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La visite de Nicolas SARKOZY a, avant tout, été une opération de
communication. Pour y avoir assisté, placé juste derrière la table
ronde, les questions avaient été préparées et les réponses n’avaient
rien de spontané. La base du 1er régiment matériel de Woippy, qui
assistait au show, ressemblait à Fort Knox.
Sur le fond, il est choquant que le Président n’ait parlé de Gandrange qu’à travers l’ULCOS, le projet de captation de CO2 et qu’il n’ait pas eu une parole pour les salariés qui ont perdu leur emploi. De plus, beaucoup de mesures annoncées ne sont que de simple recyclage d’annonces déjà faites lors de la suppression des emplois dans l’armée.
Néanmoins, nous nous félicitons que deux ou trois des demandes de la Région Lorraine aient été entendues, notamment le projet de Esch Belval, vitrine des technologies vertes françaises, que j’avais appelé dans le Grenelle de l’environnement, demandant un pôle européen sur l’éco-construction, la confirmation que l’Etat continuerait à soutenir le projet de captage de CO2 et d’enfouissement en couches profondes ainsi que la mise à 2 fois 3 voies de l’A31 et 20 millions d’euros pour l’enseignement supérieur, dont l’investissement pour le pôle Jean Lamour.
Je reste toutefois très vigilant, car beaucoup de promesses n’ont malheureusement pas été tenues, tel qu’à Gandrange. Il est évident que la Lorraine a beaucoup plus souffert que les autres régions françaises. Les mesures annoncées aujourd’hui par le Président de la République ne suffiront pas à recréer un tissu industriel qui s’est délité et à accompagner sa reconversion. Je souhaite que, et même si l’annonce n’a pas été possible aujourd’hui, l’Etat s’engage à soutenir l’implantation d’une usine de panneaux solaires en Lorraine.
La Région lorraine s’engagera sur toutes les mesures qui vont dans le bon sens pour accompagner les territoires qui ont connu des départs de militaires, pour développer des infrastructures et pour soutenir l’innovation et la recherche en Lorraine.
Jean-Yves LE DÉAUT
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