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Contrats de professionalisation: JYLD demande des explications à la directrice de France Télécom |
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Publié par Jean Yves Le Déaut
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26-02-2009 |
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Pont-à-Mousson, le 26 février 2009
France TELECOM
Direction Régionale de Lorraine
Madame Catherine RENÉ
Directrice
6 Avenue Paul Doumer
B.P. 213
54506 VANDOEUVRE LES NANCY CEDEX
Madame la Directrice,
J’ai été alerté par un habitant de ma circonscription, Monsieur Alain MONCEL, ancien maire de Jeandelaincourt, d’un licenciement qui lui paraît non justifié et qui soulève chez lui quelques questions. Il s’agit de son gendre, Monsieur Benjamin RAGNI.
Je souhaite relayer ses questionnements. France Télécom recrute de
nombreux jeunes en contrat de professionnalisation. Par ce dispositif,
le jeune est formé et à l’issue de cette formation, lorsque le contrat
est à durée déterminée, il y a la possibilité d’une embauche, soit chez
France Telecom, soit chez des sous-traitants.
Or, la réalité est tout autre. En effet, France Télécom a mis en place
un système de rotation de ces jeunes en contrat d’apprentissage.
Concrètement, chaque année de nouveaux jeunes sont recrutés en contrat
d’apprentissage et, ceux formés, sont mis à la porte. Pour le jeune de
ma circonscription, il s’agissait d’une formation de jarretirage
téléphonique (Hot Liner). Bien évidemment, nous savons que France
Télécom a un besoin de hot liner. Alors pourquoi, mettre en place de
telles rotations, si ce n’est peut-être pour pouvoir bénéficier des
exonérations de charges patronales liées à ces contrats ? La question
naturellement se pose d’une utilisation abusive de ces contrats en vue
d’aides.
D’autre part, France Télécom fait appel de plus en plus à des
sous-traitants. Ces entreprises emploient, organisant ainsi la
précarité, le plus souvent des jeunes en contrat à durée déterminée ou
en intérim. Quel avenir pour ces jeunes à qui, bien que formés, l’on ne
propose aucune insertion durable ?
Je souhaiterais que vous puissiez m’apporter des éléments de réponse
quant à la politique de formation et de recrutement chez France
Télécom. Je souhaite personnellement que vous puissiez me faire le
point sur l’évolution des carrières des jeunes que vous avez recrutés
en contrat de professionnalisation et étudier avec bienveillance la
situation de Benjamin RAGNI.
Dans ce cas précis, vous trouverez le courrier que j’ai écrit au
co-gérant de Fusion, car après avoir bénéficié d’un contrat de
professionnalisation chez France Telecom, il a été embauché en CDI
(après 2 mois d’essais) chez Fusion.
Dans l’attente de vous lire et vous remerciant de l’intérêt que vous
porterez à cette requête, je vous prie de croire, Madame la Directrice,
à l’assurance de mes salutations les meilleures.
Jean-Yves LE DEAUT
P.S. : Il y a urgence, car Benjamin RAGNI a reçu sa lettre de licenciement le 12 février 2009
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