Il apparaît aujourd’hui utile de rappeler que les déficits de la
branche santé de l’assurance maladie ont été réduits entre 1997 et 2001
grâce à une politique conjoncturelle en faveur de l’emploi et à une
action structurelle sur les dépenses. La couverture sociale a même été
améliorée avec la création de la Couverture Maladie Universelle (CMU).
Aujourd’hui, le gouvernement est dans une logique inverse. En effet, le
projet de loi « Hôpital, patients, santé et territoires » remet en
cause le service public hospitalier en permettant aux cliniques privées
de choisir, à la carte, les missions de service public qu’elles
assumeront refusant ainsi les actes non rentables : Mme Bachelot a
reconnu que ce choix était au coeur de la philosophie de son projet. En
clair, il donne le droit aux cliniques privées de refuser la permanence
des soins ou la prise en charge des malades les plus pauvres.
En faisant de l’hôpital une entreprise à la nécessaire rentabilité, le
projet de loi « Hôpital, patients, santé et territoires » va aggraver
la situation de ce secteur déjà terriblement affaibli par les choix
politiques pris depuis 6 ans. Ainsi, en 2009, les hôpitaux cumuleront
un déficit de près d’un milliard d’euros et plus de 20 000 emplois
hospitaliers sont menacés.
Ainsi, sur 550 M d’€ de budget annuel, le CHU de Nancy enregistre
aujourd’hui un déficit de 30 M d’€ et pourrait s’élever à 45 M d’€ en
2010. 650 emplois sont directement menacés de suppression.
Les objectifs économiques ont pris le pas sur les enjeux de santé
publique et d’égalité d’accès aux soins. Le projet de loi « Hôpital,
patients, santé et territoires » s’il ne fait qu’accélérer un processus
déjà engagé n’en est pas moins dangereux pour notre système de soins.
En faisant le choix de ne pas nous rendre à l’invitation à écouter le
discours du Président de la République à la salle des fêtes de
Gentilly, nous réaffirmons notre attachement à un système de soins
solidaire et notre opposition à son démantèlement.
Les parlementaires socialistes de Meurthe-et-Moselle
Hervé FERON, député
Jean-Yves LE DEAUT, député
Christian ECKERT, député
Daniel REINER, sénateur
Catherine BOURSIER, députée européenne
Pour les conseillers généraux du groupe socialiste et républicain du
conseil général de Meurthe-et-Moselle,
le vice président du groupe,
Olivier JACQUIN, vice-président du conseil général de Meurthe-et-Moselle
Pour les conseils communautaires du groupe des élus de gauche de la Communauté Urbaine du Grand Nancy,
le président du groupe,
Pascal JACQUEMIN, maire de Villers-les-Nancy
Pour les conseillers municipaux du groupe des élus de gauche de Nancy, le président du groupe,
Bertrand MASSON, conseiller municipal de Nancy
Pour la fédération du Parti Socialiste de Meurthe-et-Moselle, le premier fédéral,
Mathieu KLEIN, vice-président du conseil général de Meurthe-et-Moselle
Pour l’Union Départementale des Elus Socialistes et Républicains de Meurthe-et-Moselle, le président,
Laurent TROGRLIC, maire de Pompey, président de la communauté de communes du bassin de Pompey
Dominique POTIER, président de la communauté de communes du Toulois