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C'est peut-être le bout du tunnel pour les sinistrés de Moutiers. Reçue hier par le directeur de cabinet de Jean-Louis
Borloo, Christian Frémont, la délégation conduite par le président de
l'Union des propriétaires et occupants des immeubles de Moutiers-Haut,
Denis Ongena, et le député, Jean-Yves Le Déaut, en présence également du préfet de Meurthe-et-Moselle, Hugues Parant, a obtenu de solides garanties de la part de l'Etat.
« On nous a assuré que 700 000 euros seraient bien débloqués pour l'accompagnement social des sinistrés, précisait le député du bassin de Briey, à la sortie du ministère. C'est une très bonne nouvelle. »
Car
depuis 1997, date des premiers affaissements, les quelque 80 familles
moustériennes concernées par ce drame de l'après-mine, n'ont pas été
épargnées par le sort. Une première enveloppe financière avait été
dégagée par l'Etat pour leur indemnisation, chaque famille touchant
quelque 3 500 euros en 2006. Mais du côté de l'association de défense
moustérienne, Denis Ongena en tête, on demandait « à ce que 6 000 euros supplémentaires pour solde de tous comptes soient versés. »
La
réponse apportée hier, si elle ne répond pas entièrement à ces
attentes, devrait tout de même sérieusement réconforter les familles
touchées. Car une fois que les dossiers d'accompagnent social auront
tous été traités, il en resterait une vingtaine encore, l'Union des
propriétaires et occupants des immeubles de Moutiers-Haut et les
services de l'Etat décideront de la façon dont cet argent sera utilisé.
Le coût de cet accompagnement social étant estimé à un tiers environ de
l'enveloppe allouée, ce sont donc environ 450 000 euros qui seront
redistribués aux familles. Reste maintenant à définir de façon très
précise, les critères d'attribution de cette aide et le calendrier de
sa mise en application.
Fabien SURMONNE.
© Le Républicain Lorrain, Jeudi le 07 Février 2008.
/ Lorraine / Faits Divers
Voir le courrier de remerciements de Monsieur ONGENA, Président de l'Union des propriétaires et occupants d'immeubles de Moutiers Haut, concernés par un risque d'effondrement minier brutal.
Voir également le courrier adressé au Préfet pour suite à donner
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