnement garantit la liberté de produire «sans OGM», de l’autre, l’article 1 du projet de loi sur les OGM, adopté par les sénateurs en février et examiné à l’Assemblée nationale au début dumois,stipule «avec ou sans OGM». Comment s’y retrouver ?

Aurélie Filippetti : Le Grenelle de l’environnement ne garantit rien et ne prend aucun engagement ferme.Quant au projet de loi tel qu’il a été amendé par le Sénat, il n’est pas satisfaisant. Les sénateurs proposent, par exemple,qu’au sein de laHaute autorité sur les OGM, soient nommés un comité de suivi composé exclusivement de scientifiques choisis par le gouvernement et un comité piloté par des représentants de la société civile, avec un rôle très amoindri. Cette idée présente un vrai danger démocratique.
L’autre recul concerne la remise en cause de l’agriculture biologique. Ce texte estime qu’en dessous de 0,9%, un produit est considéré sans OGM. Or, le seuil de détectabilité scientifique se situe à 0,1%. C’est donc seulement en dessous de ce seuil qu’on peut parler d’un produit sans OGM.
Enfin, ce projet de loi valide totalement l’idée de faire des recherches sur les OGM en plein champ sans garantir la transparence ni prendre en compte les risques de contamination. Il faut au contraire que ces expérimentations soient très strictement encadrées. Elles doivent relever de l’exception et non du droit commun.

Jean-Yves Le Déaut: Avec ce texte, on reste dans le flou législatif. Or, dès que l’on aborde la question des OGM, il faut être très précis. Déjà parce qu’il n’y a pas un mais des OGM. On peut être contre l’OGM végétal dans lequel on insère un gène de résistance aux herbicides tout en étant favorable aux OGM utiles en matière de santé, comme ceux qui servent à l’élaboration de l’insuline ou de l’EPO pour les personnes souffrant d’anémie.

Il faut donc poursuivre les recherches sur les OGM ?

Jean-Yves Le Déaut : Il ne faut pas d’ostracisme sur la recherche. Si l’on veut être à même de distinguer les bons des mauvais OGM, il faut continuer les expérimentations, y compris un plein champ.

Mais cette pratique ne comporte- t-elle pas des dangers de contamination pour les autres cultures ?

Jean-Yves Le Déaut : Sur ce point, je rejoins Aurélie. Pour les expérimentations en plein champ, il faut des protocoles de sécurité rigoureux qui répondent à une triple exigence : précaution, parcimonie et transparence. Des garanties et des garde-fous sont nécessaires.
Pourtant, ils ne figurent pas dans le projet de loi.

Ce texte est donc largement incomplet. Que suggère le Parti socialiste ?

Aurélie Filippetti : Nous proposons, entre autres, que le label AOC signifie « sans OGM». Pour cela, il faut définir des règles très strictes. À titre personnel, je pense également que le rôle des régions doit être inscrit dans cette loi. Les collectivités locales sont les plus à même de déterminer les zones sans OGM.
Enfin, la France est très enretard quant aux garanties données à l’agriculture biologique. Elle représente pourtant l’avenir. Il faut donc l’encourager, la protéger et lui donner les moyens de voir ses prix baisser.

Jean-Yves Le Déaut: Il faut apporter de très nombreuses précisions à ce texte en trompel’oeil.
Il est ainsi impératif de définir clairement dans quelles conditions une substance peut être considérée sans OGM. Il faut aussi mettre en place des conditions de culture qui permettent que tout ne soit pas OGM. Certaines plantes contaminent plus que d’autres. C’est donc à la Haute autorité de déterminer, plante par plante, celles qui peuvent faire l’objet d’expérimentation en plein champ. Il faut également trouver les bonnes distances de séparation, préciser les conditions techniques de culture : les zones tampon, les distances de séparation. En somme, il nous faut sortir de ce flou législatif.

Propos recueillis par Élisabeth Philippe
Interview parue dans l'Hebdo des socialistes du 29 mars

 
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