Get the Flash Player to see this player.
Flash Image Rotator Module by Joomlashack.
LEGISLATIVES 2007
LORRAINE BALLONS
LEGISLATIVES 2007
MARIANNE D'OR
AVEC AL GORE


JEAN-YVES LE DEAUT, député de Meurthe-et-Moselle          31-07-2010
Jean-Yves Le Déaut
Accueil
Portrait
Mon équipe
Album
Forum
Livre d'Or
actualites
Evénements
Travail parlementaire
Circonscription
Région Lorraine
Revue de presse
Cours Sciences-Po
Tous les articles
Infolettre
S'inscrire
Lettre sept.2008
Lettre dec.2008
Lettre juil.2009
pratique
Contact
Permanences
Liens
Néthique
Plan du site
Derniers articles
Syndication
Jean-Yves Le Déaut

Vous êtes ici: Accueil



Emploi: JYLD écrit à Hortefeux Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Publié par Jean Yves Le Déaut   
28-01-2009

Pont-à-Mousson, le 28 janvier 2009

Monsieur Brice HORTEFEUX
Ministre du Travail, des Relations sociales,
de la Famille, de la Solidarité et de la Ville
127 rue de Grenelle
75007 PARIS

Monsieur le Ministre,

Je tiens à porter à votre connaissance deux dossiers concernant des personnes que j’ai reçues à ma permanence et qui soulèvent de graves problèmes liés à l’emploi. Ces situations, bien que différentes, touchent aux mêmes problèmes et sont proprement scandaleuses.

Dans le premier cas, il s’agit d’une femme de 59 ans. Cette femme travaillait dans une grande surface où, alors qu’elle remplissait les rayons, est tombée d’un escabeau. Après une période d’indemnisation pour accident du travail, cette dame a dû réintégrer son entreprise. Les postes de reclassement qui lui ont été proposés ne correspondaient pas à son aptitude puisqu’elle ne peut plus porter de charge. Elle a donc été licenciée. Elle avait 57 ans et demi. Les conseillers ANPE lui ont indiqué ne pas lui proposer de formation vu son âge. Elle a donc perçu l’allocation chômage. Arrivée en fin de droits, elle bénéficie aujourd’hui de l’ASS pour un montant mensuel de 120 €. Cette femme a élevé 4 enfants. Cette famille s’est serré la ceinture pour financer leurs études ; ils n’ont pas d’économie et n’ont toujours pas fini leurs crédits. Elle travaille depuis l’âge de 14 ans, même si elle n’a été déclarée qu’en 1965. Aujourd’hui, et alors qu’elle totalise les trimestres nécessaires pour prétendre à la retraite, cette femme se retrouve avec 120 € pour vivre chaque mois. Elle ne peut en effet pas bénéficier de l’Allocation Equivalent Retraite que vous venez de supprimer.

Dans le deuxième cas, il s’agit d’un homme de 38 ans, licencié économique suite à la fermeture du cabinet de radiologie dans lequel il exerçait. Non diplômé, cet homme souhaite obtenir le diplôme de manipulateur-radio. Il n’existe pas de VAE pour ce métier. La formation dure 3 ans, pour un coût de 3 000 € annuel. Ce demandeur d’emploi a frappé à toutes les portes afin de trouver un financement, puisque l’ARE ne couvrira qu’une année de sa formation. Sans succès. Vous venez de supprimer l’Allocation de Fin de Formation. Cet homme, qui souhaite et qui met tout en oeuvre pour retrouver un emploi et se former sur un métier dit « sous tension » n’est aucunement soutenu. Il est aussi père de famille et propriétaire et ne peut pas se retrouver sans ressources pendant plus d’une année.

J’ai souhaité vous décrire par le détail ces deux cas précis, parce qu’ils représentent bien le public de plus en plus nombreux qui vient me rencontrer dans ma permanence. Ces deux cas illustrent parfaitement les conséquences des choix faits par ce gouvernement. D’un côté, le paquet fiscal et de l’autre, des coupes sur des mesures permettant aux personnes privées d’emploi, à un moment donné de leur vie, de ne pas sombrer dans la pauvreté ou de n’être pas exclu du monde du travail. Ces coupes motivées par des raisons comptables, à court terme, sont dommageables et sont à l’opposé de tous les propos harangués par le Président de la République.

Je souhaiterais que vous preniez toute la mesure de ces situations et que vous m’indiquiez quelles sont les choses mises en oeuvre ou qui le seront par ce gouvernement pour soutenir le retour à l’emploi, reconnaître le travail de toute une vie et lutter contre la pauvreté.

Dans l’attente de vous lire, je vous prie de croire, Monsieur le Ministre, à l’assurance de ma haute considération.

Jean-Yves LE DÉAUT

Lire la réponse du Ministre 

 
< Précédent   Suivant >