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Foyer de Procheville: JYLD écrit à Lemoine Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Publié par Jean Yves Le Déaut   
21-10-2008

Pont-à-Mousson, le 21 octobre 2008

Monsieur Henry LEMOINE
Maire
Mairie de et à
54700 PONT-A-MOUSSON

Monsieur le Maire,

Je vous découvre « populiste ». Car, ce sont ces mêmes arguments sur les « salons dorés du Palais Bourbon » qu’utilisent les populistes de tout poil pour parler de l’Assemblée Nationale.

Il me semble d’ailleurs que vous avez la mémoire courte, oubliant de préciser que vous vous êtes présenté comme suppléant en 1997 pour siéger à ma place (en tandem avec Guy Vattier) au Palais Bourbon.

Je suis député et fier de l’être. Je travaille à Paris sur les textes de loi, comme la semaine dernière, sur le Grenelle de l’Environnement, et cela ne m’empêche nullement de recevoir, les lundis, vendredis ou samedis, à « guichets fermés », à ma permanence, tous nos concitoyens qui ont des problèmes.

Mais, Monsieur le Maire, il est sans doute plus facile d’attaquer en faisant diversion que de répondre aux questions posées. J’en reviens donc aux questions de fond. Pourquoi n’êtes-vous pas intervenu à la suite de mon courrier du 10 mars 2008, demandant au Préfet d’arbitrer pour rénover le Foyer de Procheville ? Comment pouvez-vous tolérer que la SEMPAM ne se préoccupe plus de ce qui se passe au foyer, car elle est protégée par une convention inique, qui a pour conséquence de faire payer, à des résidents, 303 € par mois de loyer une chambre dont la surface est inférieure à 9 m2, avec des locataires qui ne disposent que d’une cuisine, de 2 WC et de 2 douches pour 12 personnes ? Pourquoi n’avez-vous jamais proposé que la SEMPAM gère directement ce foyer, comme le font habituellement les organismes bailleurs ?

S’il est vrai que ce n’est pas aux autres locataires de payer pour la résidence sociale de Procheville, ne trouvez-vous pas anormal que ce soit à des locataires très modestes de financer tous les frais d’entretien et de rénovation de ce foyer, assurant de ce fait, l’entretien du bâtiment au profit de la SEMPAM ? Je souhaiterais que vous puissiez me fournir les bilans financiers des travaux effectués et financés au cours des dernières années par la SEM.

J’écrivais, dans mon courrier de mars 2008, que cette situation n’était « plus tenable », que je trouvais les « conditions de location indécentes » et que « les conditions de vie dans le quartier HLM de Procheville, étaient indignes d’une ville comme Pont-à-Mousson ».

Je pense que les résidents doivent être traités avec dignité, mais vous êtes mal placé pour dire que nous devons le faire hors de toute considération politicienne.

Je me réjouis, avec les résidents, que le Tribunal de Grande Instance ait choisi la solution du redressement et sachez que je soutiendrai le mandataire judiciaire pour qu’une solution durable soit trouvée. Mais, je suis d’accord avec Paul GIROUX, votre ancien adjoint et mon adversaire des dernières législatives, qui, en Conseil Municipal, a demandé pourquoi le maire de Pont-à-Mousson, par ailleurs Président de la SEMPAM, propriétaire des locaux, a laissé pourrir la situation depuis l’incendie de 2006.

Je vous fais cette réponse cinglante, car je n’ai pas apprécié votre façon de vous défausser. Je suis par contre, prêt, dès que vous aurez abandonné la polémique, à coopérer pour trouver une solution digne pour tous les résidents.

Je vous prie de croire, Monsieur le Maire, à mes sentiments les plus républicains, sans lustres ni dorures.

Bien à vous.

Jean-Yves LE DÉAUT

Voir le courrier écrit au préfet en mars 2008 sur cette question.  

 
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