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LA SOVAB TOUCHEE PAR RICOCHET ? |
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Publié par Jean Yves Le Déaut
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09-10-2008 |
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COMMUNIQUE DE PRESSE
Question posée par Jean Yves LE DÉAUT à Carlos Ghosn, président directeur général de la Sovab.
LA SOVAB TOUCHEE PAR RICOCHET ?
Le Président de la République, en visite à Sandouville (Seine-Maritime) lundi 6 octobre dans l’usine Renault en grève, a annoncé qu’un nouveau véhicule utilitaire allait être fabriqué en 2012, à Sandouville.
Carlos GHOSN était auditionné hier à la Commission des Affaires Economiques de l’Assemblée Nationale. Je lui ai demandé si la fabrication d’un nouveau véhicule utilitaire était économiquement viable et si cela ne risquait pas, « par ricochet », d’abaisser le niveau d’activité de la SOVAB qui vient d’être choisie pour construire le nouveau Master. N’allait-il pas déshabiller Pierre pour habiller Paul ? Et je lui ai également demandé si les raisons du choix de Sandonville étaient conjoncturelles dans la mesure où Renault avait attendu la crise pour annoncer ce choix stratégique.
Carlos GHOSN s’est voulu rassurant. « Il n’y aura pas de compétition
entre le nouveau véhicule utilitaire qui sera fabriqué à Sandouville et
le Master (Batilly) ou le Kangoo (Maubeuge). Les autres sites
construisant des véhicules utilitaires ne doivent pas être inquiets.
Nous rapatrierons des productions fabriquées hors de France. »
Je pense toutefois personnellement que le marché n’est pas extensible,
surtout en période de crise, qu’il n’est pas opportun de créer ex
nihilo, un nouveau site de production de véhicules utilitaires. Il
s’agit sans doute du rapatriement en France des véhicules fabriqués
aujourd’hui en association avec General Motors à Luton en Angleterre.
Il y a quelques années, le site de Batilly avait été évoqué pour
construire ce véhicule.
Enfin je pense que si le véhicule électrique se développe, il
concernera aussi l’utilisation des véhicules utilitaires dans les
flottes captives. Quel sera le site de production, dans la mesure où
les recherches sur la voiture électrique sont réalisées à Flins ? Même
si Carlos GHOSN a voulu nous rassurer, je pense qu’il faut rester
vigilant. Le Président de la République a fait une promesse à
Sandouville ; il en avait fait une il y a quelques mois à Florange. Il
ne faudrait pas que ces promesses s’annulent.
Hier j’ai obtenu, dans la discussion en commission sur le Grenelle de
l’Environnement, le vote d’un amendement en commission suggérant qu’un
programme de recherche portant sur des métaux plus sûrs et plus légers
soit engagé pour abaisser, à terme, le poids des automobiles. Et si le
pôle de compétitivité MIPI mettait ce projet « en musique » en Lorraine
?
Pont-à-Mousson, le 10 octobre 2008
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