Les trois députés meurthe-et-mosellans travaillent ensemble sur les grands dossiers, comme les contrats aidés ou les retraites.
Au milieu de l'une des salles de réunion des Prémontrés, les trois
mousquetaires socialistes de l'Assemblée nationale animent le débat. Il
y a Jean-Yves Le Déaut, celui que ses deux collègues surnomment affectueusement le « vieux routier de la politique
». Hervé Féron, élu du Sud du département et Christian Eckert, celui du
Pays Haut, ont fait leur entrée, il y a un an, au Palais Bourbon.
« Jean-Yves nous a tout de suite guidés », note Hervé Féron, « nos bureaux sont les uns à côté des autres. Et nous partageons un attaché parlementaire ».
Au-delà du parrainage, c'est une nouvelle manière de travailler que les
parlementaires socialistes ont mis sur pied. La méthode a déjà porté
ses fruits avec une proposition de loi sur le service universel à
haut-débit.
Les députés ont pris à bras-le-corps deux chantiers,
avec, à chaque fois, une question écrite commune au gouvernement. Tout
d'abord, les élus socialistes s'inquiètent pour les contrats aidés, sur
lesquels l'État semble se désengager. « Une vraie catastrophe », estime Jean-Yves Le Déaut, « cela concerne 11 % des emplois en Lorraine et le monde associatif est en première ligne ». Et Christian Eckert d'ajouter : « En terme d'emploi, c'est six fois Gandrange ».
Soutien aux étudiants de l'IRTS
Dans le même esprit, les députés apportent leur soutien aux étudiants
de l'IRTS en grève depuis trois mois, pour protester contre la
faiblesse des gratifications des stages.
Autre sujet de préoccupation : les retraites. « Il n'y a pas une semaine, où le groupe socialiste n'interpelle pas le gouvernement », souligne Hervé Féron, «
avant les Municipales, nous avons obtenu de François Fillon une
revalorisation de 0,8 % au 1er septembre. C'est largement insuffisant ». Et de renouveler leur soutien au maintien de 40 ans de cotisation et à la retraite à 60 ans.
Une unanimité que la bataille du PS ne semble pas ébranler. « Nous avons chacun notre candidat ou candidate, mais notre voix ne vaut pas plus que celle d'un militant », estime Jean-Yves Le Déaut, qui a signé pour Bertrand Delanoë, « nous préférons travailler sur le fond ».
Et comme les mousquetaires de Dumas étaient finalement quatre, ils
peuvent également compter sur Catherine Boursier, qui vient de prendre
ses fonctions de députée européenne.
Jean-Christophe ERBSTEIN
Samedi 24 Mai 2008, © L'Est Républicain
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