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Jean-Yves Le Déaut figure au palmarès 2007 de la Marianne d'Or de l'environnement, qui récompense les bonnes pratiques des élus en matière d'environnement et de développement durable.
Jean-Yves Le Déaut, vous êtes un député atypique, et vous avez tout d'un professeur Nimbus !
» Alain Templogliéri est le secrétaire général des Marianne d'Or, une
institution créée il y a près de 25 ans récompensant les élus qui
cultivent au quotidien les bonnes pratiques au service de leurs
concitoyens, en matière d'environnement et de développement durable. Le
palmarès dévoilé en novembre avait un caractère particulier, il prenait
en compte le Grenelle de l'environnement. Dès lors, Jean-Yves Le Déaut,
député de Meurthe-et-Moselle, un scientifique qui n'a pas cessé au
cours de ses six mandats de multiplier les initiatives en faveur de
l'environnement, ne pouvait que figurer à ce palmarès qui salue
l'action de vingt-six élus. Jean-Yves Le Déaut
avait construit son dossier sur une initiative très prometteuse : le
Pôle en génie de l'environnement d'Homécourt, édifié sur le terrain de
l'ancienne cokerie et dont l'ambition est de devenir le centre européen
des expériences sur la dépollution des friches industrielles par les
plantes. La station expérimentale qui y a vu le jour vient du reste
d'obtenir un sacré coup de pouce de l'ANR, l'Agence nationale de la
recherche (834 000 euros) pour son projet Oxysol.A Homécourt, le député
ne pouvait faire autrement que de convier ses amis élus du terrain de
la communauté de communes du Pays de l'Orne, mais aussi les fidèles de
la communauté scientifique comme Jean-Louis
Morel, patron du GISFI (Groupement d'intérêt scientifique sur les
friches industrielles) et son adjointe de terrain à Homécourt, Noëlle
Raoult. Un rendez-vous dans son jardin, sur le site du Pôle où les élus
ont pu se familiariser avec la phytoremédiation ou la lysiométrie,
autant de termes qui évoquent l'approche scientifique de la dépollution
des sols contaminés. Quant au récipiendaire, il a su trouver les mots
pour expliquer que dans l' action, « il faut savoir rester modeste
et humble… C'est compliqué de travailler parfois avec l'administration,
et long de faire bouger les choses ! » Il a associé son épouse à tout son travail et a été complimenté par Jean-Pierre Minella : « Jean-Yves n'a jamais laissé personne tranquille, n'a jamais rien lâché » au service d' une région industrielle « qu'on adorait parce qu'on s'y sentait bien, nous, dans nos usines ». Mais « aujourd'hui, on doit en faire une terre de progrès ».
B. K.
© Le Républicain Lorrain, Dimanche le 15 Juin 2008.
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