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Billet d'Humeur: La gabegie de la vaccination |
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Publié par Jean Yves Le Déaut
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04-01-2010 |
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Contre la grippe A, 5 millions de vaccination pour 95 millions de doses vaccinales commandées. C’est ce qui s’appelle « Voir grand ». C’est comme si vous achetiez 19 baguettes de pain alors que vous n’en manger qu’une. Le principe de précaution a bon dos. Il s’agit en réalité d’une totale incurie de la Ministre et des responsables de la santé qui ont une nouvelle fois mis en exergue l’exception française. La France a commandé 10% des vaccins produits dans le monde alors que nous représentons moins de 1% de la population.
Pour l’antiviral Tamiflu, c’est encore pire, puisque là, nous avons
thésaurisé le tiers de la production mondiale. Cherchez : à qui profite
le crime ? A ceux bien sûr qui ont bénéficié de ces contrats juteux.
Qui les paient ? Vous bien sûr, à travers la fiscalité directe ou
indirecte, ou vos enfants puisque la France a pris l’habitude de vivre
à crédit. Cette gestion calamiteuse a ceci de scandaleux c’est que dans
le même temps, vous payez plus cher la journée d’hôpital, que les
hôpitaux sont en grande difficulté financière, que les remboursements
sont de moins en moins importants. Cette somme aurait été bien sûr
mieux utilisée si elle avait été consacrée à l’emploi d’infirmières ou
de personnel hospitalier, aux soins de proximité, à la prévention et à
l’éducation à la santé, au dépistage du cancer.
Un petit calcul : si on avait économisé ne serait-ce qu’un milliard
d’euros sur les deux milliards qui seront à terme dépensés pour cette
campagne contre la grippe A et qu’on l’avait transféré aux Régions pour
améliorer la santé de nos compatriotes, la Lorraine aurait bénéficier
de 30 millions d’euros (3% de la population nationale soit 1 milliard x
0,03 = 30 millions ). Le budget que nous avons pu consacrer en 2009
était de 3 millions d’euros. Nous aurions pu en dépenser 10 fois plus.
Ce qui est énorme et qui ce serait traduit en vies sauvées sur le seul
thème du dépistage du cancer.
C’est donc Madame BACHELOT, une nouvelle fois, de la mauvaise politique.
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