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Rapport sur les impacts de l'utilisation de la chlordécone aux Antilles |
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Publié par Jean Yves Le Déaut
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23-06-2009 |
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OFFICE PARLEMENTAIRE DES CHOIX SCIENTIFIQUES ET TECHNOLOGIQUES
CONFÉRENCE DE PRESSE
M. Jean-Yves LE DÉAUT, Député (PS Meurthe et Moselle)
ET
Mme Catherine PROCACCIA, Sénatrice (UMP Val de Marne)
présenteront leur rapport sur les
impacts de l’utilisation de la chlordécone et des pesticides aux Antilles
Mercredi 24 juin 2009 à 11h00 (Sénat)
Rue Casimir de la Vigne
PARIS VIème
EXCLUSIF
Les rapporteurs ont étudié la question de la chlordécone aux Antilles où 300 tonnes ont été déversées, et sont allés « à la recherche de la chlordécone perdue ». Ils montrent dans leur rapport que 1500 tonnes de ce pesticide ont été utilisées sans doute en Allemagne, en Pologne, en Ukraine et dans d’autres pays d’Europe sur des agresseurs de la pomme de terre et que depuis 30 ans, aucune autorité n’a contrôlé les sols, ni vérifié si les aliments ou les rivières pouvaient être fortement contaminés.
LE PROBLEME DE LA CHLORDECONE
De 1972 à 1993, l’épandage dans les bananeraies Antillaises d'un pesticide, la chlordécone a gravement pollué l’environnement et les milieux naturels de la Martinique et la Guadeloupe. En 1999 un ingénieur agronome, Monsieur GODARD, a montré que cette molécule restait piégée dans les sols des Antilles.
En 2003-2004 les pouvoirs publics ont édité des mesures sanitaires, car la contamination des sols, mais aussi de certains légumes, de produits animaux, de sources, de rivières ou des eaux littorales avait été mise en évidence. Des enquêtes épidémiologiques ont été lancées pour mesurer les effets sanitaires éventuels sur les travailleurs et la population.
Ce n’est qu’en 2008 qu’un plan chlordécone cohérent a permis de fédérer l’action de 7 ministères et 15 organismes de Recherche. Dans ce rapport, Jean-Yves LE DEAUT et Catherine PROCACCIA démontrent que ce composé devrait persister dans le sol des Antilles pendant plusieurs siècles et que 1500 tonnes ont été utilisés ailleurs qu’aux Antilles. Il faut bien sûr reconstituer l’itinéraire de la « chlordécone perdue ». Il s’agit d’un problème environnemental à l’échelle mondiale. Les rapporteurs proposent dix chantiers concernant la cartographie, l’amélioration des systèmes d’analyse, la connaissance des transferts vers les milieux naturels et les eaux littorales, les procédés de dépollution, les enquêtes épidémiologiques. Ils évaluent la réalité de la polémique lancée par le Docteur BELPOMME, relative aux incidences du pesticide sur le cancer de la prostate, analysent l’exposition des populations aux autres pesticides et proposent d’aller plus loin dans le « plan banane durable ».
C’est un rapport solide de 122 entretiens et 200 heures d’auditions.
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