BIOTECHNOLOGIES ET SANTE + LES LOIS SUR LA BIOETHIQUE : DES LOIS BIODEGRADABLES ?
Présentation de la séance
Les biotechnologies invitent à une véritable « révolution » médicale. Auparavant fondée sur une approche de la
maladie, la médecine devient préventive et surtout personnalisée. La prise en compte de la prédisposition
génétique et le recours à des dépistages ciblés autorisent des diagnostics et des traitements « sur mesure ». La
médecine devient aussi régénérative ou réparatrice avec la mise au point de traitements et de médicaments
véritablement « guérissant». Les espoirs suscités sont considérables. Ils sont à mettre en perspective avec les
problèmes éthiques soulevés par les nouvelles techniques et leurs utilisations possibles.
Depuis plus de 15 ans, les gènes sont utilisés pour produire des protéines pures utilisées comme substances
biopharmaceutiques (insuline, hormone de croissance, facteurs de coagulation sanguine, érythropoïétine, etc.)
Deux autres techniques sont actuellement en pleine évolution : la thérapie cellulaire et la thérapie génique. La
thérapie cellulaire est un traitement basé sur l'injection de cellules "thérapeutiques", dont notamment les cellules
souches. La thérapie génique consiste à utiliser directement l'ADN comme un produit pharmaceutique : des
gènes « sains » ou des fragments de gènes sont transférés au patient. Elle est encore expérimentale. Ces
méthodes laissent entrevoir la reconstruction et la greffe des tissus dégradés ou perdus (peau des grands brûlés),
la possible guérison de maladies génétiques rares, de maladies à la fois génétique et environnementale (asthme,
diabète) et des pathologies graves les plus fréquentes (cancer, maladies cardio-vasculaires et affections neurodégénératives
comme la sclérose en plaque, l’épilepsie, Parkinson).
Greffes et dons d’organes, embryologie et assistance médicale à la procréation, clonage thérapeutique,
techniques biométriques d’identification des personnes, toutes ces applications scientifiques sont à l’origine du
questionnement sur la bioéthique. Jusqu’où peut-on manipuler le vivant pour guérir ou faire naître des êtres
vivants ?
Les cellules les plus intéressantes pour la thérapie cellulaire sont les cellules souches humaines embryonnaires.
Leur obtention par prélèvement sur des embryons surnuméraires et leur manipulation pose un certain nombre de
problèmes éthiques. Le débat qui dure depuis des années n'est toujours pas clos. Mais la très récente mise au
point de cellules souches pluripotentes induites (iPs) pourrait amener ce débat à sa fin. Le clonage
thérapeutique, interdit en France mais autorisé au Royaume-Uni, se heurte également aux mêmes difficultés
éthiques tenant, notamment, au statut de l’embryon.
S’affrontent ici l’utilité des nouvelles techniques au bénéfice de quelques individus particuliers (les malades) et
les principes généraux qui fondent la règle collective devant s’imposer à tous, dont le respect de la personne
humaine. Les nouvelles pratiques (diagnostic pré-implantatoire, diagnostic prénatal, conseil génétique, études
génétiques de populations) constituent-elles des nouvelles formes d’eugénisme ? L’utilisation des données
génétiques à des fins de sélection ou de discrimination peut-elle être évitée ? Plus récemment, est-il utile et
acceptable de recourir à des tests ADN pour les étrangers candidats au regroupement familial ? Que penser du
recours de plus en plus fréquent à des tests génétiques via internet ?
Les avancées permises par les biotechnologies en matière de santé ouvrent aussi la porte à des futurs plus
sombres. En toile de fond à chacune de ces nouvelles techniques, d’autres usages possibles et moins souhaitables
: la marchandisation des séquences génétiques du corps humain, le « tourisme procréatif », le clonage reproductif
humain et l’eugénisme. Quelles sont, dès lors, les conditions d’un encadrement législatif et d’un contrôle social ?
D’autres enjeux économiques et géostratégiques entrent en compte lorsqu’on évoque la brevetabilité du vivant
et, par conséquent, sa commercialisation. La possibilité de s'approprier les séquences génétiques d'un organisme
vivant existe depuis le début des années 1930 aux États-Unis pour les plantes. C’est désormais le cas en Europe.
En revanche, l’appropriation des séquences génétiques humaines est une perspective d'une toute autre ampleur.
Les enjeux éthiques, politiques, sociaux mais aussi économiques sont considérables et se posent à tous,
politiques et citoyens.
La discussion bioéthique avance au rythme rapide des connaissances scientifiques et techniques. En
conséquence, les décisions du législateur deviennent explicitement temporaires. Alors que la loi a
traditionnellement vocation à durer, les lois actuelles voient leur fondement matériel raccourci dans le temps.
Ainsi, l'article 21 de la loi du 29 juillet de 1994 relative au don et à l'utilisation des éléments et produits du corps
humain, à l'assistance médicale à la procréation et au diagnostic prénatal, avait prévu son évaluation et sa
LES GRANDS ENJEUX SCIENTIFIQUES DU DEBUT DU XXIEME SIECLE
Le Déaut-Sciences.Po 2010
révision dans un délai maximum de cinq ans après son entrée en vigueur. On parle désormais de lois révisables,
en quelque sorte des « lois biodégradables ». Reste enfin à considérer la question des règles et du contrôle de
leur respect au niveau non plus national ou européen mais mondial.
Après la révision de 2004, les lois de bioéthique devraient être à nouveau révisées au cours de l’année 2010,
suite à un projet de loi qui devait être déposé avant la fin 2009 (encore attendu).
Invité
Hervé CHNEIWEISS : Docteur en médecine, docteur en neurosciences, directeur de recherche au CNRS,
professeur de biologie au Collège de France, directeur du laboratoire Plasticité Gliale au sein du Centre de
Psychiatrie et Neurosciences de Sainte Anne et membre d’Ermes, le comité d'éthique de l'Inserm.
Bibliographie
Revue Médecine/sciences, chronique de bioéthique d’Hervé Chneiweiss et plein d’autres articles intéressants.
La documentation française, La révision des lois de bioéthique (2004)
http://www.ladocumentationfrancaise.fr/dossiers/bioethique/index.shtml
Hervé Chneiweiss, Neurosciences et neuroéthique. Des cerveaux libres et heureux, Alvik, 2006
Hervé Chneiweiss et Jean-Yves Nau, Bioéthique - Avis de tempêtes - Les nouveaux enjeux de la maîtrise du
vivant, Alvik, 2003.
Jacques Testard et Christian Godin, Au bazar du vivant, Seuil, 2001
Alain Claeys et Jean-Sébastien Vialatte, La loi bioéthique de demain : L’évaluation de l’application de la loi
du 6 août 2004 relative à la bioéthique, rapport de l’Office Parlementaire d’Evaluation des Choix Scientifiques
et Technologiques, Assemblée Nationale n°1325, Sénat n° 107, 20 novembre 2008. Ce rapport répond à la
saisine prévue à l’article 40 de la loi n° 2004-800 du 6 août 2004. http://www.senat.fr/rap/r08-107-1/r08-107-
1.html
Albert Jacquard et Axel Kahn, « L’avenir n’est pas écrit », Bayard, 2001
Comité consultatif national d'éthique, Avis sur l'avant-projet de révision des lois de bioéthique, Cahiers du
Comité consultatif national d'éthique n°27, pp. 3-20, avril 2001, http://www.ccneethique.
fr/francais/avis/a_067.htm
L'essor du génie génétique. Science, conscience et démocratie. Economie et décision, Futuribles n°264, mai
2001 :
Hugues de Jouvenel, Science sans conscience, pp. 3-4
Louise Vandelac, Menace sur l’espèce humaine: Démocratiser le génie génétique, pp. 5-26
Martin Hutchinson, Le boom de la gène-économie: Le marché des clones, ou l’avènement de
l’homme-dieu, pp. 27-32.
René Frydman, Dieu, la médecine et l’embryon - Editions O. Jacob – 1997, 2ème édition 2003.
Emmanuel Hirsch, Claude Ameisen (Collectif). Ethique, médecine et société : Comprendre, réfléchir, décider,
Vuibert, 2007.
Alain Claeys, Les recherches sur le fonctionnement des cellules humaines, OPECST, Rapport n° 3498 (AN) et
101 (S), 2006. Voir : http://www.senat.fr/rap/r06-101/r06-101.html
Marcela Iacub et Pierre Jouannet, Juger la vie : les choix médicaux en matière de procréation. La
Découverte, Coll. Cahiers libres, 2001.
Axel Kahn - Jacques Testart- Peter Sloterdijk - Pierre-André Taguieff - Dominique Lecourt - Robert
Carvais -Monique Canto-Sperber - Maurice Cassier - Pascal Nouvel - Jean-Jacques Delfour - Antoine
Courban - Nicolas Aumonier. Clonage, eugénisme, avortement, euthanasie : où allons-nous ?, Res Publica
Hors série n° 1, octobre 2002.
Cours n° 3
Publié par Jean Yves Le Déaut
17-03-2010
SEANCE 3 : 16 FEVRIER 2010
ETUDE DE CAS : ELABORATION DE LA LOI RELATIVE AUX ORGANISMES GENETIQUEMENT
MODIFIES (LOI N° 2008-595 DU 25 JUIN 2008)
Présentation de la séance
Objets de recherche scientifiques depuis plus 20 ans, les OGM sont désormais au coeur d’un débat
polémique particulièrement vigoureux, notamment en France. Si leur utilisation se généralise dans de
nombreuses régions du monde pour des raisons économiques, ils génèrent toujours des inquiétudes
qu’il s’agisse de leurs effets sur la santé humaine et l’environnement ou de leurs impacts économiques,
sociaux, politiques et géostratégiques.
La transgénèse, à l’origine des OGM, est une technique de modification du génome des êtres vivants
(leur « patrimoine génétique »), qui, rappelons-le, a évolué au cours des milliards d’années de
l’histoire de la Terre. La sélection classique par hybridation ou mutagénèse aboutit au même résultat.
Toutefois, la transgénèse permet d’aller plus vite dans la sélection et de s’affranchir de la barrière des
espèces jusqu’à pouvoir échanger des gènes entre tous les organismes vivants (plantes, animaux et être
humains). Cette technique suscite, plus que les autres, des interrogations philosophiques voire
religieuses. Les bénéfices attendus des biotechnologies en matière de santé permettent de lever
certaines difficultés éthiques parce qu’ils s’adressent, potentiellement, à tous. La question est plus
délicate en ce qui concerne les applications agroalimentaires des biotechnologies.
Les débats autour des OGM portent principalement sur leurs conséquences environnementales et
sanitaires, d’une part, et sur leurs enjeux économiques, politiques, et géostratégiques, d’autre part.
Concernant les impacts sur la santé, aucun risque sanitaire n’a pu être mis en évidence à ce jour mais
les études actuelles sont encore insuffisantes pour prouver l’innocuité de la consommation des OGM à
long terme. Parallèlement, les OGM suscitent des espoirs en ce qui concerne l’amélioration sanitaire et
nutritionnelle des aliments, l’élaboration de nouveaux modes de production et d’administration de
médicaments ainsi que pour la préservation de la santé des agriculteurs. On a déjà pu constater des
bénéfices en termes de réduction de la présence de substances toxiques dans l’alimentation.
Les impacts environnementaux de la production d’OGM entraînent de nombreuses inquiétudes. Les
militants anti-OGM les relaient largement dans leur combat contre les cultures et les essais en plein
champ. Pourtant, seul ce type d’essai peut permettre une évaluation correcte des avantages et des
risques des OGM sur l’environnement. La « dispersion involontaire » ou la « présence fortuite » de
gènes autour des cultures transgéniques est un phénomène inévitable et aléatoire. Ce risque est-il
maîtrisable et à quelles conditions ? Les agricultures classiques et biologiques risquent-elles de
disparaître? Parallèlement, les OGM peuvent permettre de réduire les besoins de l’agriculture en eau
ainsi que l’utilisation des engrais et des pesticides. Au final, quel est le bilan des bénéfices et des
risques écologiques associés aux OGM ?
En matière de biotechnologies « vertes », il apparaît rapidement que la discussion sur les risques
s’efface derrière les questions et les luttes économiques, politiques, sociales et géostratégiques.
Invité
Pierre-Henri GOUYON : ingénieur agronome, Docteur ès Sciences, Professeur au Museum
d’Histoire naturelle (depuis 2005), à l’AgroParisTech (depuis 1988), à l’Ecole Polytechnique (1994-
2008) et à Sciences Po (depuis 2009), ancien directeur du laboratoire UPS-CNRS d’Ecologie,
Systématique et Evolution, ancien directeur scientifique adjoint au sein du conseil de département des
sciences de la vie du CNRS (en 2000-2001), membre du Conseil National des Universités, et du
comité "Écosystèmes et développement durable" de l’ANR. Il est membre du Conseil Scientifique des
Conférences Jacques Monod du CNRS depuis 2004.et du comité opérationnel d'éthique dans les
sciences de la vie du CNRS, membre du comité d’éthique de l’INSERM, membre du comité de
Jean-Yves LE DÉAUT
Grands enjeux scientifiques du début du XXIème siècle -- Sciences-Po 2010
biovigilance du ministère de l’agriculture, de la Commission du Génie Biomoléculaire et du Conseil
scientifique du CRII-GEN, membre du « Comité de préfiguration de la haute autorité sur les
biotechnologies ».
Il donne de nombreuses conférences sur les questions ayant trait à l’évolution, à la génétique, à
l’écologie et à la bioéthique. Il est largement impliqué dans les débats concernant les relations sciencesociété
en général. Plus particulièrement, il se préoccupe d’une part des conséquences sociales de la
théorie néodarwinienne de l’évolution sur notre perception du vivant et d’autre part de la culture de
plantes transgéniques (Grenelle en 2007, Conférence de citoyens en 1998, Conseil économique et
social en 2002, débats avec des parlementaires -français et européens- et des experts, Commissariat
général au plan, Conseil d’analyse économique,
Bibliographie
Bernard Chevassus-au-Louis, OGM et agriculture : options pour l’action publique. Rapport du
Commissariat général au plan. La Documentation française, 2001.
http://www.ladocumentationfrancaise.fr/brp/notices/014000692.shtml
Christian Ménard et Jean-Yves Le Deaut, Rapport sur les enjeux des essais et de l'utilisation des
organismes génétiquement modifiés. Mission d'information sur les enjeux des essais et de l'utilisation
des organismes génétiquement modifiés. Rapport n° 2254 (AS), avril 2005. http://www.assembleenationale.
fr/12/rap-info/i2254-t1.asp
Pierre-Henri Gouyon, Jean-Pierre Henry et Jacques Arnould, Les avatars du gène, Belin, 1997.
Benoit-Browaeys D. & Gouyon P.H. Faut-il avoir peur des aliments transgéniques ? Le Monde
diplomatique, Mai 1998.
Marc Dufumier, Pierre-Henri Gouyon et Yvon Le Maho. Les OGM, une solution à la famine?, Le
Monde, 2008
Christine Noiville & Pierre-Henri Gouyon, Principe de précaution et organismes génétiquement
modifiés. Le cas du maïs transgénique, Annexe d’un Rapport au premier Ministre, 2000
Arnaud Apoteker, Du poisson dans les fraises. Notre alimentation manipulée La Découverte, 1999.
Jean-Paul Oury, La querelle des OGM, Collection Science, Histoire et Société, PUF, 2006.
Jean-Pierre Berland, José Bové, François Brune, Ivan Illich (Collectif), Défaire le développement
- Refaire le monde, Editions Parangon, 2005
Table ronde contradictoire à l’Assemblée nationale sur le thème : Les enjeux sanitaires des OGM.
Extrait du procès-verbal de la séance du 2 février 2005 : http://www.assemblee-nationale.fr/12/rapinfo/
i2254-t2-05.asp
Projet de loi relatif aux organismes génétiquement modifiés, NOR : DEVX0771876L/B1,
MEDAD, n°149 149 (2007-2008) de M. Jean-Louis BORLOO, Ministre d'État, ministre de l'écologie,
du développement et de l'aménagement durables, déposé au Sénat le 19 décembre 2007 :
http://www.senat.fr/leg/pjl07-149.html et annexe I, Avis sur la dissémination du MON810 sur le
territoire français, Comité de préfiguration d’une haute autorité sur les organismes génétiquement
modifiés institué par le décret n°2007-1719 du 5 décembre 2007: http://www.senat.fr/rap/l07-181/l07-
1819.html
Cours n° 2
Publié par Jean Yves Le Déaut
17-03-2010
SEANCE 2 : RECHERCHE AGRONOMIQUE : DEFIS, ENJEUX ET PERSPECTIVES
Présentation de la séance
Interrogés sur leurs capacités à répondre aux défis globaux de la sécurité alimentaire, de la croissance
démographique, du changement climatique, du maintien de la biodiversité, de la prise en compte des
ressources naturelles limitées, de l’impact de l’environnement sur la santé, …les systèmes agricoles et
alimentaires mondiaux sont appelés à développer de nouvelles démarches, à promouvoir les approches
pluridisciplinaires et systémiques, et à favoriser l’innovation. En France, le Grenelle de
l’environnement nous invite à imaginer les voies d’une alimentation durable et d’une agriculture
productive, à haute valeur environnementale, robuste face aux incertitudes.
Les perspectives de réponse se fondent sur l’hypothèse d’une valorisation accrue des processus
écologiques, et de leurs acteurs biologiques, en substitution d’apports d’énergie ou d’intrants coûteux
ou polluants. Etudier la gestion et la valorisation de la biodiversité, identifier les voies d’adaptation
aux changements globaux, réduire les intrants polluants et toxiques, imaginer de nouveaux systèmes
de production de bioénergies, et connaître les interactions entre les dynamiques écologiques et les
comportements des acteurs, sont des objectifs prioritaires pour la recherche agronomique. Un des défis
cognitifs est de développer une nouvelle discipline, l’agro-écologie.
Pour accéder à une meilleure compréhension du fonctionnement et du développement des animaux,
des plantes et des micro-organismes, les techniques de la biologie moderne sont un des piliers de la
recherche agronomique. Elles sont à l’origine des innovations de rupture parmi les plus marquantes.
En parallèle, il est essentiel d’explorer la biodiversité naturelle des espèces d’intérêt agronomique, en
mettant en place des dispositifs à l’échelle internationale.
Les solutions envisagées s’appuient sur le développement de systèmes agricoles innovants qui visent
non seulement à améliorer les espèces animales et végétales pour répondre aux contraintes et évolution
de l’environnement, mais aussi à maîtriser les processus pour concevoir de nouveaux modes de
gestion des agroécosystèmes. Ces recherches supposent un effort d’intégration des connaissances
biologiques, agronomiques zootechniques, économiques et sociales, un recours accru aux approches
intégratives, à la modélisation et à la biologie des systèmes.
Enfin, du fait des interactions accrues entre les questions alimentaires, agricoles et environnementales,
de nouveaux acteurs sont apparus dans le champ de la recherche agronomique ; outre les producteurs
et les consommateurs, il faut désormais compter avec les divers prescripteurs intervenant tout au long
de la filière et s’inscrire dans un dialogue à l'échelle mondiale pour viser la sécurité alimentaire partout
sur la planète.
Invité
Guy RIBA est ancien élève de l’Ecole Normale Supérieure, agrégé de l’Université, et Docteur
ès Science, entomologue et généticien. Directeur Général Délégué en charge des programmes, du
dispositif et de l’évaluation scientifiques à l’INRA (depuis 2004), ancien responsable de la Direction
Scientifique Plante et Produits du Végétal (1998-2004) ancien Chef du département de zoologie
(1992-1997), ancien membre de la Commission du Génie Biomoléculaire et du Comité de
Biovigilance (1998-2002), membre du Haut Comité Européen sur les Biocarburants (2005).
Plan de la séance
17h-17h30 : Jean Yves Le Déaut : Introduction, définitions, concepts
- Un premier changement d’ordre de grandeur : la population
- L’empreinte écologique
- La sécurité alimentaire
- Biodiversité et écosystème
Jean-Yves LE DÉAUT
Grands enjeux scientifiques du début du XXIème siècle -- Sciences-Po 2010
- La dégradation de la planète en 10 chiffres
- Le nombre d'hectares utilisés par personne
17h30-18h30 : Intervention de Guy Riba : L’émergence d’une nouvelle agriculture
- Les grandes tendances
- Les grands défis
- Une nouvelle posture
18h30-19h : Questions et débat
Bibliographie
Claude Saunier, « Rapport sur les nouveaux apports de la science et de la technologie à la qualité et à
la sûreté des aliments », Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques,
Rapport n° 1543 (AS) n° 267 (S), avril 2004. http://www.assemblee-nationale.fr/12/rap-off/i1543-
t2.asp
Jean-Yves Le Déaut, « De la connaissance des gènes à leur utilisation . I. L'utilisation des organismes
génétiquement modifiés dans l'agriculture et dans l'alimentation». Office parlementaire d'évaluation
des choix scientifiques et technologiques. Rapport n° 1054 (AS), n° 545 (S), juillet 1998.
http://www.senat.fr/rap/o97-5451/o97-5451_mono.html#toc0
Philippe Rouvillois et Guy Le Fur, « La France face au défi des biotechnologies : quels enjeux pour
l’avenir? ». Editions des Journaux Officiels - Avis et rapports du Conseil Economique et Social, 1999.
http://www.ladocumentationfrancaise.fr/rapports-publics/994001262/index.shtml
Paul Houdebine, « Le génie génétique de l'animal à l'homme », Domino Flammarion, 1998.
Hervé Kemf, « La guerre secrète des OGM », Paris : Seuil, 2003.
Jeremy Rifkin, « Le siècle biotech », Paris : La Découverte, 1998.
Cours n° 1
Publié par Jean Yves Le Déaut
17-03-2010
Séance
1 : La révolution des biotechnologies
Présentation de la séance
Jusqu’à présent, la politique traitait les questions
économiques, sociales et juridiques. Désormais, les grands sujets scientifiques
ont largement fait irruption dans les débats. Le clonage thérapeutique, les
OGM, les nanosciences, internet sont riches de promesses. Ils posent
parallèlement de nouvelles questions politiques et éthiques. Y a-t-il des
expérimentations qu’il ne faut pas faire ? Doit-on séparer la science de ses
applications ? Le temps de l’innovation est-il devenu trop court par rapport au
temps de la science ? Peut-on toujours compter sur les technologies pour
résoudre les problèmes? Peuvent-elles nous dispenser de modifier nos modes de
vie ? Les fruits du progrès sont-ils égalitairement répartis ? Faut-il
maîtriser le progrès technique et comment ?
Les bienfaits des sciences et des technologies sont
évidents, notamment en médecine. Et pourtant, la méfiance a gagné du terrain.
Les progrès scientifiques représentent des avancées pour l’homme et créent,
dans le même temps, de nouvelles dépendances. La science résout des problèmes
et en pose d’autres, notamment éthiques. Le progrès technique s’est parfois
révélé destructeur de l’environnement et inégalitaire dans la répartition de
ses bienfaits (utilisation des ressources minérales, déforestation…).
L’impératif du développement durable sonne comme une remise en cause de notre
mode de développement et de ses technologies. Plus que jamais, les découvertes
scientifiques et leurs applications font l’objet de débats politiques et
citoyens.
Le pari de ce cours est de faire intervenir des politiques
et des scientifiques côte à côte pour présenter les sujets qu’ils sont amenés,
de plus en plus souvent, à traiter ensemble. La révolution des biotechnologies
en sera une première illustration. Cinq séances leurs sont consacrées. Trois
concernent les biotechnologies dans le domaine médical, deux le domaine de
l’agriculture avec notamment les OGM.
Un minimum de culture scientifique est nécessaire à la
compréhension des débats actuels. La première séance est une introduction aux
biotechnologies et à leurs applications. Qu’est-ce qu’un gène, le génome, l’ADN
? Que sont les biotechnologies, le génie génétique, la génomique ? Quelles en
sont les applications ? Quels sont les enjeux économiques et géostratégiques
dont ces technologies sont porteuses ? Faudra t-il bientôt ajouter une «
facture recherche » à la « facture énergétique » en France et en Europe ? En
toile de fond, une première question se pose sur la place de la génétique dans
nos sociétés modernes. Tout serait-il déterminé chez « l’homo geneticus » ?
L’inné primerait-il sur l’acquis ? Certains n’hésitent pas en effet à affirmer
que le suicide des jeunes et la pédophilie ont des originesgénétiques. Si l’on peut tout expliquer
par la génétique, le politique a-t-il encore un rôle à jouer ?
Une fois le contexte posé, il s’agit de préciser les outils
de la génétique moléculaire : séquençages, cartographie, puces ADN, clonage.
Différentes expériences actuelles seront ensuite présentées. L’exemple d’une
utilisation en médecine (pathologies cancéreuses)
Avec la participation de Pierre TAMBOURIN : ancien élève de
l’Ecole Polytechnique, directeur de recherche à l’INSERM, directeur général de
Genopole® à Évry (depuis 1998), président du conseil d’administration de
l’Ecole Normale Supérieure de Cachan, vice-président du Pôle Medicen Paris
Région, ancien président du Centre d'Etude du Polymorphisme Humain (CEPH)
(2003-2005), ancien président du Conseil scientifique de l’Institut national de
la recherche agronomique (INRA), (1998-2003), ancien directeur du département
des sciences de la vie du Centre national de la recherche scientifique (CNRS),
(1993-1997), ancien directeur de la section de recherche de l’Institut Curie
(1989-1992). Recherches essentiellement consacrées à la cancérologie
moléculaire visant à comprendre les mécanismes qui transforment une cellule
normale en cellule cancéreuse, puis à identifier les gènes impliqués dans ces
mécanismes (79 publications internationales).
Jean-Yves LE DÉAUT, Docteur ès sciences, Professeur de biochimie,
député socialiste de Meurthe et Moselle, vice-président de l’Office
Parlementaire d’Evaluation des Choix Scientifiques et Technologiques.
Pierre TAMBOURIN : ancien élève de l’Ecole Polytechnique,
directeur de recherche à l’INSERM, directeur général de Genopole® à Évry
(depuis 1998), président du conseil d’administration de l’Ecole Normale
Supérieure de Cachan, vice-président du Pôle Medicen Paris Région, ancien
président du Centre d'Etude du Polymorphisme Humain (CEPH) (2003-2005), ancien
président du Conseil scientifique de l’Institut national de la recherche
agronomique (INRA), (1998-2003), ancien directeur du département des sciences
de la vie du Centre national de la recherche scientifique (CNRS), (1993-1997),
ancien directeur de la section de recherche de l’Institut Curie (1989-1992).
Recherches essentiellement consacrées à la cancérologie moléculaire visant à
comprendre les mécanismes qui transforment une cellule normale en cellule
cancéreuse, puis à identifier les gènes impliqués dans ces mécanismes (79
publications internationales).
Plan de la séance
17h-17h30 : Jean Yves Le Déaut : Présentation des 14
séances du cours et des 4 premières séances sur les biotechnologies.
17h30-18h30 : intervention de Pierre Tambourin
*
I. Les biotechnologies - définition
*
II. La biologie moléculaire
A.L’ADN
B.Le génome
C.Le gène
D.
Le fonctionnement
*
III. Le génie génétique
*
IV. Les biotechnologies rouges
*
V.Les biotechnologies
vertes/bleues
*
VI. Les biotechnologies blanches
*
VII.L’avenir
a) La biologie de synthèse
b) Les cellules souches
pluripotentes
*
IIX. Conclusion : la dimension sociétale et éthique
Axel Kahn, Dominique Lecourt, « Bioéthique et liberté »,
Paris : PUF, 2004.
Michel Cymès et Rosine Depoix. « Les Clés de la génétique »,
Paris : coédition France Info/Jacob-Duvernet, novembre 2001.
Gilbert Hottois et Marie-Hélène Parizeau. « Les mots de la
bioéthique : un vocabulaire encyclopédique », Bruxelles : De Boeck Université,
1993
Jean-Yves Le Déaut. « Rapport sur la place des
biotechnologies en France et en Europe », Office parlementaire d’évaluation des
choix scientifiques et technologiques, Rapport n° 2046 (AN) et 158 (S), 2005.
Voir http://www.assemblee-nationale.fr/12/rap-off/i2046.asp
Axel Kahn : « Et l’homme dans tout ça ? - Plaidoyer pour un
humanisme moderne- », Paris : Editions NiL, mars 2000.
« Venir à bout de la nature ». Entretien avec Noëlle Lenoir
et Philippe Meyer. Revue des Deux-Mondes, pp.113-120, juin 2001.
« Les Français face aux nouveaux enjeux de la bioéthique ».
Sondoscope, Revue française des sondages n° 179, pp.3-11, novembre 2001
Séminaire sur les grands enjeux scientifiques du 21ème siècle - cycle 2010
Publié par Jean Yves Le Déaut
17-03-2010
Sciences-Po Paris
Deuxième semestre 2010
Séminaire sur Les grands enjeux
scientifiques
du début du XXIème siècle
Jean-Yves LE DÉAUT
mardi de 17h à 19h
Les grands succès
industriels dans les domaines de l’aéronautique, de l’espace ou du nucléaire
ont été préparés dans les années 1960 à 1970 grâce à une politique volontariste
de l’Etat. Au début du XXIème siècle, la France et l’Europe sont-elles
armées pour relever les défis du futur ?
La science doit
occuper une place prioritaire dans un pays moderne. Mais la recherche de haut
niveau, moteur de l’innovation, s’inscrit dans le long terme, alors que les
responsables politiques aiment récolter rapidement les dividendes de leur
action. C’est sans doute ce qui explique que la recherche, en dehors de la période
Gaullienne et du début de la période Mitterrandienne, n’ait pas été considérée
comme prioritaire en France. Les élites nationales sont davantage formées à
l’administration publique et à l’analyse des tableaux de bord macroéconomiques
qu’à une réflexion sur l’intérêt du développement de la société de la
connaissance.
Le principe de
précaution, qu’il était indispensable d’inscrire dans la Constitution, est
développé dans le séminaire animé au premier semestre par Laurence TUBIANA. Son
application sans discernement a malheureusement conduit trop fréquemment à
porter sur la science un regard à priori suspicieux au lieu de la considérer
comme un facteur de progrès économique et social.
Le soutien à une
société de la connaissance et du savoir doit être l’élément fondateur du
principe de progrès, progrès pour l’émancipation des
peuples et des cultures, progrès pour la sauvegarde de l’environnement et le
développement durable, progrès pour l’emploi et la santé de nos concitoyens. Mais
le progrès doit être maîtrisé.
En effet, le
progrès n’est plus perçu comme une donnée obligée, héritée de la philosophie
des lumières, ni comme outil indiscutable de lutte contre le conservatisme, la
pauvreté et les inégalités. ll faut d’ailleurs admettre que le progrès n’a pas
bénéficié équitablement à toute l’humanité, puisque deux milliards d’individus
n’ont accès ni à l’autosuffisance alimentaire, ni à des besoins minimaux en
énergie, ni aux bienfaits de la médecine ou des médicaments.
Le progrès est de
ce fait perçu comme ambivalent, source de mieux-être, mais également,
générateur de déchirures sociales, environnementales ou économiques.
Nos compatriotes
demandent instamment aux responsables politiques de préparer l’avenir.
“ Le cahier des charges ” exigé par nos concitoyens est ambitieux. La
science doit leur permettre de faire avancer les connaissances, de mieux
comprendre les faits sociaux et culturels, de mieux appréhender le monde dans
lequel ils vivent, de créer des emplois tout en les protégeant des crises
sanitaires, financières ou économiques, tout en préservant la planète sur
laquelle nous vivons. Sans que les responsables politiques en aient
forcément pris conscience, la science a pris une place majeure dans la vie
démocratique. Elle doit donc trouver une place plus importante dans la vie
politique. Pour cela, il est indispensable deréconcilier science, éthique et
société.
A
travers ces interrogations, le séminaire « Grands enjeux
scientifiques » pose la question du principe de « progrès
maîtrisé ». Seront abordés plusieurs problèmes majeurs auxquels nos
sociétés développées sont confrontées. Nos modèles de développement sont-ils
compatibles avec l’environnement de la planète ? Pouvons-nous continuer à
gaspiller des énergies fossiles qui seront totalement épuisées dans trois
siècles ? Pourra-t-on continuer à prôner la croissance pour quelques pays
nantis sans nous soucier des pays du Sud ? Faut-il prôner la décroissance,
et dans le cas où nous ne le penserions pas, quels seront demain, les vrais
moteurs d’une croissance acceptée ? Le séminaire s’appuiera également sur
l’actualité scientifique et politique récente. Les tests ADN pour les étrangers
candidats au regroupement familial sont-ils utiles et acceptables ? Quel
bilan peut-on tirer du processus mis en place par le Grenelle de
l’environnement et quelle analyse peut-on tirer de ses résultats ? La loi
sur les OGM répond-elle aux questions posées par nos concitoyens ? L’essor
des biocarburants va-t-il dans le sens du développement durable ?
Le séminaire se
propose de dresser l’état des lieux dans quatre grandes technologies clés: les biotechnologies, les nanotechnologies, les technologies de
l’information et de la communication, les écotechnologies, et de discuter les
questions éthiques que pose le développement de ces technologies. L’objectif de ce séminaire est donc de sensibiliser les étudiants aux
grands enjeux scientifiques, de détailler les principales avancées, de les
rendre plus compréhensibles, de faire le point sur les controverses que
suscitent les avancées de la science, et sur les réponses politiques apportées
par les directives européennes et les lois nationales.
Jean-Yves LE
DÉAUT, qui s’est spécialisé dans les questions de
recherche, de technologie et d’innovation. Il a été Président et Vice-Président
de l’L'office Parlementaire d’Evaluation des Choix Scientifiques et
Technologiques (OPECST) depuis 1986.
La série de
conférences à l’Institut d’Etudes Politiques de Paris, s’appuie sur les travaux
de l' OPECST qui a fait un travail important sur les recensements des enjeux
du développement de la science. Cette série de
conférences sera donnée à deux voix. Dans les
années passées, se sont exprimés des parlementaires spécialisés dans les
questions scientifiques et techniques [1],
comme Claude BIRRAUX (questions énergétiques), Valérie PECRESSE ou Alain CLAEYS
(Bioéthique), Yves COCHET (Energie), Christian PAUL (Société de l’Information),
Marie-Christine BLANDIN (Pollutions intérieures), Jean DIONS DU SEJOUR
(Propriété intellectuelle), Nathalie KOSCIUSKO-MORIZET (Changement climatique),
ou encore des scientifiques et des experts internationalement reconnus comme
Axel KAHN (Biotechnologies), Jean JOUZEL (Climat), Michèle PAPPALARDO
(Développement durable), Martin HIRSCH (Expertise scientifique), Jean-Louis
BEFFA (Application des directives européennes). Ces conférences ont pour
objectif de permettre aux étudiants de mieux appréhender l’intérêt de la
technologie, mais aussi les questions économiques et sociales et donc
politiques et juridiques qu’elles soulèvent.
Plan du séminaire
I.La révolution des biotechnologies
Qu’est-ce que les biotechnologies ?
Les définitions : le génie génétique,
les cellules cellulaires, les fermentations, le clonage
Les applications dans les domaines de la
santé humaine et animale, de l’agriculture et de l’agroalimentaire, de
l’énergie et des matériaux, du monde marin
L’introduction des biotechnologies dans
l’industrie pharmaceutique : la genèse d’un médicament.
Génétique et réponse thérapeutique.
L’évolution vers une médecine personnalisée. Le droit à « l’intimité
génétique »
Le potentiel économique des
biotechnologies. Devrons-nous bientôt rajouter une « facture
recherche à la facture pétrolière » ?
Le risque du bioterrorisme constitue-t-il
un mythe ?
Jusqu’à quel point la manipulation du
vivant est-elle éthiquement justifiable ?
Débat
Bibliographie
Michel Cymès et Rosine Depoix. « Les Clés de la génétique », Paris : coédition
France Info/Jacob-Duvernet, novembre 2001.
Gilbert Hottois et Marie-Hélène
Parizeau. « Les mots de la bioéthique : un
vocabulaire encyclopédique », Bruxelles : De Boeck Université, 1993
Jean-Yves Le Déaut. « Rapport sur la place des biotechnologies en France et en
Europe », Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et
technologiques, Rapport n° 2046 (AN) et 158 (S), 2005. Voir http://www.assemblee-nationale.fr/12/rap-off/i2046.asp
Axel Kahn :
« Et l’homme dans tout ça ? - Plaidoyer pour un humanisme moderne-
», Paris : Editions NiL, mars 2000.
« Venir à bout de la nature ».
Entretien avec Noëlle Lenoir et Philippe Meyer.
Revue des Deux-Mondes, pp.113-120, juin 2001.
II.L’utilisation des biotechnologies
dans l’agroalimentaire, la controverse des plantes génétiquement modifiés
Les techniques de la transgénèse végétale
Risques, incertitudes et bénéfices des
OGM : risques allergiques, toxiques, de résistance aux antibiotiques,
bénéfices en matière d’environnement, d’amélioration de la qualité
nutritionnelle…
La guerre des normes : étiquetage,
seuils de présence fortuite, coexistence de cultures biologiques ou
traditionnelles avec des cultures transgéniques.
Les enjeux économiques des OGM.
L’accaparation des brevets par quelques multinationales. Les transferts de
technologie vers les pays du Sud. Un sujet controversé : faut-il
utiliser les technologies OGM pour nourrir la planète ?
L’information du public
L’assurabilité et la responsabilité
juridique liées aux risques potentiels
La question de la recherche en plein champ
Débat
Bibliographie
Claude Saunier, « Rapport sur les nouveaux apports de la science et de la
technologie à la qualité et à la sûreté des aliments », Office
parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques, Rapport
n° 1543 (AS) n° 267 (S), avril 2004. http://www.assemblee-nationale.fr/12/rap-off/i1543-t2.asp
Jean-Yves Le
Déaut, « De la connaissance des gènes à leur
utilisation . I. L'utilisation des organismes génétiquement modifiés dans
l'agriculture et dans l'alimentation». Office parlementaire d'évaluation des
choix scientifiques et technologiques. Rapport n° 1054 (AS), n° 545 (S),
juillet 1998. http://www.senat.fr/rap/o97-5451/o97-5451_mono.html#toc0
Paul Houdebine, « Le génie génétique de l'animal à l'homme », Domino
Flammarion, 1998. Hervé Kemf, « La guerre secrète des
OGM », Paris : Seuil, 2003.
Jeremy Rifkin, « Le siècle biotech », Paris : La Découverte, 1998.
III.Etude de cas : Elaboration de la loi
relative aux organismes génétiquement modifiés(loi N°
2008-595 du 25 JUIN 2008)
Le mécanisme de l’élaboration de la loi
(texte du projet de loi, rapport parlementaire, lectures à l’Assemblée
Nationale et au Sénat, commission mixte paritaire, texte final, décrets
d’application)
Les rapports ayant précédé la loi de 2008,
rapport d'information de l'OPECST(1998) la première conférence de citoyen
(1998), rapport des 4 sages sur l’expérimentation en plein champ (2002),
la mission d’information parlementaire (2005) sur les organismes
génétiquement modifiés.
La directive européenne de 1991 sur
l’utilisation des OGM
La directive 2001/18 sur les plantes
transgéniques (transcrite après 7 ans de tergiversations)
Les questionnements sur l’étiquetage (y
compris sur des animaux ayant consommé des OGM), la traçabilité, la coexistence
des filières, les expérimentations en plein champ, l’indemnisation des
éventuels dommages
La loi sur les OGM peut-elle être
considérée comme une loi fondatrice sur les biotechnologies ?
Les questions qui continuent à alimenter
la controverse : la définition du «sans OGM » et du « non
OGM », la définition des OGM bactériens, végétaux, animaux.
Bibliographie
Bernard
Chevassus-au-Louis, « OGM et agriculture :
options pour l’action publique ».
Rapport du
Commissariat général au plan. Paris : La Documentation française, 2001.
Christian Ménard
et Jean-Yves Le Deaut,« Rapport sur les enjeux des essais et de l'utilisation des
organismes génétiquement modifiés ».Mission
d'information sur les enjeux des essais et de l'utilisation des organismes
génétiquement modifiés. Rapport n° 2254 (AS), avril 2005. http://www.assemblee-nationale.fr/12/rap-info/i2254-t1.asp
Pierre-Henri
Gouyon, Jean-Pierre Henry et
Jacques Arnould, « Les avatars du gène »,
Paris : Belin, 1997.
Arnaud Apoteker, « Du poisson dans les fraises. Notre alimentation
manipulée », Paris : La Découverte, 1999.
Jean-Paul Oury, « La querelle des OGM », Collection Science, Histoire et
Société, Presses Universitaires de France, 2006.
Jean-Pierre
Berland, José Bové, François Brune, Ivan Illich
(Collectif), « Défaire le développement - Refaire le monde »,
Lyon : Editions Parangon, 2005
Projet de loi
relatif aux organismes génétiquement modifiés, NOR : DEVX0771876L/B1, MEDAD,
n°149 149 (2007-2008) de M. Jean-Louis BORLOO, Ministre d'État, ministre
de l'écologie, du développement et de l'aménagement durables, déposé au Sénat
le 19 décembre 2007 : http://www.senat.fr/leg/pjl07-149.html
et annexe I, « Avis sur la dissémination du MON810 sur le territoire
français », Comité de préfiguration d’une haute autorité sur les
organismes génétiquement modifiés institué par le décret n°2007-1719 du 5
décembre 2007: http://www.senat.fr/rap/l07-181/l07-1819.html
IV.Les espoirs des biotechnologies en
matière de santé
Potentiel des biotechnologies et problèmes
éthiques
La thérapie génique. L’ADN médicament
La thérapie cellulaire. La réparation des
organes
Les cellules souches, embryonnaires
L’encadrement législatif et réglementaire
et l’utilisation des cellules souches. La controverse du clonage
thérapeutique
Débat
Bibliographie
Marcela Iacub et
Pierre Jouannet, « Juger la vie : les
choix médicaux en matière de procréation ». Paris : La Découverte, Coll.
Cahiers libres, 2001.
Hervé Chneiweiss
et Jean-Yves Nau, « Bioéthique - Avis de tempêtes
- Les nouveaux enjeux de la maîtrise du vivant », Paris : Alvik,
2003.
Josué Feingold,
Marc Fellous et Michel Solignac, « Principe de Génétique
Humaine »,
Paris : Hermann, 1998.
Jean-Luc
Rossignol et al.,
« Génétique, gènes et génome - Cours et question de révision »
Paris : Dunod, 2000.
« L'embryon médicament, les
étonnants pouvoirs des cellules souches ». Science & Vie n°1010,
pp.83-102, novembre 2001.
« Bioéthique:
l'Allemagne au bord du Rubicon » par Thibaut de Champris , Documents-Revue
des questions allemandes, pp. 75-82, juillet-août-septembre 2001
« Clonage, eugénisme, avortement, euthanasie : où allons-nous ? »
Axel Kahn - Jacques Testart- Peter Sloterdijk - Pierre-André Taguieff -
Dominique Lecourt - Robert Carvais -Monique Canto-Sperber - Maurice Cassier -
Pascal Nouvel - Jean-Jacques Delfour - Antoine Courban - Nicolas Aumonier, Res
Publica Hors série n° 1, octobre 2002.
V.Les lois sur la bioéthique :
des lois biodégradables ? les lois biotéthiques
Les principes généraux et l’utilisation
des produits du corps humain
L’assistance médicale à la procréation
L’identification d’une personne par ses
empreintes génétiques
L’interdiction du clonage reproductif. La
nouvelle incrimination de crime contre l’espèce humaine.
La recherche sur l’embryon et sur les
cellules souches embryonnaires
L’agence de biomédecine
Les tests ADN pour les étrangers candidats
au regroupement familial
Les examens réguliers des lois
bioéthiques, dans un contexte évolutif des sciences et techniques
Bibliographie
Hervé Chneiweiss, « Neurosciences et neuroéthique. Des cerveaux libres et
heureux » Paris : Alvik, 2006
Jacques Testard
et Christian Godin, « Au bazar du vivant »,
Paris : Seuil, 2001 Albert Jacquard et Axel Kahn, « L’avenir n’est
pas écrit », Paris : Bayard, 2001
« Avis sur l'avant-projet de révision des lois de bioéthique », Comité
consultatif national d'éthique, Cahiers du Comité consultatif
national d'éthique n°27, pp. 3-20, avril 2001, http://www.ccne-ethique.fr/francais/avis/a_067.htm
« L'essor du
génie génétique. Science, conscience et démocratie. Economie et décision »,
Futuribles n°264, mai 2001 :
§Hugues de Jouvenel, « Science sans conscience », pp. 3-4
§Louise Vandelac, « Menace sur l’espèce humaine: Démocratiser le génie
génétique », pp. 5-26
§Martin Hutchinson, « Le boom de la gène-économie: Le marché des clones, ou
l’avènement de l’homme-dieu », pp. 27-32.
Christian
Baillon-Passe, « De quelques réflexions sur
l'état des lieux et des esprits à la veille de la révision des lois de
bioéthique », Les Petites Affiches n° 131-132, pp. 4-12, juillet 2001.
Hélène Gaumont-Prat, « Les tribulations en France de la directive no 9844 du 6
juillet 1998 relative à la protection juridique des inventions
biotechnologiques », Recueil Dalloz, Cahier Droit des affaires n° 35, pp.
2882-2889, octobre 2001
Alain Claeys, « La brevetabilité du vivant », Rapport de l'Office
Parlementaire des Choix Scientifiques et Technologiques, Assemblée Nationale,
N° 3502 ; Sénat, N° 160, décembre 2001, http://www.assemblee-nationale.fr/11/rap-off/i3502.asp
VI.Nanomonde et nanotechnologies
Les nanotechnologies, c’est quoi au
juste ? Les briques élémentaires de la matière
Les perspectives des
nanotechnologies : nanoparticules détectrices ou réparatrices,
matériaux intelligents, nanorobots, systèmes auto-organisés, applications
dans le domaine du stockage de l’énergie
Les nanabiosciences. Convergences entre
nanotechnologies et santé
Les nanoproduits au quotidien. Les puces
implantables pour assurer le suivi des produits ou des personnes, les
nanoparticules ciblées, les nanorganes.Comment encadrer la maîtrise des risques ? Les nouveaux
matériaux engendrent-ils de nouveaux risques ?
Les enjeux militaires des nanotechnologies
et les répercussions géopolitiquesles nouvelles technologies, très coûteuses, seront-elles
réservées aux pays riches ?
Les enjeux éthiques des
nanotechnologies :nanotechnologies
et les libertés individuelles ; le développement des nanotechnologies
constitue-il un progrès ou une aliénation ?
Bibliographie
Louis Laurent, Jean-Claude Petit, « Les
nanotechnologies doivent-elles nous faire peur ? », Paris : Le
Pommier, 2005. Mark et Daniel Ratner
« Nanotechnologies, la révolution de demain », Paris : Campus
Press, 2003.
Bernadette Bensaude-Vincent « Se libérer de la matière ? Fantasmes autour des nouvelles
technologies », Paris : INRA, coll. Sciences en questions, 2004
« Nanotechnologies : Universités de
tous les savoirs. » Paris : Odile Jacob,
2004.
Jean-Louis Lorrain,
Daniel Raoul, « Nanosciences et progrès médical »,
Office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et technologiques.
Rapport d’information n° 1588 (AS) &n° 293 (S),mai 2004. http://www.assemblee-nationale.fr/12/rap-off/i1588.asp
« Particules ultrafines : le
nanodéveloppement sous surveillance », Institut national de recherche et
de sécurité (INRS), Travail & Sécurité n°652, pp. 27-36, juin 2005. http://www.travail-et-securite.fr
Claude Birraux, Daniel
Raoul, Claude Saunier,
« Nanotechnologies : Risques potentiels, enjeux éthiques ». Office
Parlementaire des Choix Scientifiques et Technologiques, compte rendu de
l'audition publique du 7 novembre 2006.
VII.L’expertise au service de la
décision politique
La crise de l’expertise à travers deux
crises : le sang contaminé et l’encéphalite bovine spongiforme. La
réponse française : la création d’agences (produits de santé,
environnement, nucléaire, sécurité alimentaire…). ou d'autorités
administratives indépendantes (autorité de sûreté nucléaire).
Le rôle des autorités administratives
indépendantes françaises
La situation et le statut de l’expert.
Expertise et décision politique.
L’expertise peut-elle être
indépendante ? Le rôle d’organismes comme le CRIIRad, le CRIIGen ou
le CRIIRem. L’expertise et décision politique. Le rôle de l’Office
Parlementaire d’Evaluation des Choix Scientifiques et Technologiques
La dimension internationale de
l’expertise. La répartition des rôles entre les agences nationales et
européennes
L’exemple des antennes hertziennes de
téléphonie mobile : les ondes magnétiques peuvent-elles être
dangereuses ?
Serait-il illusoire d’établir une échelle
des risques pour classer les principales menaces que nous devrons
affronter au XXIème siècle ?
Bibliographie
Marie-Angèle Hermitte,« Le sang et le droit. Essai sur la
transfusion sanguine », Paris : Seuil, 1996.
Martin Hirsch,« Ces
peurs qui nous gouvernent. Sécurité sanitaire : faut-il craindre la
transparence ? », Paris : Albin Michel, 2002.
Francis Chateauraynaud, Christian Bessy, « Experts et Faussaires.
Une sociologie de la
Philippe Roqueplo,
« Entre savoir et décision, l’expertise
scientifique », Paris : INRA, coll. Sciences en questions, 1997.
Marie-Angèle Hermitte et Dominique Dormont,
in P.Kourilsky et G.Viney,« Propositions pour le principe de précaution à la lumière de
l’affaire de la vache folle », Le principe de précaution, Paris :
Odile Jacob, 2000.
Jean-Yves Le Déaut,
Claude Saunier, « L'expertise
scientifique », compte rendu de l'audition d'évaluation des choix
scientifiques et technologiques, n° 2890 (AS) & n° 220 (S), février 2006. http://www.assemblee-nationale.fr/12/rap-off/i2890.asp
Jean-Louis Lorrain, Daniel Raoul, « L'incidence éventuelle de la téléphonie mobile sur la
santé », Rapport d'information n° 342 (AN), n° 52 (S), novembre 2002. http://www.senat.fr/rap/r02-052/r02-052.html
VIII.NTIC / option 1 : La sécurité
des systèmes d’information
La révolution des technologies d’information
avec l’arrivée d’objets dits « intelligents » et communicants.
La fragilité des systèmes informatiques et
la menace électronique : virus, vers, bots, attaques. Les maillons
sensibles : les dispositifs électroniques de protection des secrets,
(cartes à puces), les méthodes d’identification biométrique, le cryptage,
les méthodes applicatifs de filtrage des contenus (anti-spam, anti-virus),
le « spywair ».
Prévention et détection d’intrusion.
Informatique et liberté
individuelle : commission informatique et liberté, fichier
informatique, réseau de localisation (GPS), système de surveillance
généralisée (puces RFID).
Les enjeux de souveraineté
internationale : sécurité de l’Etat, infrastructures vitales et
coopération internationale, lutte contre la cybercriminalité.
Philippe Chantepie,Marc Herubel,Franck Tarrier, « Mesures techniques de protection des œuvres & DRMS. 1ère
Partie : Un état des lieux », Rapport n° 2003-02 — (I), Janvier 2003. www.culture.gouv.fr/culture/cspla/Mptdrms.pdf
www.ssi.gouv.fr :
site gouvernemental d’information sur la SSI
www.clusif.asso.fr :
site du Club de la Sécurité des Systèmes d’Information Français, dédié à
l’analyse de la sinistralité dans le monde informatique
www.cnil.fr :
site de la Commission Nationale de l’Informatique et des Libertés ; www.foruminternet.org : site du
Forum des droits sur internet
VIII.NTIC / option 2 : La gouvernance
mondiale de l’internet
l’architecture de l’Internet, les
adresses, les noms de domaine, les racines : l’arbre DNS
Les acteurs : l’ICANN (Internet
Corporation for Assigned Names and Number), l’internet Society (ISOC),
L’IETF (Internet Engeneering Task Force). La gouvernance américaine
est-elle préjudiciable ?
Gouvernance du net et souveraineté
nationale. Les langues et la société mondiale du savoir
Les contenus et les services : le
Web, les outils de recherche, le courriel, la gestion des contenus et des
services, la traduction, l’archivage
Les normes et les standards
Y-a-t-il une domination des Etats-Unis sur
la toile ?
Bibliographie
:
Christian
Huitema, « Et Dieu créa l’Internet »,
Paris : Eyrolles, 1996.
Katie Hafner et Matthew Lyon, « Les sorciers du
Net. Les origines de l’Internet », Paris : Calmann-Lévy, 1999.
Jean-Claude
Guédon, « La planète cyber, Internet et
cyberespace », Paris :Gallimard, 1996.
Claude Birraux,
Jean-Yves Le Déaut, « La gouvernance mondiale de l'Internet », Compte rendu de l'audition
publique du 8 décembre 2005. Office parlementaire d'évaluation des choix
scientifiques et technologiques n° 2891 (AS) & n° 219 (S) février 2006.
Daniel Cohen, Michèle Debonneuil, Dominique Strauss
Kahn, « Nouvelle économie ».
Les Rapports du
Conseil d'analyse économique, n° 28, Paris : La Documentation française,
2000. http://www.cae.gouv.fr/
IX.LA CHIMIE DU 21ème SIECLE
SERA-T-ELLE VERTE ?
Les enjeux sanitaires (les substances
cancérigènes, mutagènes, toxiques pour la reproduction ; les
controverses sur les causes des maladies du 21ème siècle : cancers,
asthmes, allergies, infertilité…)
Les enjeux environnementaux (substances
bio accumulatives et persistantes)
L’importance du secteur de la chimie,
emplois, compétitivité
La connaissance scientifique des
100 000 substances présentes en Europe qui pour une grande part n’ont
pas évalué en terme de risques
Les débats autour de la réglementation
européenne REACH (enRegistrement, Evaluation, Autorisation des substances
CHimiques)
La responsabilité des entreprises et des
grands groupes chimiques internationaux.
Le principe de « substitution »
pour les molécules chimiques préoccupantes et l’émergence d’une chimie
« verte »
Les liens entre pesticides,
environnement et santé humaine. L’exemple de l’utilisation de la
cholordécone dans l’agriculture antillaise. (Etude actuelle à l’OPESCT
menée par Catherine Procaccia et Jean-Yves Le Déaut)
Bibliographie :
André Aschieri, « La France toxique. Santé-environnement : les risques
cachés », Paris : La Découverte, 1999.
Ulrich Beck, « La société du risque, sur la voie d’une autre modernité »,
Paris : Aubier, 2001
Dominique
Belpomme, « Ces maladies créées par l'homme :
comment la dégradation de Bernadette Bensaude-Vincent, « Faut-il avoir peur de la chimie ? », Paris :
Empêcheurs de penser en rond, 2005.
Collectif, « La chimie », Université de tous les savoirs, Paris :
Odile Jacob, 2002. « L'environnement met en péril notre santé »,
Paris : Albin Michel, 2004.
« Politiques du risque » Politix
n°44, 4ème trimestre 1998
Francis Chateauraynaud, « La sociologie pragmatique à l'épreuve des risques »,
pp.76-106
Mary Berstein, James M. Jasper « Les tireurs d'alarme dans les conflits sur les risques
technologiques : entre intérêts particuliers et crédibilité. »,
pp.109-134.
Marie Christine
Blandin, « Risques et Dangers pour la santé
humaine de substances chimiques d'usage courant : éthers de glycol et polluants
de l'air intérieur ». Evaluation de l'expertise publique et choix opérés.
Rapport d'information n° 629 (AN), n° 176 (S), janvier 2008. http://www.assemblee-nationale.fr/13/rap-off/i0629-tI.asp
X. Etude de cas : grenelle de
l’environnement (2007) : Le processus de concertation et l’élaboration de
la loi sur sa mise en œuvre
Le processus du Grenelle de
l'Environnement : Lutte contre le changement climatique; Biodiversité,
écosystèmes et milieux naturels ; Prévention des risques pour
l'environnement et la santé, prévention des déchets ; Etat exemplaire ; Gouvernance,
information et formation ; Dispositions propres aux départements, régions
et collectivités d' Outre-mer
·L’état des lieu (scientifique, technique et
socio-économique) et les projections du GIEC pour climat du XXIème
siècle,
·Les engagements internationaux
(diminiution des émisions de gaz à effet de serre)
Les secteurs en cause : résidentiel
tertiaire et habitat, transports, industrie, agriculture, les réductions
des émissions de gaz à effet de serre et le Grenelle de
l’environnement
Les Européens respectent-ils les
engagements qu’ils se sont fixés ? L’exemple des conséquences du
réchauffement climatique : la situation de l’océan Arctique.
·La nécessité de sobriété énergétique,
d’efficacité énergétique et de développement des énergies renouvelables
·Le paquet énergie-climat :les conclusions de la conférence de Poznan en 2008, après Bali (décembre
2007), et la préparation du sommet de Copenhague en décembre 2009
Le site du GIEC : http://www.ipcc.ch/home_languages_main_french.htm
Jean-Yves Le
Déaut, Nathalie Kosciusko-Morizet, « Rapport fait au nom de la mission d'information sur l'effet de
serre », Rapport n° 3021 (AS), avril 2006.
Robert Kandel, « Le réchauffement climatique », Paris : PUF, coll. Que sais-je ?2002.
Jean Jouzel, Anne Debroise, « Le climat : jeu
dangereux ; quelques prévisions pour les siècles à venir », Paris :
Dunod, 2004.
Michel Petit, « Qu’est-ce que l’effet de serre ? Ses conséquences sur l’avenir
du climat » Paris : Vuibert, coll.
Planète Vivante, 2003.
Hervé Le Treut, Jean-Pascal van Ypersele, Stéphane
Hallegatte, Jean-Charles Hourcade (dirs.), « Science du changement climatique - Acquis et
controverses », Paris : Iddri, 2004.
Hervé Le Treut, Jean Marc Jancovici,
« L’Effet de serre : allons nous changer le climat ? », coll. Dominos, Flammarion, Paris, 2001.
MA Hermitte,
« La nature juridique des quotas d’émission de
gaz à effet de serre », Les Annales de la régulation, Paris :
Université de Paris I, 2005
André Berger « Le climat de la Terre : un passé pour quel avenir ? »,
Bruxelles : De Boeck université, 1992.
Philippe
Richert, Grenelle de
l'environnement - Chantier n° 33 "Air et atmosphère". Ministère de
l'écologie, de l'énergie, du développement durable et de l'aménagement du
territoire : 2008 / 34 p.
Le
changement climatique : Quelles
solutions ? Etudes de la Documentation française n.5290-91 La
Documentation française : 2009 / 184 p.
Le climat : risques
et débats. Avec un entretien
d’Emmanuel Le Roy Ladurie. Questions internationales n° 38,
juillet-août 2009. La Documentation française, 2009 / 128 p.
Droit et politiques
de l’environnement. Yves
Petit. Coll. Les Notices. La Documentation française : 2009 / 200
p.
XI. Le nucléaire a-t-il un avenir ?
La part du nucléaire dans le monde
Les réacteurs de nouvelle génération. Le
débat sur l’EPR et les réacteurs de 4ème génération. Les filières à
neutrons rapides
La fusion nucléaire, le projet ITER
La sûreté nucléaire et la
radioprotection : la longue marche vers la transparence
La question des déchets radioactifs, la loi
Bataille de 1991, la loi de 2006 sur les déchets nucléaires
Etude de cas : la loi de 2006 sur la transparence nucléaire en France : la
création de l’Autorité de Surêté Nucléaire (ASN) et du Haut comité pour la
Transparence et l’Information sur la Sécurité Nucléaire (HCTISN), le Haut
Conseil a-t-il bien fonctionné lors des incidents du Tricastin en
2008 ?
Bibliographie
Paul Bonche (dir.), « Le nucléaire expliqué par
des physiciens », Les Ulis : EDP-Sciences, 2002.
Christian Ngô, « L’énergie. Ressources, technologies, Environnement »,
Paris : Dunod, Coll. UniverSciences, 2004.
Christian
Bataille, Claude Birraux,
« L'état d'avancement et les perspectives des recherches sur la gestion
des déchets radioactifs », Office parlementaire d'évaluation des choix
scientifiques et technologiques, rapport n° 2159 (AS) & n° 250 (S), mars
2005. http://www.assemblee-nationale.fr/12/rap-off/i2159.asp
Christian
Bataille, Claude Birraux,
« La durée de vie des centrales nucléaires et les nouveaux types de
réacteurs », Office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et
technologiques, Rapport n° 832 (AS) & n° 290 (S), mai 2003. http://www.assemblee-nationale.fr/12/rap-off/i0832.asp
Claude Birraux, Jean-Yves Le Déaut, « Le contrôle de
la sureté et de la sécurité des installations nucléaires », Office
parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et technologiques, rapport n°
971 (AS) & n° 484 (S), juin 1998. http://www.assemblee-nationale.fr/11/rap-oecst/r0971-2.asp
Jean-Michel
Charpin, Benjamin Dessus, René
Pellat, « Étude économique prospective de la
filière électrique nucléaire », Commissariat général du Plan, Paris :
La Documentation française, 2000.
XII. Quelle énergie pour demain : Les energies
renouvelables
L’actuelle contribution énergétique :
la part des énergies renouvelables. Le paquet climat-énergie européen et
le point sur le respect des accords de Kyoto au niveau Européen (Europe
des 27)
L’hydraulique - L’éolien - Le solaire
thermique et photovoltaïque-
La géothermie - La biomasse. La controverse des bio/agro-carburants - La
filière hydrogène : espoir ou fausse solution ?
Les verrous technologiques. (stockage de
l’électricité, hydrolyse de la lignocellulose…)
Les aspects réglementaires :
obligations d’achats, les certificats verts
Bibliographie
Paul Bonche (dir.), « Le nucléaire expliqué par
des physiciens », Les Ulis : EDP-Sciences, 2002.
Christian Ngô, « L’énergie. Ressources, technologies, Environnement »,
Paris : Dunod, Coll. UniverSciences, 2004.
Christian
Bataille, Claude Birraux,
« L'état d'avancement et les perspectives des recherches sur la gestion
des déchets radioactifs », Office parlementaire d'évaluation des choix
scientifiques et technologiques, rapport n° 2159 (AS) & n° 250 (S), mars
2005. http://www.assemblee-nationale.fr/12/rap-off/i2159.asp
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« La durée de vie des centrales nucléaires et les nouveaux types de
réacteurs », Office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et
technologiques, Rapport n° 832 (AS) & n° 290 (S), mai 2003. http://www.assemblee-nationale.fr/12/rap-off/i0832.asp
Claude Birraux, Jean-Yves Le Déaut, « Le contrôle de
la sureté et de la sécurité des installations nucléaires », Office
parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et technologiques, rapport
n° 971 (AS) & n° 484 (S), juin 1998. http://www.assemblee-nationale.fr/11/rap-oecst/r0971-2.asp
Jean-Michel
Charpin, Benjamin Dessus, René
Pellat, « Étude économique prospective de la filière
électrique nucléaire », Commissariat général du Plan, Paris : La
Documentation française, 2000.
Jacques Vernier, « Les énergies renouvelables », Paris : PUF, Que
sais-je ? n° 3240, 2005.
Jean-Christian Lhomme, « Les énergies
renouvelables Histoire, état des lieux et perspectives », Paris :
Delachaux et Niestlé, 2004.
Hermann Scheer, « Le solaire et
l’économie mondiale », Arles : Solin-Actes Sud, 2001.
Claude Birraux, Jean-Yves Le Déaut, « L'état actuel
et les perspectives techniques des énergies renouvelables » Office
parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et technologiques, rapport
n° 3415 (AS) & n° 94 (S), novembre 2001. http://www.assemblee-nationale.fr/rap-oecst/energies/r3415.asp
www.energies-renouvelables.org :
le site de l’observatoire des énergies renouvelables (Observ’ER) ; http://www.cler.org : le site du Comité de
Liaison des Energies Renouvelables (réseau national regroupant des
associations, des collectivités territoriales et des entreprises).
Loi
n° 2005-781 du 13 juillet 2005 de programme fixant les orientations de la
politique énergétique (NOR: ECOX0400059L), Journal
Officiel n° 163 du 14 juillet 2005, page 11570
Christian
Bataille, Claude Birraux,
« Les nouvelles technologies de l'énergie et la séquestration du
CO2 », Office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et
technologiques, Rapport n° 2965 (AS) & n° 254(S), mars 2006. http://www.assemblee-nationale.fr/12/rap-off/i2965.asp
Pierre
Castillon, Mac Lesggy,
Edgar Morin, Rapport du Comité des Sages, remis à
Nicole Fontaine, ministre déléguée à l’Industrie, 12 septembre 2003 : www.debat-energie.gouv.fr
Jean-Marc Jancovici, Alain Grandjean, « Le Plein s’il
vous plaît », Paris : Le Seuil, 2006.
Commission européenne, Livre vert
« Une stratégie européenne pour une énergie sûre, compétitive et durable »
COM(2006) 105, Bruxelles, mars 2006. http://europa.eu.int/comm/off/green/index_fr.htm
Commission européenne, Livre vert « sur
l’efficacité énergétique ou Comment consommer mieux avec moins » COM(2005)
265 final, Bruxelles, juin 2005. http://europa.eu.int/comm/off/green/index_fr.htm
www.iea.org : le site de l’Agence
internationale de l’énergie ; www.debat-energie.gouv.fr :
le site officiel sur le débat initié par le gouvernement ; www.manicore.com : le site de Jean-Marc
Jancovici, président du comité consultatif du débat
national sur l’énergie ; www.vrai-debat.org :
le site du collectif d’ONG « Energies : le vrai débat », en
réaction au débat officiel ; www.negawatt.org : le
site de l’association Négawatt « pour un avenir énergétique sobre,
efficace et renouvelable » ; www.energiesosfutur.org
: association sur le droit universel à l’énergie.
Docteur ès
sciences (1976, Université Louis Pasteur de Strasbourg, Professeur à
l’Université de Nancy I jusqu’en 1998, Professeur à l'Institut d'Etudes
Politiques de Paris : « Les grands enjeux scientifiques du XXIème
siècle », depuis 2005
Ancien Président
(1989-1992 – 1997-1998 – 2001-2002), actuel Vice-Président de l’Office
Parlementaire d’Evaluation des Choix Scientifiques et Technologiques (OPECST)
Site Web: www.jyledeaut.fr
Principaux
travaux parlementaires dans le domaine de la recherche et des technologies :
ØAuteur du rapport sur le développement
des activités liées à l'extraction des ressources minérales de l'Antarctique
(1989), (OPECST)
ØAuteur du rapport sur la gestion des
déchets très faiblement radioactifs (1990), (OPECST)
ØRapporteur de la Commission d'enquête de
l’Assemblée Nationale sur la transmission du SIDA (1993)
ØMembre des commissions d’information sur
les lois bioéthiques (1993-1994 et 2000-2001)
ØMembre de la Commission d’information sur
l’Encéphalite Spongiforme Bovine (ESB) (1996) et sur la Sécurité alimentaire
(1997)
ØAuteur du rapport sur l'utilisation des
organismes génétiquement modifiés dans l'agriculture et dans l'alimentation
(1998), (OPECST), organisateur de la première conférence de citoyens en France
(1998)
ØParlementaire en mission, nommé par le
Premier Ministre, auteur du rapport sur le contrôle de la sûreté nucléaire et
de la radioprotection (1998), à la base de la loi transparence des sûretés
nucléaires (2006)
ØCo-auteur du rapport de synthèse, demandé
par le Gouvernement, faisant suite du débat sur les OGM et les Essais au Champ
avec Christian Babusiaux, Didier Sicard, Jacques Testart (2002)
ØParlementaire en mission, nommé par le
Premier Ministre, auteur du rapport "Priorité à la Recherche", avec
Pierre Cohen, loi sur la recherche et l’innovation (1999)
ØAuteur du rapport sur les Energies
Renouvelables, avec Claude Birraux (2001), (OPECST)
ØRapporteur de la commission d’enquête sur
la sûreté des installations industrielles et des centres de recherche et sur la
protection des personnes et de l’environnement en cas d’accident industriel
majeur (AZF) (2002)
ØAuteur du rapport sur la Place des
Biotechnologies en France et en Europe (2005), (OPECST)
ØPrésident de la mission d’information sur
les enjeux des essais et de l’utilisation des OGM (avril 2005), avec
Christian Menard, rapporteur
ØPrésident de la mission d’information sur
l’effet de serre et le réchauffement climatique (2005-2006), avec NathalieKosciusko-Morizet, rapporteur
ØRapport en préparation avec Catherine
Proccacia sur l'utilisation de la chlordécone en agriculture antillaise (2009)
Les intervenants, sessions
2006,2007 et 2008
INTRODUCTION AUX BIOTECHNOLOGIES
2008-2009 Pierre Tambourin : ancien élève de l’Ecole
Polytechnique, directeur de recherche à l’INSERM, directeur général de
Genopole® à Évry (depuis 1998), président du conseil d’administration de
l’Ecole Normale Supérieure de Cachan, vice-président du Pôle Medicen Paris
Région, ancien président du Centre d'Etude du Polymorphisme Humain (CEPH)
(2003-2005), ancien président du Conseil scientifique de l’Institut national
de la recherche agronomique (INRA), (1998-2003), ancien directeur du
département des sciences de la vie du Centre national de la recherche
scientifique (CNRS), (1993-1997), ancien directeur de la section de recherche
de l’Institut Curie (1989-1992). Recherches essentiellement consacrées à la
cancérologie moléculaire visant à comprendre les mécanismes qui transforment
une cellule normale en cellule cancéreuse, puis à identifier les gènes
impliqués dans ces mécanismes (79 publications internationales).
2007 Axel KAHN : Docteur en médecine et Docteur ès
Science, généticien, directeur de l’Institut Cochin et de l’IFR Alfred Jost,
ancien membre du Comité national d’éthique (1992-2004), ancien Président du
Groupe des Experts de Haut Niveau sur les Sciences de la Vie auprès de la
Commission Européenne (2000-2002) et membre du Conseil Scientifique de
l’Office Parlementaire d'Evaluation des Choix Scientifiques et Technologiques
(OPECST).
2006 Marc FELLOUS : Docteur en Médecine, Docteur
ès-sciences, Professeur de génétique à Paris VII, chef de l’Unité
d’immunogénétique à l’Institut Pasteur, directeur des unités INSERM U.527 et
E0021, Institut Alfred Jost, Hôpital Cochin, Président de la Société
française de génétique humaine, Président de la Commission parlementaire du
génie biomoléculaire.
OGM (2 SEANCES)
2006-2007-2008-2009 Pierre-Henri GOUYON : ingénieur agronome, Docteur
ès Sciences, Professeur au Museum d’Histoire naturelle, à l’Agro et à l’Ecole
Polytechnique (depuis 1996), ancien directeur du laboratoire UPS-CNRS
d’Ecologie, Systématique et Evolution (depuis 1997), ancien directeur
scientifique adjoint au sein du conseil de département des sciences de la vie
du CNRS et du comité opérationnel d'éthique dans les sciences de la vie du
CNRS, membre du comité d’éthique de l’INSERM, membre comité de biovigilance
du ministère de l’agriculture et du Conseil scientifique du CRii-GEN, membre
du « Comité de préfiguration de la haute autorité sur les biotechnologies ».
2008 Guy RIBA : entomologue et généticien, normalien,
agrégé de l’Université, docteur ès Sciences, directeur Général Délégué en
charge des programmes, du dispositif et de l’évaluation scientifiques à
l’INRA (depuis 2004), ancien responsable de la Direction Scientifique
Plante et Produits du Végétal (1998-2004) ancien Chef du département de
zoologie (1992-1997), ancien membre de la Commission du Génie Biomoléculaire
et du Comité de Biovigilance (1998-2002), membre du Haut Comité Européen sur
les biocarburants (2005).
2007 François HOULLIER : Polytechnicien, Docteur et
habilité à diriger des recherches (biométrie et écologie forestières),
Directeur scientifique « Plantes et Produits du Végétal » de l'INRA (Institut
National de la Recherche Agronomique) depuis 2005, ancien chef des
départements « Forêts et Milieux Naturels » puis « Ecologie des Forêts,
Prairies et Milieux Aquatiques » de l'INRA (2001-2004), Membre du Board puis
Président de l'European Forest Institute (2001-2006), ancien directeur de
l'Institut français de Pondichéry (Inde, 1994-1997).
2006 Bernard CHEVASSUS-au-LOUIS : agrégé de sciences
naturelles, docteur ès sciences, chef du département d’Hydrobiologie et Faune
sauvage de l’INRA (1984-1989), directeur général de l’INRA (1992-1996),
président du conseil d’administration de l’AFSSA (Agence française de
sécurité sanitaire des aliments) (1998 à 2002), président du Muséum national
d’histoire naturelle depuis janvier 2002.
BIOETHIQUE (2 SEANCES)
2009
René FRYDMAN : Gynécologue des hôpitaux de Paris et
professeur des universités depuis 1979, il est chef de service à l'Hôpital
Antoine Béclère de Clamart depuis 1990. Il a permis la naissance du premier
bébé éprouvette français (Amandine, 1982), a réalisé en 2000 la première naissance après un diagnostic préimplantatoire et en 2003, la naissance
du premier bébé français issu de la maturation in vitro. Membre fondateur de Médecins
sans frontières, René Frydman a été membre du Comité consultatif national
d'éthique de 1986 à 1990 et de la Commission nationale consultative des
droits de l'homme.
2006-2007-2008-2009 Hervé CHNEIWEISS : Docteur en médecine, Docteur
en neurosciences, directeur de recherche au CNRS, directeur du laboratoire
Plasticité Gliale /Centre de Psychiatrie et Neurosciences/ Inserm/faculté de
médecine Paris Descartes, membre du comité d'éthique de l'Inserm (Ermes).
2007 (avec Hervé Chneiweiss)-2006 (avec Jean Dionis du Séjour, « séance
brevetabilité ») Alain CLAEYS : Professeur, député socialiste de
la Vienne membre de l'office parlementaire d'évaluation des choix
scientifiques et technologiques, auteur de nombreux rapports parlementaire
dont notamment, le « Rapport de l’OPECST sur les modes d'appropriation du
vivant » (2004), de « Clonage, thérapie cellulaire et utilisation
thérapeutique des cellules embryonnaires » (2000), de « La brevetabilité du
vivant » (2001) et du « Rapport d'information par la mission d'information
commune préparatoire au projet de loi de révision des "lois bioéthiques"
» (1994).
2008-2007 (avec Hervé Chneiweiss) Didier SICARD : Docteur en médecine, Professeur
émérite de médecine interne à l'Université Paris Descartes, Ancien chef de
service de médecine interne à l'hôpital Cochin, membre du conseil
d’administration de l’Institut Pasteur, membre du conseil scientifique de la
Bibliothèque de France, ancien président de la commission consultative
nationale de Transfusion sanguine (1991-1993), ancien président du Comité
consultatif national d'éthique pour les sciences de la vie et de la santé
(CCNE) (1999-2008), actuellement président d’honneur du CCNE.
2006 (avec Hervé Chneiweiss) -2007 (avec Hervé Chneiweiss) Valérie PECRESSE : diplômée d'HEC, ancienne élève
de l'ENA, auditeur au Conseil d'Etat de 1992 à 1999, conseillère auprès de la
Présidence de la République 1998-2007 (chargée des études, de la prospective
et des technologies de l'information), députée UMP des Yvelines (2202-2007),
présidente du groupe d'études « Applications des biotechnologies en génétique
et problèmes éthiques » à l’Assemblée nationale. Actuelle ministre de
l'enseignement supérieur et de la recherche. Site :
http://www.valeriepecresse.net
NANOTECHNOLOGIES
2008-2009 Stéphane MANGIN : Docteur ès Sciences, Maître de
Conférences à l’Université Henri Poincaré (Nancy), chercheur au Laboratoire
de Physique des Matériaux (LPM : UHP / CNRS / INPL), premier prix du
chercheur pour ses travaux sur "la Physique de la matière condensée :
nanomagnétisme, électronique de Spin" (capteurs, mémoires et enregistrement
magnétique), membre de l'Institut Universitaire de France.
2007 Jean THERME : ingénieur physicien, diplômé de
l’Institut National Polytechnique de Grenoble (INPG), directeur de la
recherche technologique au CEA, directeur du Laboratoire d’électronique, de
technologies et d’instrumentation (LETI) du CEA (1999), directeur du
CEA-Grenoble (2000), initiateur du projet MINATEC à Grenoble (pôle européen
des micro et nanotechnologies).
2006 Louis LAURENT : physicien, ancien élève de
l'Ecole Polytechnique, Docteur ès sciences, ancien directeur du département
de recherche sur l'état condensé, les atomes et les molécules (Drecam) au
CEA, responsable scientifique du département « Matière et Information » à
l’ANR ainsi que du réseau pour la Recherche et l'Innovation en Audiovisuel et
Multimédia (RIAM), membre de la commission interdisciplinaire « Impacts
sociaux et développement des nanotechnologies » du CNRS.
Daniel RAOUL : physicien, Docteur ès sciences, ancien directeur de l'Institut
des sciences et techniques de l'ingénieur d'Angers, sénateur socialiste de
Maine-et-Loire, membre de l'Office parlementaire d'évaluation des choix
scientifiques et technologiques, secrétaire de la Commission spéciale sur le
projet de loi relatif à la recherche. Site : www.danielraoul.net/
EXPERTISE ET POLIQUE
2008 Olivier GODARD : diplômé de l’ESSEC et de l’Ecole
Pratique des Hautes Etudes, Docteur ès Sciences économiques, directeur de
recherche au CNRS, professeur à l’Ecole polytechnique, et chargé de cours à
Sciences-Po, ancien membre des Comités d’éthique et de précaution de l’INRA
et de l’Ifremer (COMEPRA) (1999 - 2007), Président du Conseil scientifique du
Programme de l’ANR « Agriculture et développement durable » depuis 2004,
membre du Conseil scientifique de la FONDDRI (Fondation de recherche pour le
développement durable et les relations internationales) depuis 2005 et membre
de la Commission économique de la nation auprès du Ministre de l’économie, de
l’industrie et de l’emploi depuis 2007.
2007-2009 Marion GUILLOU : ancienne élève de l’Ecole
Polytechnique et de l’Ecole du Génie Rural des Eaux et des Forêts, Docteur
es-Sciences, Présidente Directrice Générale de l’Institut National de la
Recherche Agronomique (INRA) depuis août 2004, ancienne Directrice Générale
de l’Alimentation au Ministère de l’Agriculture (1996-2000), membre des
Conseils d’administration du CIRAD (Centre de Coopération Internationale en
Recherche Agronomique pour le Développement), du Muséum National d’Histoire
Naturelle et de l’Autorité Européenne de la Sécurité des Aliments, membre de
l’Académie d’Agriculture de France.
2006 Martin HIRSCH : neurobiologiste, ancien élève de
l'ENS (Ulm) et de l’ENA, maître des requêtes au Conseil d'État, ancien
directeur de la Pharmacie centrale des hôpitaux et premier directeur de
l’Agence française de sécurité sanitaire des aliments (AFSSA) de 1999 à 2004,
directeur de cabinet de Bernard Kouchner de 1997 à 1999, président d'Emmaüs
France de 2004 à 2007. Actuel Haut commissaire aux solidarités actives contre
la pauvreté.
NTIC (2 SEANCES)
Séance
« sécurité des systèmes d’information », uniquement 2007-2008
2008-2009 Jean-Yves MARION : Docteur ès informatique,
Lauréat du Prix du Jeune chercheur attribué par la région Lorraine en 2005,
professeur à Institut National Polytechnique de Lorraine (INPL) et à l’Ecole
Nationale Supérieure des Mines de Nancy (ENSMN), Directeur adjoint du
Laboratoire Lorrain de Recherche en Informatique et ses Applications (LORIA).
2007 Claude KIRCHNER : Docteur en informatique
(Universités de Paris VI et de Strasbourg), directeur de recherche à
l'Institut National de Recherche en Informatique et Automatique (INRIA),
responsable scientifique du projet de recherche Protheo (Contraintes,
déduction automatique et preuves de propriétés de logiciels) de l'INRIA et du
LORIA à Nancy, Président du conseil scientifique de l'action concertée
incitative du ministère de la recherche et de l'ANR sur la sécurité et
l'informatique.
Pierre
LASBORDES : diplômé en sciences physiques et chimie
de la Faculté de Jussieu, ancien Directeur du département « secteur public et
collectivités locales » chez Bull, député UMP de l’Essonne depuis 1997,
Conseiller régional d'Ile-de-France depuis 1992, ancien Vice-président du
conseil régional d'Ile-de-France (1995-1998), Vice-président de l’OPECST
depuis 2002, Président de la commission Recherche de l’UMP. Site :
www.lasbordes.fr
2006 Séance « brevetabilité » (avec Alain Claeys), uniquement 2006 Jean DIONIS DU SEJOUR : ingénieur centralien,
ancien chef du département informatique de Matra Espace, ancien ingénieur de
la Caisse des dépôts chargé des Nouvelles techniques d’information et de
communication, député UDF du Lot-et-Garonne, vice-président du groupe
d'études sur l'internet, les technologies de l'information et de la communication
et le commerce électronique, rapporteur du projet de loi pour la confiance
dans l’économie numérique, membre de l'office parlementaire d'évaluation des
choix scientifiques et technologiques. Site : www.jeandionis.com
2006 Séance « droits d’auteur », uniquement 2006 Florent LATRIVE : journaliste au service Economie
du quotidien Libération, chargé de la propriété intellectuelle et de
l’industrie pharmaceutique. Il est l’un des animateurs du débat sur la
propriété intellectuelle via « Freescape », observatoire international du
Libre, et de la liste de diffusion « Escape_l », consacrée à la propriété
intellectuelle et à ses interactions avec la santé, la connaissance, la
création, l'économie, la liberté d'expression… Site :
http://www.freescape.eu.org/ Christian PAUL : diplômé de l’IEP de Paris et de
l’ENA, député socialiste de la Nièvre, secrétaire d'Etat à l'Outre-mer
(2000-2002), 1er vice-président du Conseil régional de Bourgogne depuis mars
2004, vice-président du groupe parlementaire d'études sur l'internet, les
technologies de l'information et de la communication et le commerce
électronique, Président de la Fondation Les Temps Nouveaux. Site :
www.christian-paul.net
Séance « gouvernance de l’Internet »
2006-2007-2008 Louis POUZIN : ancien élève de l'Ecole
Polytechnique, directeur de projets dans l'association EUROLINC, et président
du Native Language Internet Consortium, ancien doyen et professeur des
technologies de l'information à THESEUS (institut de formation de managers à
Sophia-Antipolis), ancien conseiller technique de direction au CENT, ancien
directeur des Projets Pilotes à l'IRIA (Institut de Recherche d’Informatique
et d’Automatique) où il a conçu et dirigé le développement du réseau
d'ordinateurs CYCLADES (le premier internet), ancien chef de département,
traitement de l’information à SIMCA/Chrysler-France, ingénieur consultant à
SEMA/SACS, où il a conçu et réalisé METEOS, système d'exploitation de la
Météorologie Nationale, programmeur système au Massachusets Institute of
Technology, où il a participé à la réalisation de CTSS, 1er système de temps
partagé, et a conçu le langage de commande SHELL popularisé par unix,
président du groupe IFIP-TC.6 (Data Communications), gouverneur de ICCC
(International Council for Computer Communications).
CHIMIE (UNIQUEMENT 2007-2008)
2008 Marie-Christine BLANDIN : professeur de biologie,
sénatrice du Nord-Pas-de-Calais (Verts) depuis 2001, ancienne
présidente du Conseil régional du Nord-Pas-de-Calais (1992-1998),
membre de l'Office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et
technologiques, vice-présidente du groupe de travail « Préserver la
biodiversité et les ressources naturelles » présidé par le sénateur
Jean-François Le Grand dans le cadre du Grenelle de l'environnement, ancien
membre de la Commission supérieure des sites, perspectives et paysages.
2007 Jean-Louis BEFFA : polytechnicien, ingénieur en
chef du corps Mines, diplômé de l’Ecole Nationale Supérieure du Pétrole
(ENSP) et de Sciences-po Paris, ancien Directeur adjoint des Carburants au
Ministère de l’Industrie, ancien Directeur du Plan de la Compagnie de
Saint-Gobain, Président-Directeur Général de Pont-à-Mousson SA,
Président-Directeur Général du groupe Saint-Gobain depuis 1986,
Vice-Président de BNP Paribas, Administrateur de Gaz de France (GDF), auteur
du rapport commandé par le Président de la République "Pour une nouvelle
politique Industrielle" (2005) et Président de l’Agence de l'Innovation
Industrielle (AII) depuis sa création en 2005.
ENERGIES
2008 Bertrand BARRÉ : diplômé de l’ENSMIN (Mines de
Nancy), titulaire d’un DEA de physique du solide et auditeur de l’Institut
des hautes études de défense nationale (IHEDN), conseiller auprès de la
Présidente du Directoire d’Areva, Chairman de l’International Nuclear Energy
Academy (INEA), professeur émérite à l’Institut national des sciences et
techniques nucléaires (INSTN), ancien attaché nucléaire près de l’Ambassade
de France aux États-Unis, ancien directeur des Réacteurs nucléaires au CEA,
ancien président de la Société française de l’énergie nucléaire (SFEN) de
l’European Nuclear Sociéty (ENS) et de l’International Nuclear Societies
Council (INSC), Fellow et ancien membre du Board de l’American Nuclear
Society (ANS) et Vice-Chairman du Conseil scientifique et technique EURATOM.
Site : http://www.bertrandbarre.com/
2007 Robert KANDEL : Ancien élève de Harvard,
Docteur-ès-Sciences en astrophysique, Directeur de Recherche émérite au CNRS,
Laboratoire de Météorologie Dynamique de l’Ecole Polytechnique, membre
d'équipes scientifiques internationales de la National Aeronautics and Space
Administration (NASA), de l’Agence Spatiale Européenne (ESA) et de
l'agence spatiale japonaise (JAXA) pour l’étude du bilan radiatif de la
Terre, membre du comité Scientifique de la Mission d’Information sur l’Effet
de Serre (2005-2006).
Jean-Marc JANCOVICI : Ancien élève de l'École Polytechnique et de l'École
Nationale Supérieure des Télécommunications de Paris, ingénieur-conseil
auprès de grandes entreprises et de l'Etat, spécialisé dans les questions
énergétiques et climatiques, auteur et développeur
principal de la méthode "Bilan Carbone" de l'Ademe, président du
comité consultatif du débat national sur l'énergie en 2003, préalablement à
l'élaboration de la loi d'orientation sur l'énergie de 2005. Site :
manicore.com
2006-2009 Jean JOUZEL : Docteur ès sciences en chimie,
directeur du Laboratoire de modélisation du climat et de l’environnement
(LMCE, CEA/ CNRS-UVSQ), directeur de l’Institut Pierre-Simon Laplace depuis
2001, initiateur et vice-président de l’Institut polaire Paul-Emile Victor
(IPEV), auteur des deuxième (1995) et troisième (2001) rapports du Groupement
intergouvernemental sur l’étude du changement climatique (GIEC), auteur parmi
les plus cités dans le domaine des sciences de l'Univers notamment pour ses
travaux sur les calottes polaires en Antarctique qui ont permis de prouver,
pour la première fois, le lien entre gaz à effet de serre et évolution du
climat, et donc, l'influence des activités humaines sur l'évolution future du
climat de la planète.
NUCLEAIRE
2007-2008-2009 Yves COCHET : Informaticien, Docteur es-Sciences,
ancien chercheur à l’Institut National des Sciences Appliquées (INSA) de
Rennes (1969-1997), député de Paris, ancien Vice-Président du groupe d’étude
« Santé et environnement » à l’Assemblée Nationale, ), membre des Amis de la
Terre dès 1973, ancien porte parole des Verts (1984-1986 et 1992-1997),
ancien député européen (1989-1991), ancien Vice-Président de l'Assemblée
nationale (1997-2001), ancien Ministre de l'aménagement du territoire et de
l'environnement (2001-2002). Site : http://www.yvescochet.net/
2007 (avec Yves Cochet) Claude GATIGNOL : Docteur vétérinaire, Docteur
es-Sciences, député UMP de la Manche depuis 1988, Conseiller régional de la
Manche depuis 1976, Vice-Président du Conseil général depuis 2004,
Vice-Président de l'Office Parlementaire d'Evaluation des Choix Scientifiques
et Technologiques (OPECST), Président du groupe d’étude « Énergies » à
l’Assemblée nationale, membre du Haut Comité pour l'information sur le
nucléaire, membre du Conseil d'analyse stratégique.
2006 Christian NGÔ : Agrégé de physique, Docteur es
sciences, enseignant-chercheur à l’Université d’Orsay, ancien directeur du
service de physique électronique au Laboratoire d’électronique, de
technologies et d’instrumentation (LETI) du CEA, directeur scientifique de la
Direction de la recherche technologique (2001), directeur délégué à la
prospective (2002) et directeur scientifique au Cabinet du Haut commissaire à
l'énergie atomique (CEA), délégué général d’ECRIN (coordination échange
recherche entreprise) depuis 2003.
Claude BIRRAUX : ingénieur chimiste, Docteur ès sciences physiques,
vice-président du conseil général de Haute-Savoie, député UMP de Haute-Savoie
depuis 1978, vice-Président du groupe d'études sur les énergies à l’Assemblée
nationale, Premier vice-Président de l’Office Parlementaire d’Evaluation des
Choix Scientifiques et Technologiques, rapporteur de l’OPECST sur le contrôle
de la sûreté et de la sécurité des installations nucléaires depuis 1991,
Administrateur à l’IRSN (Institut Radioprotection et Sûreté Nucléaire). Site
: www.claudebirraux.net
ENR
2007-2008 Philippe CHARTIER : Ingénieur Agronome de
l’Institut National Agronomique de Paris, Docteur es-Sciences, Conseiller
stratégie et recherche du Syndicat des Energies Renouvelables (SER) depuis
1999, Président du Conseil Scientifique de la Fondation Bâtiment Energie
depuis 2005, ancien Chef du Département de Bioclimatologie de l’INRA
(1979-1982), ancien Président du Comité de Gestion du Programme « Energies
Non Nucléaires » de la Commission européenne (1985-1988), ancien Directeur
Scientifique de l’AFME puis de l’ADEME (1982-1999), ancien Président du
Conseil Scientifique du CEMAGREF (1992-2000).
2006 Michèle PAPPALARDO : ancienne élève de Sciences
Po Paris et de l’ENA, ancienne auditrice et conseillère référendaire à la
Cour des comptes, directrice du cabinet de Michel Barnier au ministère de
l'Environnement (1993-1995), directrice générale de France 2 (1996-1999),
chargée de l’élaboration la stratégie nationale du développement durable
(2002-2003), présidente de l’ADEME depuis 2003.
Marc
JEDLICZKA : autodidacte, Directeur général d'Hespul,
Espace-Info-Energie du Rhône, Conseiller Régional du Rhône (1992-1998), Co-fondateur
du Réseau-Action-Climat (RAC) en 1996, vice-président du Comité de Liaison
des Énergies Renouvelables (CLER), porte-parole de l’association « négaWatt
», expert au sein de la Plate-forme technologique européenne du
photovoltaïque (2006).
CLIMAT
2008 Hervé LE TREUT : ancien élève de l’École normale
supérieure, docteur ès sciences (1985), directeur de recherches au CNRS,
Professeur de mécanique à l’École polytechnique, directeur du Laboratoire de
météorologie dynamique (Unité mixte CNRS/École polytechnique/École normale
supérieure/université Pierre et Marie Curie), co-fondateur du Pôle de
modélisation de l’Institut Pierre Simon Laplace, membre du Groupe
intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), membre du Comité
scientifique joint du Programme climatique mondial, membre de l’Académie des
sciences (2005).
propose le mardi 20 mai ou le mardi 10 juin prochains de 10h15 à 12h15.
2007-2006 Nathalie KOSCIUSKO-MORIZET : ingénieur, ancienne
élève de l’Ecole Polytechnique, diplômée de l'Ecole Nationale du Génie Rural
des Eaux et Forêts, députée UMP de l’Essone de 2002 à 2007, secrétaire
nationale de l'UMP chargée des questions environnementales de 2004 à 2007,
Présidente du groupe d'études sur la santé et l'environnement à l’Assemblée
nationale (2002-2007), principale
instigatrice de la « Charte de l’environnement », rapporteure de la Mission
d’information sur l’effet de serre,avec Jean-Yves LE DEAUT, comme président.
Actuelle serétaire d'état à l'environnement. Site : www.n-k-m.com
2009
Michel ROCARD Premier ministre entre 1988 et 1991, député
au Parlement
européen de 1994 à 2009, Michel Rocard est
diplômé de Sciences Po (Paris) et ancien élève de l’ÉNA. Il a été nommé
"ambassadeur de France chargé des négociations internationales relatives
aux pôles Arctique et Antarctique" en mars 2009. Il plaide depuis
plusieurs mois pour l'ouverture d'une négociation internationale sur
l'Arctique afin d'assurer la sécurité de la navigation et préserver
l'équilibre thermique de la calotte glaciaire. Michel Rocard avait
co-parrainé l'adoption en 1991 du Protocole de Madrid consacrant
l'Antarctique comme une "réserve naturelle consacrée à la paix et à la
science". Entré en vigueur le 14 janvier 1998, ce protocole interdit
toute activité minière pour 50 ans, cette interdiction - tacitement
reconductible - ne pouvant être levée qu'à l'unanimité des parties.
[1]
voir Annexe, liste de l'ensemble des intervenants
Trop c’est trop, ne tombez pas dans les panneaux de Mme Morano
Publié par Jean Yves Le Déaut
06-03-2010
Madame Morano, la politique ne peut pas se résumer à des
coups politiques. L'affairedes panneaux photovoltaïques n'est qu'un
« baise-couillons » qui n'a comme seul objectif que de piéger
l'électeur potentiel. Avant chaque élection, Nadine Morano invente un
nouveau projetsans expliquer plus tard
pourquoi ils ont échoué : Véolia, Ikéa, First Solar sont là pour nous le
rappeler.
J'accuse Madame Morano d'avoir fait échouer le projet First Solar :
fabrication de panneaux solaires ave 400 emplois à la clé contre 15 pour le
projet censé illuminer Toul-Rosières. La montagne médiatique accouche d'une souris
économique.
Suppression de l'histoire géographie en terminale S : courrier à l'association des Professeurs
Publié par Jean Yves Le Déaut
01-03-2010
Monsieur Franck
SCHWAB
Association des
Professeurs d'Histoire Géographie
Monsieur,
Jean-Pierre
MASSERET m'a chargé de répondre à votre courrier relatif au projet du Ministre
de l'Education Nationale, Monsieur Luc CHATEL, de supprimer l'histoire
géographie pour les élèves de Terminale scientifique et il vous en remercie.
La
suppression de l'histoire géographie en terminale scientifique me laisse
stupéfait et me semble totalement en décalage avec la nécessité de former des
citoyens éclairés.
Précarité des équipes pédagogiques des CFA : courrier à la Ministre de l'Economie
Publié par Jean Yves Le Déaut
01-03-2010
Madame Christine
LAGARDE
Ministre de
l'Economie, de l'Industrie et de l'Emploi
Madame
la Ministre,
Je
souhaite attirer votre attention sur la situation des membres des équipes
pédagogiques exerçant dans les CFA.
Ces
personnels sont actuellement sous contrat à durée déterminée de douze mois
reconduits annuellement, sur le principe de l'annualisation du temps de travail
à raison de 648 heures d'enseignement. Certains d'entre eux travaillent sous ce
type de contrats depuis plus de vingt années. Vingt années de CDD reconduits,
c'est la précarité installée. Cette situation implique bien sûr des situations
difficiles pour ces personnes, limitant par exemple l'accès aux prêts ou
crédits immobiliers.
Ce matin, Jean-Pierre Masseret et
Laurent Hénart ont pu s'exprimer à l'invitation du Medef de Meurthe-et-Moselle
devant un parterre de chefs d'entreprises sur leur projet de politique économique
pour la Lorraine. Au-delà d'une litanie de mots et de promesses, l'exercice de Laurent
Hénart pêchait sur trois points principaux.