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JEAN-YVES LE DEAUT, député de Meurthe-et-Moselle          31-07-2010

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Venue de Nicolas Sarkozy pour la réforme de l'hôpital, les élus boycottent Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Publié par Jean Yves Le Déaut   
12-05-2009
La santé est un bien public. Pourtant, aujourd’hui, plus de 15 % des Français renoncent à se soigner pour des raisons financières, près de 40 % retardent le moment de le faire et 7% n’ont pas de couverture complémentaire. A cela s’ajoute le fait que les inégalités territoriales d’accès aux soins se creusent, avec l’apparition et l’extension de véritables déserts médicaux.
Il apparaît aujourd’hui utile de rappeler que les déficits de la branche santé de l’assurance maladie ont été réduits entre 1997 et 2001 grâce à une politique conjoncturelle en faveur de l’emploi et à une action structurelle sur les dépenses. La couverture sociale a même été améliorée avec la création de la Couverture Maladie Universelle (CMU).
Aujourd’hui, le gouvernement est dans une logique inverse. En effet, le projet de loi « Hôpital, patients, santé et territoires » remet en cause le service public hospitalier en permettant aux cliniques privées de choisir, à la carte, les missions de service public qu’elles assumeront refusant ainsi les actes non rentables : Mme Bachelot a reconnu que ce choix était au coeur de la philosophie de son projet. En clair, il donne le droit aux cliniques privées de refuser la permanence des soins ou la prise en charge des malades les plus pauvres.   
En faisant de l’hôpital une entreprise à la nécessaire rentabilité, le projet de loi « Hôpital, patients, santé et territoires » va aggraver la situation de ce secteur déjà terriblement affaibli par les choix politiques pris depuis 6 ans. Ainsi, en 2009, les hôpitaux cumuleront un déficit de près d’un milliard d’euros et plus de 20 000 emplois hospitaliers sont menacés.

Ainsi, sur 550 M d’€ de budget annuel, le CHU de Nancy enregistre aujourd’hui un déficit de 30 M d’€ et pourrait s’élever à 45 M d’€ en 2010. 650 emplois sont directement menacés de suppression.
Les objectifs économiques ont pris le pas sur les enjeux de santé publique et d’égalité d’accès aux soins. Le projet de loi « Hôpital, patients, santé et territoires » s’il ne fait qu’accélérer un processus déjà engagé n’en est pas moins dangereux pour notre système de soins.
En faisant le choix de ne pas nous rendre à l’invitation à écouter le discours du Président de la République à la salle des fêtes de Gentilly, nous réaffirmons notre attachement à un système de soins solidaire et notre opposition à son démantèlement.

Les parlementaires socialistes de Meurthe-et-Moselle
Hervé FERON, député
Jean-Yves LE DEAUT, député
Christian ECKERT, député
Daniel REINER, sénateur
Catherine BOURSIER, députée européenne

Pour les conseillers généraux du groupe socialiste et républicain du conseil général de Meurthe-et-Moselle,
le vice président du groupe,
Olivier JACQUIN, vice-président du conseil général de Meurthe-et-Moselle

Pour les conseils communautaires du groupe des élus de gauche de la Communauté Urbaine du Grand Nancy,
le président du groupe,
Pascal JACQUEMIN, maire de Villers-les-Nancy

Pour les conseillers municipaux du groupe des élus de gauche de Nancy, le président du groupe,

Bertrand MASSON, conseiller municipal de Nancy

Pour la fédération du Parti Socialiste de Meurthe-et-Moselle, le premier fédéral,

Mathieu KLEIN, vice-président du conseil général de Meurthe-et-Moselle

Pour l’Union Départementale des Elus Socialistes et Républicains de Meurthe-et-Moselle, le président,
Laurent TROGRLIC, maire de Pompey, président de la communauté de communes du bassin de Pompey
Dominique POTIER, président de la communauté de communes du Toulois
 
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