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LEGISLATIVES 2007
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JEAN-YVES LE DEAUT, député de Meurthe-et-Moselle          31-07-2010

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Soutien de Jean Yves Le Déaut à Bertrand Delanöe Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Publié par Jean Yves Le Déaut   
20-06-2008
Intervention de Jean-Yves LE DÉAUT - La Mutualité – le samedi 24 mai 2008

J’ai signé la contribution « Clarté, Courage, Créativité », et je soutiens Bertrand DELANOÉ car ce texte privilégie le travail de fond « à l’écume des petites phrases ». Un constat s’impose : la France prend du retard dans la compétition internationale et cela est particulièrement vrai dans le domaine de la recherche, mais aussi dans celui de l’innovation et du développement des nouvelles technologies.

Nous sommes, par exemple, totalement dépendants des Etats-Unis, sans doute demain de la Chine ou de l’Inde, dans les domaines de l’informatique ou encore dans ceux des nouveaux médicaments. Il y a déjà plus de 20 ans que l’insuline ou l’hormone de croissance, ont été fabriquées par transgénèse. Aujourd’hui, un médicament sur deux agréé par la « Food and Drug Administration » est issu des biotechnologies. Les nouveaux médicaments testés en essais dans des cliniques sont malheureusement, pour la plupart, développés hors de l’Europe. Si nous n’investissons pas plus dans la recherche, il faudra bientôt ajouter une facture recherche à la facture pétrolière.

J’ai signé cette contribution, car elle identifie bien les questions que nous devrons résoudre et qu’elle propose des solutions pour aborder des principaux défis.

L’emploi pour tous passera par un soutien accru à l’éducation, à l’innovation, à la créativité, au transfert des technologies, notamment vers les PME.

Nous devrons, pour relever ces défis, ouvrir plusieurs chantiers comme ceux de l’inégalité dans l’accès à la connaissance, de la formation tout au long de la vie, du statut de l’étudiant, des moyens des premiers cycles universitaires, du soutien aux universités, à la recherche publique, mais aussi du développement, de la recherche et du développement dans les entreprises. Nous avons, dans ce domaine, mené une politique originale en Lorraine, en soutenant la pré-incubation pour aider le promoteur d’une jeune entreprise innovante à faire la preuve du concept, mais aussi en créant un fonds de capital-risque régional et en augmentant notre participation dans des fonds de capital de développement. Nous avons également créé, avec OSÉO, un fonds de soutien à l’innovation en Lorraine, doté de 8 millions d’euros pas an, qui permet de soutenir la Recherche Développement en Entreprises, et grâce à cette initiative, nous avons créé des emplois.

Le parti socialiste doit affirmer que nous ne saurons redistribuer des dividendes que si nous accumulons de nouvelles richesses. Seule une politique ambitieuse en matière d’innovation nous permettra d’y parvenir. « Les mines du 21ème siècle seront des mines de matière grise ». La droite française n’a pas pris la mesure de cet enjeu.

Président de la mission parlementaire sur le changement climatique, je pense que cette question constitue le défi majeur du 21ème siècle. Le projet de loi sur le Grenelle de l’environnement est un catalogue de bonnes intentions, mais aucun engagement financier n’est pris. Il est assez significatif qu’aucune décision financière découlant du Grenelle de l’environnement n’ait à ce jour été prise. Le seul sujet qui ait été traité est celui des OGM et on a pu, sur ce sujet, constater le « cafouillis » gouvernemental.


Un des responsables français du secteur énergétique indiquait récemment devant la Commission des Affaires Economiques de l’Assemblée Nationale, que la consommation énergétique augmenterait de 1,5 % d’ici 2015. On est loin des intentions du facteur 4 (réduction par 4 des émissions mondiales) en 2050 ou même de l’objectif des 3 x 20 (réduire de 20 % les rejets de gaz à effet de serre, augmenter de 20 % l’efficacité énergétique, et faire passer à 20 % la part des énergies renouvelables dans le bouquet énergétique).

Nous ne parviendrons à ces objectifs ambitieux qu’en prônant la sobriété de l’efficacité énergétique et le développement des énergies renouvelables.

Mais il faut également que le Parti Socialiste décide de sa position en matière nucléaire, qu’il m’apparaît nécessaire de conforter au moins dans une phase transitoire de plusieurs dizaines d’années.

Il faut également accroître notre effort de recherche et développement dans les domaines du stockage de l’électricité, de la filière hydrogène, des réseaux électriques intelligents, de l’écoconstruction et du stockage du gaz carbonique. Il est nécessaire d’accroître la part du solaire thermique pour la production d’eau chaude et le chauffage et de développer la biomasse de deuxième génération.

Pour parvenir à l’efficacité énergétique, nous devrons jouer à la fois sur la fiscalité, sur les normes, mais aussi sur le marché du carbone. L’instauration d’une taxe carbone est inéluctable, à condition qu’elle ne vienne pas s’ajouter, mais qu’elle se substitue à des taxes existantes.

J’ai choisi la contribution de Bertrand DELANOË, parce que ce texte est « le contraire de l’improvisation » que l’on a pu constater dans nos programmes lors de la dernière campagne présidentielle.

J’ai développé ces deux thématiques à titre d’exemple, mais nous ne gagnerons que si nous nous appuyons sur un travail collectif, sur des forces militantes, que si notre projet est innovant et crédible. Seule une clarté dans nos choix entraînera l’adhésion de nos concitoyens.

Bertand, nous te faisons confiance et j’ai apprécié que tu aies donné, dans cette contribution, la première priorité à la formation, à la recherche et à l’innovation.

 
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