Discours de Jean-Yves Le Déaut à la Convention régional socialiste pour le projet lorrain
Publié par Jean Yves Le Déaut
25-01-2010
INTERVENTION JEAN-YVES
LE DEAUT A NEUVES-MAISONS
..."Notre challenger, député de Nancy, verse
des larmes de crocodile dans ses déplacements mais reste un godillot à Paris en
votant la politique prônée par Sarkozy. Il n'a pas vu le bouclier fiscal, il
n'a pas vu la privatisation de la Poste, il n'a pas vu les suppressions de
postes dans l'Education nationale, il n'a pas vu le forfait hospitalier, il n'a
pas vu les attaques contre les collectivités territoriales... Il est groupie à
Paris, mais sourd et aveugle à Nancy.
Notre challenger est contre la
gare de Vandières en Moselle mais pour celle-ci quand il est à
Pont-à-Mousson ! Face à l'interconnexion fer-fer, il prône une pharaonique
ligne en site propre qui coûterait 1 milliard d'euros et passerait par
l'aéroport, délaissant ainsi toutes les villes de la vallée de la
Moselle : Ars-sur-Moselle, Ancy-sur-Moselle, Novéant, Pagny-sur-Moselle,
Vandières, Pont-à-Mousson, Dieulourd, Belleville, Marbache, Pompey, Frouard et
Champigneulles. Nous ne parlerons même pas de l'impact écologique de la
construction d'une nouvelle ligne alors qu'il en existe une à quelques
kilomètres.
Nous voulons valoriser la
Lorraine parce que nous l'aimons, c'est pour ça que nous sommes aujourd'hui
réuni. En notre nom à tous, Jean-Pierre Masseret s'est engagé non seulement à
suivre la voie engagée dans le mandat qui s'achève, mais à aller beaucoup plus
loin car pour faire progresser la Lorraine, il faudra innover localement pour
compenser une politique nationale désastreuse."...
Convention régionale du
Parti Socialiste - 24 janvier 2010 - Neuves-Maisons
INTERVENTION JEAN-YVES
LE DEAUT
Chers amis, chers camarades,
Nous sommes aujourd'hui réunis
pour le lancement de notre campagne électorale pour les élections régionales.
Les exposés des 4 têtes de liste départementales, de Jean-Pierre Liouville sur
le bilan, montrent que nous sommes en ordre de marche, sereins et optimistes :
un vrai chef de file avec Jean-Pierre Masseret, des listes constituées, un
accord régional avec le Parti communiste qui a géré la région lorraine avec
nous depuis 6 ans, un accord national avec le Mouvement des citoyens de
Jean-Pierre Chevènement et avec le Parti radical de gauche, un projet qui
répond aux préoccupations quotidiennes des Lorraines.
Deux priorités transversales nous animent : préparer l'avenir en
soutenant la jeunesse et préserver notre environnement. Suite à la question
posée ce matin, nous souhaitons renforcer un comité régional de la jeunesse,
rendre accessible, de manière transversale, l'ensemble de nos politiques aux
jeunes.
Jean-Pierre, Notre bilan est
perçu très positivement par une majorité de Lorrains. Nous avons fait ce que
nous avions dit en 2004 poursuivant le travail de Jacques Chérèque. Jean-Pierre
Liouville, le président du groupe socialiste à la région, a brillamment
développé ce point en début de matinée.
Je ne prendrai qu'un exemple pour
l'illustrer, le développement économique. La Lorraine a continué de souffrir du
manque de politiques industrielles de l'Etat, d'une politique de l'emploi
inexistante, des réformes fiscales injustes.
Pour répondre à cette
problématique majeure, nous avons engagé
la région Lorraine dans une politique ambitieuse de recherche, d'innovation et
de développement économique. Nous
avons voulu préparer l'avenir en anticipant les mutations que nous connaissons.
Le Fond régional d'innovation en Lorraine (FRIL) soutient la R&D
industrielle et l'innovation, notamment pour les petites PME. La création d'une
agence de l'innovation économique (AME) favorise la coopération d'entreprises
lorraines sur des projets collaboratifs innovants. En soutenant les pôles de
compétitivités, en apportant tout notre soutien à la création de l'institut
Carnot dans le domaine de l'énergie et des procédés, nous avons mené une des politiques les plus originales en France.
La stratégie régionale de renforcement de ces filières d'excellence à Nancy et
à Metz a pour objectif la retombée en termes d'emploi sur la totalité du
territoire lorrain.
Pour compenser les 28 000
pertes d'emploi industriel, y compris celles de Gandrange disparues malgré les
promesses élyséennes, nous avons accompagné la création de
73 000 emplois. Nous avons tracé la voie pour que de nouveaux emplois
soient créés dans les domaines des matériaux, du génie de l'environnement et
des énergies propres, de la filière bois comme l'a rappelé Jean-Marie Lalandre,
des technologies de la santé...
Cher François, en Lorraine, nous avons déjà réalisé et dépassé les
propositions nationales du Parti socialiste. Pour inventer les emplois de
demain, nous consacrons 5 % de notre budget régional à l'enseignent supérieur,
à la recherche et à l'innovation.
Mais, une élection ne se gagne par sur un bilan, elle se gagne sur un projet.
Il n'a pas été élaboré autour d'un état major restreint. Il est le fruit des réflexions des sympathisants et militants, des élus
socialistes et républicains. Vous vous êtes appropriés ce travail
collectif.
Vous être venus nombreux
aujourd'hui, cela conforte notre volonté de victoire.
Depuis décembre, des centaines de
lorrains ont fait remonter des contributions pour non seulement prolonger et
renforcer les actions du mandat précédent, mais aussi pour faire de nouvelles
propositions.
Le débat de ce matin l'a
illustré. Tout le monde reconnaît notre bilan sur le transport régional, mais
vous voulez aller plus loin : renforcer la simplicité, favoriser le covoiturage,
soutenir l'organisation des transports dans les zones rurales, développer
l'auto-partage de voitures électriques.
En somme, les socialistes
lorrains veulent démocratiser l'accès aux transports collectifs.
Ils veulent aussi améliorer la
formation. En 2009, c'est 1 million par jour consacré à la formation. Nous
voulons informatiser les salles info des lycées, rendre accessible les technologies
de l'information et de la communication ainsi que leurs ressources à tous les
jeunes en formation.
Vous, socialistes lorrains
aujourd'hui rassemblés comme en 2004, souhaitez lutter contre la
désertification médicale, mettre en place un réseau régional d'hébergement, répondre
à l'urgence sanitaire qui touche les jeunes en développant les préventions, la
lutte contre les addictions ou en instaurant un pass contraception.
Vous souhaitez que nous luttions ensemble
contre l'insalubrité des logements et en
favorisant les équipements pour les économies d'énergie.
Nous avons été les premiers à
promouvoir une grande université lorraine, cela deviendra la réalité en 2012. Nous
souhaitons un pôle universitaire fort à Nancy et à Metz, mais aussi une
présence sur l'intégralité du territoire lorrain, notamment avec des BTS et des
IUT à Château-Salins, Thionville, Longwy, Pont-à-Mousson, Toul, Lunéville,
Saint-Dié, Epinal, Bar-le-Duc et Verdun.
Comme l'a indiqué une
intervenante, nous avons multiplié le nombre de bourses, y compris Erasmus.
En6 ans, 10 000 étudiants ont
bénéficié de ces dispositifs.
Notre volonté
est de faire profiter les dividendes de nos actions et de nos projets la
totalité de nos territoires en créant des activités économiques nouvelles,
comme la chimie verte à Saint-Avold, l'aéronautique à Chambley, la dépollution
des sols à Homécourt, l'éco-construction à Esch Belval, les techniques
d'amélioration de la qualité de l'eau dans les Vosges, l'agro-alimentaire dans
la Meuse.
Comme nous
l'avons mis en pratique, nous ne seront pas les élus des grandes agglomérations,
mais ceux de l'équité territoriale.
Nous assurons
des débouchés aux produits bio et aux circuits courts tout en améliorant la
qualité des repas dans la restauration collective des lycées.
Nos actions, c'est aussi des
projets de développement de tous nos territoires. Le renforcement du dynamisme
des territoires ruraux contribue à la dynamique lorraine. La prise en compte du
Luxembourg dans notre environnement doit nous amener à apporter une réponse
globale aux problématiques des transfrontaliers.
L'aide aux associations est aussi
une priorité qui ressort fortement des débats. Michel Dinet parlera de la
réforme territoriale, mais je voudrai dire ce que j'ai dit cette semaine à la tribune
de l'assemblée nationale. La suppression de la clause de compétence générale risque
de devenir une catastrophe pour les communes et les communautés de communes en
supprimant ces financements croisés. Le gouvernement va ainsi tordre le coup
aux associations. Aujourd'hui le subventionnement du sport c'est 900 millions
de dotation d'Etat et 8 milliards qui proviennent des collectivités locales.
Pendant ce temps là, notre challenger, député de Nancy, verse
des larmes de crocodile dans ses déplacements mais reste un godillot à Paris en
votant la politique prônée par Sarkozy. Il n'a pas vu le bouclier fiscal, il
n'a pas vu la privatisation de la Poste, il n'a pas vu les suppressions de
postes dans l'Education nationale, il n'a pas vu le forfait hospitalier, il n'a
pas vu les attaques contre les collectivités territoriales... Il est groupie à
Paris, mais sourd et aveugle à Nancy.
Notre challenger est contre la
gare de Vandières en Moselle mais pour celle-ci quand il est à
Pont-à-Mousson ! Face à l'interconnexion fer-fer, il prône une pharaonique
ligne en site propre qui coûterait 1 milliard d'euros et passerait par
l'aéroport, délaissant ainsi toutes les villes de la vallée de la
Moselle : Ars-sur-Moselle, Ancy-sur-Moselle, Novéant, Pagny-sur-Moselle,
Vandières, Pont-à-Mousson, Dieulourd, Belleville, Marbache, Pompey, Frouard et
Champigneulles. Nous ne parlerons même pas de l'impact écologique de la
construction d'une nouvelle ligne alors qu'il en existe une à quelques
kilomètres.
Nous voulons valoriser la
Lorraine parce que nous l'aimons, c'est pour ça que nous sommes aujourd'hui
réuni. En notre nom à tous, Jean-Pierre Masseret s'est engagé non seulement à
suivre la voie engagée dans le mandat qui s'achève, mais à aller beaucoup plus
loin car pour faire progresser la Lorraine, il faudra innover localement pour
compenser une politique nationale désastreuse.
Je le disais, nous sommes en
ordre de marche alors que notre challenger continue de se dépêtrer dans des
querelles internes qu'ils n'arrivent plus à étouffer.
Pour notre part, après voir
constitué nos listes en décembre dernier, nous finalisons ce matin un projet ambitieux
pour la Lorraine. Et, avec Jean-Pierre Masseret, nous continuerons à servir
notre région au service des Lorraines et des Lorrains. Avec François ce matin,
avec Martine Aubry le 9 février, avec l'ensemble des candidats des 4
départements, avec Laurence et moi pour tirer la liste, Michel Dinet pour la
pousser en Meurthe-et-Moselle, grâce à vous présents ce matin, Camarades, cher
François, cher Jean-Pierre, nous nous
battrons pour une victoire en 2010, première étape d'une reconquête en 2012.