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Après de sombres années, Ober se porte tellement bien qu'elle investit pour se moderniser et intéresse fortement le conseil régional.
« Depuis qu'on a compris que nos clients avaient raison, on se porte mieux. » Pas facile à admettre, encore moins à exprimer ouvertement. Pourtant Étienne de la Thébeaudière, directeur général d'Ober n'hésite pas.
L'entreprise spécialiste du panneau décoratif à base de véritables placages bois
est d'ailleurs cotée en bourse depuis juin 2006. Ce qui s'est traduit
par un chiffre d'affaires en hausse de 20 % en 2007, grâce à ses
innovations.
Des résultats plus que positifs après les périodes
successives de licenciements et la reprise par trois cadres de la
société industrielle. Voilà qui avait de quoi interpeller Jean-Yves Le
Déaut, vice-président du conseil régional de Lorraine, délégué à
l'économie qui vient de visiter l'entreprise sise à
Longeville-en-Barrois depuis 1928.
Une visite plus que de courtoisie, la société Ober
ayant sollicité un soutien financier de la part de la Région pour
assurer une partie d'un gros projet d'investissement. L'avenir de cette
entreprise spécialisée dans la conception, la fabrication et la vente
de panneaux en bois reposant autant sur son savoir-faire que sa créativité, Ober
se doit de toujours développer son système Oberflex qui séduit autant
menuisiers que fabricants de portes, agenceurs ou architectes. Et qui
innove sans cesse. « Nous sortons deux ou trois nouvelles familles
de produits par an, nous devons toujours évoluer parce que les goûts
des clients évoluent. » Nouvelles essences, même si le chêne reste le plus demandé, impressions en relief développées sur place, Ober n'est pas à court d'idées.
Nouveau marché
«
Mais pour augmenter encore notre chiffre d'affaires, nous avons besoin
d'investir et de conquérir de nouveaux marchés à l'export »,
résume Étienne de la Thébeaudière. 1,7 million d'euros a déjà été
investi et un nouveau million devrait l'être en 2008. Alors l'aide de
la Région serait la bienvenue. « Si la commission rend un avis favorable, l'entreprise se verrait accorder 180.000 euros pour moitié en avance remboursable », précise Jean-Yves Le Déaut, confiant pour le sort d'
Ober.
D'ailleurs, l'entreprise n'a pas attendu ce probable coup de pouce
financier pour investir dans une chaudière bio masse par exemple qui
fonctionne uniquement grâce aux déchets de bois
générés par l'activité. Une jointeuse ultrarapide a aussi rejoint
l'atelier de fabrication, permettant un gain de productivité et de
qualité. Tout comme une autre machine cachée à la vue des visiteurs qui
permet la fabrication haute technicité de panneaux perforés.
Un
nouveau marché en plein développement qui devrait ne pas faire
regretter aux 210 salariés, dont 50 % de femmes, de s'être associés à
la modernisation de l'entreprise en faisant l'acquisition d'actions.
Karine DIVERSAY
Samedi 24 Mai 2008, © L'Est Républicain
/ MEUSE
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