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Les maires ne sont pas des délinquants |
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Publié par Jean Yves Le Déaut
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20-11-2008 |
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COMMUNIQUÉ DE PRESSE – COMMUNIQUÉ DE PRESSE
LES MAIRES NE SONT PAS DES DELINQUANTS
C’est la première fois, de mémoire de député, que je vois une cohorte de maires traduit devant le tribunal administratif à la demande du préfet qui a, certes, reçu une piqûre de rappel du Ministre. Ceci est la preuve de la vision autoritaire de Xavier DARCOS. Il est
évident qu’il faut respecter la loi. Mais aujourd’hui celle-ci est
inapliccable dans un grand nombre de communes. Les petites communes
notamment n’ont pas le personnel suffisant et qualifié. De plus, les
communes ne peuvent prévoir ni le nombre de personnes en grève ni le
nombre d’enfants à accueillir. C’est très difficile pour les
collectivités locales dans la mesure où les questions de responsabilité
n’ont pas été traitées. Quel est le niveau de qualification requis pour
s’occuper d’enfants ?
A côté du principe d’égalité et de respect de la
loi se pose celui de la séparation des pouvoirs entre l’état et les
collectivités. Un certain nombre de questions fondamentales subsistent,
sans parler du financement par l’Etat de cet accueil. Certains
tribunaux administratifs ont d’ailleurs déjà conclu qu’il y avait flou
juridique.
Cette loi est dangereuse en ce qu’elle impose aux communes. De plus,
elle est démagogique car elle tend à opposer usagers et enseignants. Je
comprends les usagers qui doivent, pour pouvoir travailler, assurer la
garde de leurs enfants pendant le temps scolaire. Mais la grève est un
droit. C’est à l’Etat d’assumer ces responsabilités dans le domaine de
ses compétences. Il est, certes, facile mais pas très logique de se
défausser sur les maires pour les charger d’organiser une maxi-garderie
les jours de grève. L’Etat ne s’attaque pas aux vrais problèmes de
l’Education Nationale. Xavier DARCOS ferait mieux de négocier avec les
enseignants qui sont de vrais professionnels et de se battre pour
conserver les postes dans l’Education Nationale, notamment pour les
élèves en difficulté, plutôt que de faire de rotomontades.
Je serais donc avec les maires devant le tribunal adminstratif lundi
matin, comme j’ai soutenu la manifestation des enseignants de jeudi 20
novembre 2008.
Jean-Yves LE DÉAUT
Pont-à-Mousson, le 20 novembre
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